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Russie

Avec un territoire de 17 M de km² (soit 33 fois la France), la Russie est le plus vaste état du monde. Le pays constitue, avec143,8 M d’habitants (principalement répartis dans les grandes villes de la partie européenne du pays), le 9ème marché au monde.  La Russie est une république fédérale composée de 84 sujets.

La Russie dispose de ressources d’hydrocarbures considérables (2ème producteur mondial de gaz et 3ème producteur mondial de pétrole en 2015). Elle possède également d’autres matières premières (charbon, or, nickel & cobalt, diamant, bois…). L’exportation de ces ressources naturelles représente plus des trois quarts des exportations russes. Hors hydrocarbures, les principales spécialisations industrielles de la Russie résultent de l’héritage du complexe militaro-industriel soviétique (métallurgie, spatial, nucléaire, armement). Les secteurs des services (télécommunications, finance, distribution) ont toutefois connu un essor important au cours de la dernière décennie.

La présence de l’Etat dans l’économie demeure importante mais la priorité de la politique économique du Président V. Poutine est d’accélérer la diversification du tissu économique, d’augmenter l’investissement et d’accroître le niveau d’attractivité de la Russie (qui occupe le 51ième rang du classement Doing Business 2016 de la Banque Mondiale (+3 places par rapport à 2015). Les autorités russes reconnaissent par ailleurs la nécessité de moderniser l’économie, de restructurer les secteurs affichant un retard technologique et de revoir le mode de financement des entreprises. Les systèmes de transports et les services urbains font face à des besoins de réhabilitation et nécessitent de lourds investissements. A l’instar des Jeux olympiques de Sotchi, la coupe du monde de football qui aura lieu en Russie en 2018 exige des investissements considérables. Plusieurs projets d’infrastructure (notamment la modernisation de la ligne ferroviaire Transsibérienne et de la ligne Baïkal-Amour ainsi que la construction d’un périphérique dans la région de Moscou) doivent bénéficier de financements publics massifs s’appuyant sur le Fonds du bien-être national. On compte également neuf stades en cours de construction.

La doctrine sur la sécurité alimentaire du pays, adoptée en 2010 par décret présidentiel, fondement du nouveau programme d'État de développement de l’agriculture pour la période 2013-2020 a pour objectif d'atteindre la quasi-autosuffisance alimentaire du pays d’ici 2020 (95% pour les céréales et les pommes de terre, 90% pour le lait, 85% pour la viande, 80% pour le  sucre, pour les produits laitiers et pour l'huile végétale). En 2015, l’augmentation de la production agricole a été de 3% (après deux années de hausse supérieure à 6%) et au-delà des récoltes record de soja et de maïs, la transformation des grains se développe : la production de farine de blé augmente (8,9 Mt soit + 2,4%), ainsi que celle d’huile de tournesol (4 Mt soit +21%). Seule la filière bovine peine à se redresser. Dans le secteur végétal, l’utilisation des terres abandonnées (12 M d’hectares de jachère) et l’amélioration des rendements laissent envisager d’importants potentiels de croissance. La moitié des terres actuellement cultivées sont des «tchernoziom», « terres noires » célèbres pour leur fertilité exceptionnelle, ce qui fait de la Russie un acteur majeur sur le marché mondial des céréales.

 Domaines de compétences du Service Economique Régional de Moscou :

- Analyse et veille économique et financière : Le rebond rapide de l’économie russe en 2010 et 2011 a été suivi par un ralentissement depuis l’été 2012 (+3,4% en 2012 et +1,3% en 2013) provoqué par un affaiblissement de la demande interne. La baisse du prix du pétrole depuis juillet 2014, combinée aux sanctions financières décidées durant l’été 2014, ont accentué ces tendances, la croissance n’atteignant que 0,6% en 2014. En 2015, l’économie russe a plongé dans une récession, la contraction de l’économie a été de -3,7% sur l’année 2015 avec un pic de récession à l’été 2015 (-4,6% à fin T2 2015). Les perspectives de croissance sont encore en berne, la probabilité d’une poursuite de la récession en 2016 reste forte.

- Animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales : A fin 2015, avec 3,2% de parts de marché, la France est le 7ème fournisseur de la Russie au niveau mondial. Les échanges commerciaux franco-russes ont atteint 11 Mds EUR, en baisse de 35% par rapport à 2014. Ces chiffres reflètent une diminution sensible des échanges avec l’ensemble des pays européens dont la France, en raison notamment de la contraction des exportations vers la Russie (-33,8% à 4,5 Mds EUR) et de la diminution des importations françaises de produits russes (-37% à 6,5 Mds EUR). La balance commerciale de la France demeure structurellement déficitaire, du fait de la part très importante des produits énergétiques dans les importations en provenance de Russie. Plus des deux tiers des exportations françaises vers la Russie sont constituées de produits à forte valeur ajoutée, tels les matériels de transport et les produits pharmaceutiques. 

Les flux d’investissements directs étrangers (IDE) entrant en Russie ont sensiblement augmenté entre le milieu des années 2000 et l’année 2013. A cette date, les flux entrants ont atteint 79 Mds USD. Avec un flux entrant de 9,8 Mds USD en 2015, la Russie ne fait plus partie des 20 premiers pays pour l’attractivité des IDE. Ces chiffres doivent toutefois être nuancés car une grande partie des flux entrants en Russie proviennent de zones à fiscalité attractive et sont des investissements réalisés par des holdings de sociétés russes, à la fois dans un but de sécurisation de leurs actifs et d’optimisation fiscale. Excluant ces zones à fiscalité attractive, la France est le 1er pourvoyeur en flux d’IDE en 2015 et le 2ème investisseur étranger en stock après l’Allemagne.

- Suivi des relations russes avec les Institutions Internationales : Le 22 août 2012, la Russie a adhéré à l’OMC après 18 ans de négociations. En vue de son accession, la Russie a conclu 39 accords bilatéraux concernant l'accès au marché pour les services et 57 accords concernant l'accès au marché pour les marchandises. En mars 2014, le processus d’adhésion de la Russie à l’OCDE a été gelé dans un contexte de tensions géopolitiques. Le portefeuille de la BERD, qui depuis juillet 2014 n’accorde pas de nouveaux prêts en Russie, compte 792 projets pour un stock d’investissement de 24,4 Mds EUR. Le portefeuille de la BIRD se monte quant à lui à 636 M USD de financement de projets d'infrastructure et de modernisation de la gestion publique.

Depuis quelques années, la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan sont engagés dans un mouvement d’intégration de leurs économies qui s’est concrétisé par la création d’une Union douanière en 2010. Avec l’entrée en vigueur le 1er janvier 2015 de l’accord instituant une Union Economique entre les Etats membres de l’Union douanière, à laquelle se sont joints par la suite l’Arménie et le Kirghizstan, ce processus d’intégration devait se renforcer.

- Suivi des secteurs : Transports, Industrie, Développement durable, Aviation civile, Banque et assurance, Aéronautique, Energie, Agriculture et agroalimentaire, Santé

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