La Suisse profite d’un environnement économique favorable – stabilité politique, finances publiques saines, valeur refuge du franc suisse – et d’une spécialisation internationale de qualité – places financières de Genève et de Zürich, marchés de niche, tissu de PME efficace à l’export – pour atteindre le rang de 19ème puissance économique mondiale en 2010 en terme de PIB. Référence mondiale de l’innovation, la Confédération suisse bénéficie d’une croissance solide (+ 1,9% en 2011) et d’un taux de chômage proche du plein-emploi (4,1% en 2011). Néanmoins, face au poids du secteur bancaire, dont la taille du bilan était quatre fois supérieure au PIB avant la crise, la Suisse s’engage dans une réforme visant à assainir et sécuriser son système bancaire.
Située au cœur de l’Europe, la Suisse n’est pas membre de l’Union Européenne mais est fondatrice de l’Accord Européen de Libre échange en 1960, et a signé des accords bilatéraux avec l’UE en 1999 et 2004 ainsi que les accords de Schengen en 2008. Membre active de nombreuses organisations économiques internationales (OCDE, FMI, comité de Bâle, FSB, etc.), la Suisse héberge l’OMC, l’office des Nations Unis à Genève, l’OMPI, le BIT, etc.
La Suisse entretient avec la France des relations économiques étroites tant sur le plan des échanges commerciaux que sur le plan des investissements directs. La Suisse est notre 9èmeclient dans le monde et notre 10ème fournisseur. La présence française en Suisse (823 filiales employant plus de 56 000 salariés) est caractérisée par la forte implantation des filiales de groupes financiers (BNP Paribas, Crédit Agricole, Axa Winterthur) et par des groupes industriels comme Alstom, Schneider Electric ou EDF. En outre, Airbus est le premier exportateur français vers la Suisse avec 9% de l’ensemble des exportations françaises.
Le SE de Berne, également compétent pour le Liechtenstein, a pour mission de :
-Analyser les enjeux économiques et financiers. La Suisse affiche une certaine maîtrise de ses finances publiques (taux d’endettement public de 36,9% du PIB et excédent budgétaire de 200 Mios CHF en 2011) grâce notamment au mécanisme de frein à l’endettement. Par ailleurs, la Suisse a montré une bonne capacité de résilience après la crise économique - durant laquelle la Confédération est intervenue pour sauver UBS - portée par les exportations de biens et services et par le secteur de l’immobilier. En outre, la Confédération tente de diversifier ses partenaires commerciaux au-delà de l’UE et de l’Allemagne en particulier, afin d’augmenter son excédent commercial.
-Développer les relations économiques institutionnelles bilatérales franco-suisses. Le SE de Berne prépare notamment les visites ministérielles à l’occasion du forum de Davos ainsi que le dialogue économique bilatéral annuel entre le Secrétariat à l’économie suisse (SECO), le secrétariat d’Etat aux questions financières internationales (SFI) et la DG Trésor.
-Réaliser à la demande des autorités publiques des études comparatives internationales, notamment dans des secteurs intéressant les entreprises françaises (politique des transports, fiscalité environnementale, sortie du nucléaire, etc.).
Le développement des relations économiques entre la Suisse et la France est également favorisé par d’autres organisations, aussi bien françaises (CCEF, Chambre France-Suisse pour le Commerce et l’Industrie, Ubifrance, AFII) que suisses (Osec, Chambre de Commerce Suisse en France).