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Sénégal

GENERALITES

 Données géographiques

Le Sénégal, situé à l’extrême ouest de l’Afrique, couvre un territoire de 196 192 km², largement ouvert sur l’Océan Atlantique (500 km de côtes maritimes). La République du Sénégal a une frontière commune avec cinq pays : la Mauritanie au nord, le Mali à l’Est, la Guinée au sud-est, la Guinée-Bissau au sud et, particularité de l’histoire, la Gambie (anglophone) qui forme une enclave à l’intérieur du Sénégal le long du fleuve Gambie, sur une largeur de 50 km et une longueur de 300 km environ.

 Données ethnologiques

Les wolofs constituent le groupe ethnique le plus nombreux (environ 40% de la population totale). Les peuls (originellement des éleveurs nomades descendus du Sahara jusqu’en Guinée) et les toucouleurs, qui en sont proches, représentent ensemble près de 25% de la population (langue : poular). Les sérères, proches des wolofs, sont le troisième groupe en termes de population (environ 14% du total). Les diolas (5% du total) sont présents dans le Sud du pays (Casamance). On peut noter comme autres ethnies les mandingues (4%), les lébous et les bassaris. Une majorité de la population (75%) est de confession musulmane, le reste est de confession chrétienne (catholique romaine).  

 Données générales

Selon les dernières estimations, le Sénégal compte 14,1 millions d’habitants. Cette population se caractérise par :

- un taux de chômage des jeunes d’environ 38% pour une durée moyenne de recherche d’emploi de 4 ans ;

- un indice de fécondité de 5 enfants par femme ;

- un taux moyen de croissance démographique annuel de 2,7 % ;

- une espérance de vie à la naissance de 55,75 ans.

 CONTEXTE ECONOMIQUE

 Le PIB/hab est de 981 USD en 2010 (1819 USD en PPA) Avec un Indice de Développement Humain (IDH) de 0,411 en 2010, le pays est classé par le PNUD à la 144ème place sur 169. En ce qui concerne l’environnement des affaires, le Sénégal se positionne à la 152ème place (sur 183) du classement Doing Business 2011. L’Indice Transparency International pour 2010 est de 2,9 (105ème sur 178 pays).

Le secteur primaire (13,7% du PIB, 50% de la population active) est vulnérable aux conditions naturelles et à la volatilité des cours mondiaux. Les activités secondaires (20,5% du PIB) sont fondées sur l’extraction et la transformation des phosphates, sur la transformation agro-alimentaire, le BTP et l’industrie du ciment, soutenus par les investissements immobiliers de la diaspora (les transferts de migrants demeurent importants), et les grands travaux. Le secteur tertiaire (65,7% du PIB, dont 20% de service public) reste en grande partie informel. Le tourisme est touché par la concurrence avec d’autres destinations mondiales et par la baisse de l’activité touristique en raison de la crise.

 CONJONCTURE ECONOMIQUE

 Au cours de la période 1996-2006, l’économie sénégalaise a crû à un rythme relativement élevé avec un taux de croissance moyen du PIB de 4,4%, cycle entamé depuis la dévaluation du Franc CFA en 1994.

Dans un contexte international touché par les difficultés consécutives à la crise financière mondiale, la croissance sénégalaise a reculé à 1,5% en 2009. Les conséquences de la crise se sont manifestées par la contraction de l’investissement privé, la diminution des entrées touristiques et la stagnation des envois de fonds des émigrés sénégalais, jusque là très dynamiques. Le rebond du secteur secondaire en 2010 (en dépit des délestages électriques, qui ont amputé sa croissance de deux points), les bonnes performances du secteur agricole sous l’impulsion de la Goana (Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance), et les bonnes performances continues du secteur des services ont permis à la croissance de rebondir à 4,2% en 2010. Le FMI prévoit  une croissance de 4,5% en 2011.

L’inflation, après une année négative en 2010 (-1,1%), a progressé à 0,9% en 2010 et devrait atteindre 3,8% en 2011 sous l’effet de la hausse des cours mondiaux des matières premières.

Le commerce extérieur sénégalais est caractérisé par un déficit structurel de la balance courante : -5,9% du PIB en 2010, en amélioration (-6,7% en 2009) sous l’effet d’une progression des exportations plus rapide que celle des importations.

La France est le premier fournisseur et le quatrième client du Sénégal en 2010. Au cours de cette année, les importations françaises en provenance du Sénégal ont atteint 83 MEUR. Quant aux exportations françaises en direction du Sénégal, elles ont atteint 714 MEUR.

Le déficit budgétaire global a atteint 4,5% du PIB en 2010, en légère amélioration par rapport à 2009, grâce à une bonne mobilisation fiscale mais également en raison d’un ralentissement des investissements. Sous l’effet des dépenses liées aux infrastructures en 2010, ainsi qu’à des échéances de remboursement (euro-obligation de 2009), le déficit devrait cependant à nouveau progresser en 2011. L’encours de la dette publique atteint 31,6% du PIB fin 2010.

 RELATIONS FINANCIERES INTERNATIONNALES

 Fonds Monétaire International : Le Sénégal a sollicité en 2007 un programme sans financement de type ISPE qui met l’accent sur le retour à une politique budgétaire prudente, le renforcement de la gouvernance financière et de la transparence, la promotion du secteur privé et le développement du secteur financier. A l’issue de ce premier accord arrivé à échéance en  décembre dernier, un nouveau programme triennal a été signé. La 1e revue de ce programme s’est conclue de manière positive mais a pointé plusieurs manquements aux repères structurels.

Banque Mondiale : La Stratégie d’Assistance Pays pour 2007-2010 est orientée autour de trois axes (croissance accélérée et création de richesses; développement humain et croissance partagée ; synergies rurales et urbaines) et appuyée par un programme de prêts de l’ordre de 420 MUSD. L’AID dispose pour sa part en août 2010 d’un portefeuille de 18 projets, représentant 673 MUSD dont 446 encore à décaisser

Union Européenne : Le 10ème FED, d’un montant prévu de 288 MEUR, privilégie l’appui à l’intégration régionale et commerciale (75 MEUR) et l’assainissement en zone urbaine (40 MEUR). La moitié prend la forme d’un Appui Budgétaire Général pour la mise en oeuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté (150 MEUR).

L'aide de la Banque Africaine de Développement (BAD) repose sur deux piliers, l’environnement des affaires et le perfectionnement des infrastructures Début 2010, elle possédait un portefeuille actif de 370 MUSD. La Banque d’Investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) a accordé en janvier 2011 un financement de 43,7 MUSD afin de contribuer au renforcement de l’adduction d’eau dans la région de Touba. La Banque Islamique de Développement (BID), qui a ouvert un bureau régional à Dakar en novembre 2007, avait fin 2008 un portefeuille actif de 450 MUSD sur toute l’Afrique de l’Ouest, et a pris en septembre 2010 le contrôle majoritaire (70%) de la Banque Islamique du Sénégal.

Le Sénégal bénéficie de nombreux partenariats bilatéraux: avec les Etats Unis (USAID, Millenium Challenge Account - MCC - AGOA)  les pays européens (outre la France, l’Allemagne, le Luxembourg, l’Italie et l’Espagne). Les investisseurs et partenaires les plus récents  sont le Japon (dans le domaine agricole), l’Inde, les pays du Golfe et l’Iran. La Chine entretien une présence grâce à des dons (constructions de stades, du théâtre national et parfois de routes) et au soutien de certaine de ses entreprises des secteurs BTP, électricité et industriel.  

Hors annulation de dettes, l'APD française occupe la 1ère place bilatérale. En 2009, le montant des engagements de l’AFD s’élevait à 115 MEUR.

  • Le secteur aérien au Sénégal. - 06/09/2011

    Le Sénégal dispose d’un fort potentiel touristique. Le pays souhaite s’imposer en hub régional de l’Afrique de l’Ouest. Les Autorités sénégalaises s’impliquent dans le développement du secteur, avec le lancement de projets d’envergure.  1 . En 2...

  • Sierra Leone: Fiche signalétique - 08/10/2010

    La Sierra Leone est l’un des plus petits pays d’Afrique. Son PIB a atteint 1,88 Md USD en 2009. L’agriculture reste le principal moyen de subsistance des habitants : deux tiers de la population dépendent de ce secteur, qui représente 56% du PIB. La production agricole est concentrée sur quelques produits de base : riz, cacao, café. La pêche est d’un apport limité, malgré des ressources maritimes abondantes. L’exploitation des ressources minières (10 à 15% du PIB) concerne le diamant, le rutile et dans une moindre mesure l’or et la bauxite. Les exportations de diamants ont chuté de 21% en 2008 mais sont reparties à la hausse dès le deuxième semestre 2009, et demeurent le premier poste d

  • Guinée Fiche signalétique - 08/10/2010

    La croissance économique de la Guinée est structurellement faible, avec des poussées inflationnistes. Le pays a été frappé de plein fouet par la crise pétrolière (2007/08), alimentaire (2008) et financière (2009). L’inflation est remontée à plus de 22% en 2008, associée à la dépréciation de la monnaie (18%). Si l’inflation a été contenue en 2009 (4,7%), les analyses du FMI prévoient un retour à la hausse avec 16,6% en 2010. Les conditions de vie de la population se sont détériorées, comme le montre la hausse du taux de la pauvreté de 49,1% en 2002/03 à 53% en 2007/08. En 2009, l’économie guinéenne a connu une faible récession (-0,3%) causée par l’instabilité politique ainsi que par des choc

  • Gambie: Fiche signalétique - 08/10/2010

    Avec un PIB de 736 M USD en 2009, le PIB de la Gambie par habitant demeure faible, s’élevant à 434 USD/ an. Les finances publiques sont très dépendantes de la fiscalité de porte (près de 50% des recettes fiscales) dont la réforme (simplification, abaissement du niveau des prélèvements) a été engagée en vue d'un rapprochement progressif de la fiscalité douanière de l'Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA).

  • Les échanges France-Sénégal en 2009 et au 1er semestre 2010 - 08/10/2010

    L’année 2009 est caractérisée par une baisse globale des échanges commerciaux entre le Sénégal et la France(-21 %), qui passent de 873,55 MEUR à 691,847 MEUR entre 2008 et 2009. Les exportations françaises vers le Sénégal, d’un montant de 621,8 MEUR en 2009, ont diminué de 21,3 % par rapport à 2008, tout comme les importations françaises en provenance du Sénégal qui, elles, se sont réduites de 15,6 % au cours de l’année 2009 pour atteindre 69,99 MEUR contre 82,9 MEUR en 2008. L’excédent commercial structurel de la France subit donc une baisse de 22 % et atteint 551,9 MEUR en 2009, contre 707,4 MEUR en 2008. Le taux de couverture français diminue lui aussi, passant de 953,9 % en 2007

  • Projet de mine de fer de Falémé - 06/09/2011

    Le Sénégal dispose de deux gisements de fer. Les ressources du site de Falémé, situé au Sud Est du pays, sont estimées à 800 millions de tonnes. Le site d’Oloudou est en cours d’exploration primaire. Son potentiel n’a pas encore été évalué. La so...

  • Sénégal Fiche signalétique - 08/10/2010

    Le PIB/hab du Sénégal est de 994 USD en 2009 (1743 USD en PPA), ce qui classe le Sénégal dans le groupe des Pays les Moins Avancés (PMA). Avec un Indice de Développement Humain (IDH) de 0,464 en 2009, le pays est classé par le PNUD à la 166ème place sur 182. En ce qui concerne l’environnement des affaires, le Sénégal se positionne à la 157ème place (sur 183) du classement Doing Business 2010 et à la 92ème position (sur 133 pays) dans le classement du Forum économique mondial 2009-2010. L’Indice Transparency International pour 2008 est de 3,0 (99ème sur 180 pays).

  • Guinée-Bissau: Fiche signalétique - 08/10/2010

    L’économie Bissau-guinéenne demeure fragile ; elle est dominée en majorité par le secteur informel. Le secteur primaire représente 57,2% du PIB, sa performance est très dépendante de la production de noix de cajou, seul produit agricole commercialisé. Le secteur de la pêche après l’agriculture représente une importante source de revenus mais demeure largement sous-exploité. Le secteur industriel, 14,7% du PIB, concerne principalement des industries de transformation peu développées, et reste très précaire. Enfin, les services représentent 21% du PIB et 28,1% si l’on inclut l’administration publique. Le secteur touristique se développe et accueille des investissements croissants (nota

  • Cap-Vert: Fiche signalétique - 08/10/2010

    En 2009 l’agriculture représentait 6% du PIB et la pêche environ 1% du PIB. Malgré des perspectives limitées ces secteurs tendent à se développer (le Cap-Vert importe 85% de ses besoins alimentaires). L’industrie (17% du PIB) est à la recherche de débouchés extérieurs pour des activités de sous-traitance dans les activités manufacturières. Le secteur des services, qui représente 74% de l’économie, est porté par le tourisme et les services financiers. Les infrastructures dépendent encore des concessionnaires de service public (électricité, eau) et sont toujours largement tributaires de l’aide extérieure (aéroports, ports, routes).

  • Le commerce extérieur du Sénégal en 2009 - 08/10/2010

    Le recul de l’activité économique mondiale et la contraction des échanges internationaux ont déteint sur le commerce extérieur du Sénégal, dont les importations et les exportations se sont repliées en 2009. Les exportations sénégalaises se sont chiffrées à 890,7 Mds FCFA en 2009 et les importations à destination du Sénégal à 2141,7 Mds FCFA. Le déficit global de la balance commerciale, qui s’élève à 1,9 Md FCFA, s’est légèrement amélioré du fait de la contraction plus marquée des importations. Les échanges commerciaux avec l’Afrique ont atteint un quasi équilibre en 2009 à la suite du recul significatif des importations de pétrole brut du Nigéria. Le déficit commercial par rapport à ce c

Sénégal

Focus sur

Le secteur électrique au Sénégal

Structurellement déficitaire, le secteur électrique sénégalais nécessite une réhabilitation et une modernisation de son parc. L’accès à l’électricité est une priorité du gouvernement et fait l’objet d’un vaste plan de mise à niveau au prix d’un effort financier important.  

 1. Les capacités de production électrique ne sont pas suffisantes pour satisfaire la demande.

 1.1. La demande électrique progresse à un rythme soutenu estimé à 10% par an. En juillet 2011, elle atteint 410 MW. Une demande latente, non exprimée, pourrait également représenter de 50 à 130 MW supplémentaires.

 1.2. Les capacités de production disponibles représentent 380 MW pour une capacité installée de 480 MW. 230 MW de la capacité disponible dépendent du secteur public, géré par l’entreprise publique Senelec. 150 MW reviennent aux producteurs privés indépendants (IPP).

 88% des installations sont de type thermique, répercutant ainsi fortement les variations des prix des combustibles hydrocarbures, notamment le fioul lourd, sur les coûts de production.

 Les réseaux de transports et de distribution sont obsolètes et ne couvrent que partiellement le territoire sénégalais.

 2. Le Gouvernement a lancé un plan quinquennal pour redresser le secteur.

 2.1. D’un montant total estimé de 653 Mds FCFA (près d’1 Md €) en juillet 2011, le plan s’articule autour de quatre grands axes :

 -          Augmentation urgente des capacités de production par la réhabilitation en urgence de structures existantes, la location et l’acquisition de capacités supplémentaires.

 -          Augmentation des capacités de production et optimisation du mix énergétique à moyen terme par la construction de centrales à charbon. Le recours au charbon permettrait une économie d’environ 80 Mds FCFA par an (122 M€).

 -          Restructuration de la Société Nationale d’Electricité du Sénégal, Sénélec, pour lui permettre d’atteindre l’équilibre financier.

 -          Optimisation de la gestion de la demande par le recours à des lampes à faible consommation d’énergie dans les foyers sénégalais, la mise en place d’une tarification incitative et l’effacement des gros consommateurs en période de pointe.

L’objectif  du plan est de parvenir à une rentabilité du secteur d’ici 2014, notamment en faisant baisser la part du fuel pour la remplacer par du charbon (une centrale de 140MW au charbon est en projet).  

 2.2. Le Sénégal dispose d’un potentiel important dans le domaine des énergies renouvelables.  

 Plusieurs projets hydroélectriques, solaires et éoliens sont à l’étude, en complément du déploiement des capacités d’énergies conventionnelles.

- 06/09/2011



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