La Suisse profite d’un environnement économique favorable – stabilité politique, finances publiques saines, valeur refuge du franc-suisse – et d’une spécialisation internationale de qualité – places financières de Genève et de Zürich, marchés de niche, tissu de PME efficace à l’export – pour atteindre le rang de 19ème puissance économique mondiale en 2010 en terme de PIB. Référence mondiale de l’innovation, la Confédération Helvétique bénéficie d’une croissance solide (+ 2,6% en 2010) et un taux de chômage proche du plein-emploi (3,9% en 2010). Néanmoins, face au poids du secteur bancaire, dont la taille du bilan était quatre fois supérieure au PIB avant la crise, la Suisse s’engage dans une réforme visant à assainir et sécuriser son système bancaire
Située au cœur de l’Europe, la Suisse n’est pas membre de l’Union Européenne mais est fondatrice de l’Accord Européen de Libre échange en 1960, et a signé des accords bilatéraux avec l’UE en 1999 et 2004 ainsi que les accords de Schengen en 2008. Membre active de nombreuses organisations économiques internationales (OCDE, FMI, comité de Bâle, FSB, etc.), la Suisse héberge l’OMC, l’ONU, l’OMPI, le BIT, etc.
La Suisse entretient avec la France des relations économiques étroites tant sur le plan des échanges commerciaux que sur le plan des investissements directs. La Suisse est notre 8èmeclient dans le monde et notre 10ème fournisseur. La présence française en Suisse (plus de 1070 entreprises) est caractérisée par la forte implantation des filiales de groupes financiers (BNP Paribas, Crédit Agricole) et par des groupes industriels comme Alstom ou EDF. En outre, Airbus est le premier exportateur français du pays avec 9% de l’ensemble des exportations françaises en Suisse.
Le SE de Berne, également compétent pour le Liechtenstein, dépend du SER de Berlin, et a pour mission de :
- Analyser les enjeux macroéconomiques et monétaires.La Suisse affiche une certaine maîtrise de ses finances publiques (taux d’endettement public de 39,2% du PIB et excédent budgétaire de 2,8 Mds CHF en 2010) grâce notamment au mécanisme de frein à l’endettement. Par ailleurs, la Suisse a montré une bonne capacité de résilience après la crise économique - durant laquelle la Confédération est intervenue pour sauver UBS - portée par les exportations de biens et services et par le secteur de l’immobilier. En outre, la Confédération tente de diversifier ses partenaires commerciaux au delà de l’UE et de l’Allemagne en particulier, afin d’augmenter son excédent commercial.
- Développer les relations économiques institutionnelles bilatérales franco-suisses. Le SE de Berne prépare notamment les visites ministérielles à l’occasion du forum de Davos ainsi que le dialogue économique bilatéral annuel entre le Secrétariat à l’économie suisse (SECO) et la DG Trésor.
- Suivre les évolutions et les projets de la Suisse dans son environnement local et régional. Cet aspect de la mission du SE concerne les grands projets dans les domaines des transports (Nouvelle Ligne Ferroviaire à travers les Alpes), de l’énergie (projet de sortie du nucléaire), des infrastructures (aéroport Bâle-Mulhouse) ou de l’environnement. En sus, le SE analyse les évolutions réglementaires au niveau financier ou dans le cadre de négociations avec l’UE.
Le développement des relations économiques entre la Suisse et la France est également favorisé par d’autres organisations, aussi bien françaises (CCEF, CFSCI, Ubifrance, AFII) que suisses (Osec, CCSF).
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