Le Pérou a bénéficié d’un cycle d’expansion soutenue avec un taux de croissance annuel moyen de près de 7% entre 2004 et 2010, grâce à la continuité des options économiques libérales menées pendant dix ans. Celles-ci reposait notamment sur le maintien de la stabilité monétaire et de l’équilibre budgétaire, et une politique commerciale très ouverte visant à signer le maximum d’accords de libre-échange (dont celui avec l’UE, paraphé en avril 2011) et à positionner le Pérou comme plate-forme régionale pour les échanges commerciaux entre l’Amérique latine et les pays de l’APEC.
De même, la mise en œuvre d’une politique agressive d’attractivité du territoire a créé un environnement juridique et fiscal particulièrement favorable au secteur privé, qui a généré un accroissement des investissements étrangers, en particulier dans l’extraction et la transformation des minerais.
Malgré ces remarquables indicateurs macro-économiques, le Pérou a fait le choix du changement aux élections présidentielles du 5 juin 2011 en élisant Ollanta Humala, qui consacre le retour de la gauche au pouvoir après plus de 35 ans dans l’opposition. Le président Humala n'a pas remis en cause le modèle économique actuel, mais cherche à renforçer le rôle et l’efficacité de l’Etat pour une mise en place rapide de nouvelles politiques d’inclusion sociale et de redistribution de la richesse.
Dans ce contexte, et en dépit d'un contexte international dégradé, les perspectives de l’économie péruvienne restent aujourd’hui excellentes. Le Pérou a connu en 2011 une croissance élevée de 6,9% (après 8,8% en 2010). Les projections officielles l’estiment à 6% en 2012,situant le Pérou en tête des économies de la région. La forte appétence des investisseurs étrangers se maintient avec un montant de 70 Mds d’USD d’investissements attendus au cours des cinq prochaines années, dont 42 Mds d’USD dans le seul secteur minier.
Les principaux secteurs offrant des opportunités pour les entreprises françaises sont les transports urbains, l’eau et l’assainissement, la mine, la génération électrique, les, hydrocarbures et les infrastructures. Les contrats sous la forme de PPP devraient également se développer.