Situé à l’extrémité sud de l’Amérique centrale, l’isthme de Panamá partage ses frontières avec le Costa Rica et la Colombie et s’inscrit en tant que carrefour stratégique du commerce international.
Le Panama a su profiter de sa situation géographique exceptionnelle et s’est orienté vers le commerce international et les services, le secteur tertiaire représentant 80% de son PIB ; la Zone libre de Colon, le Centre Bancaire International et les services maritimes (Canal et son complexe portuaire, flotte maritime sous pavillon de complaisance) sont les piliers de l’activité. Si le PIB par habitant (8000 USD en 2011) est le plus élevé d’Amérique centrale, les disparités de revenus entre, d’une part, la ville de Panama et la zone du Canal et, d’autre part, le reste du pays sont très marquées.
Le Panama connaît de nouvelles perspectives de développement économique depuis la reprise en main de son canal en 2000. La transformation du centre bancaire international en un pôle régional, le renouveau de la Zone franche de Colon (25 Mds USD d’échanges), la multiplication des grands projets d’infrastructures pour lesquels 13 Mds USD d’investissements sont programmés d’ici 2014 (agrandissement du Canal, 1ère ligne de métro, 3ème et 4ème ponts sur le canal, interconnexion électrique avec les pays voisins, notamment) et la volonté de renforcer son rôle croissant de plateforme logistique et de développement des affaires dans la région constituent aujourd’hui les principaux axes de l’épanouissement économique du pays. De nouveaux secteurs porteurs, tels que le tourisme, les mines et les TIC (télévision numérique par ex) sont apparus ces dernières années et sont voués à un essor certain.
La forte intégration au commerce mondial, les flux croissants d'investissements directs étrangers captés (3 Mds USD pour 2011) la bonne irrigation de l’économie par le crédit bancaire, le boum du secteur de la construction ainsi que la bonne santé de ses partenaires (Asie et Amérique latine notamment) ont permis un renouveau de la croissance depuis 2004 (croissance annuelle moyenne de 9,6 % entre 2005 et 2008). En 2009, la crise a frappé mais l’impact a été relativement modéré : le PIB a enregistré une croissance de 2,4%, l’une des meilleures performances d’Amérique latine. Dès 2010, le rythme de croissance s’est accéléré (7,5%) ; le taux de croissance atteindrait 10,5% et le PIB aurait dépassé les 30 Mds USD en 2011. Dans un pays né dollarisé (convention de 1904), l’inflation était traditionnellement faible (0,8 % en moyenne entre 2001 et 2004) mais elle a bondi à 8,7 % en 2008. Après un fort relâchement des pressions sur les prix en 2009, la hausse des prix a repris en 2010 (4,9%) et le taux d'inflation d'établirait à 5,5% en 2011.
La résilience de l’économie panaméenne face à la crise passée, le cycle d’investissements lancé et accéléré par le Président Martinelli (plus particulièrement l’élargissement du canal) lequel dynamise l’économie locale, les réformes fiscales de 2009 et 2010, la solidité du secteur bancaire, ont été saluées par les trois agences de notation internationales qui ont conféré en 2010 à Panama, le ‘’grade investissement’’. Le pays a ainsi rejoint le club relativement restreint des pays latino-américains bénéficiant de cette qualification (Brésil, Chili, Pérou, Mexique et, depuis peu, Colombie). Le Panama compte sur ses acquis pour affronter toute nouvelle adversité. Il poursuit activement ses démarches en vue de sa mise en conformité totale avec les règles de transparence financière et fiscale mondiale.
Le Service Economique Régional de Panama a la responsabilité du suivi macroéconomique et financier du Panama, des pays andins et des multiples Etats de la Caraïbe. Il élabore des notes d’analyse sur le risque-pays, les systèmes financiers, les grandes problématiques monétaires et de change. Il contribue à la préparation des instructions pour nos Administrateurs au sein des institutions financières internationales (FMI, Banque Mondiale, Banque Interaméricaine de Développement) ainsi que pour la Représentation permanente de la France à Bruxelles auprès de la Commission Européenne. Il entretient des relations étroites avec les Services économiques de la région (La Havane, Bogota, Lima, Saint Domingue, Caracas, Port au Prince) et leurs antennes (Quito, La Paz, Port d’Espagne). Ses principaux interlocuteurs dans les pays couverts sont les Ministères de l’Economie et des Finances ainsi que les Banques centrales, les économistes et les représentants des institutions financières internationales.
Le SER assure en permanence la veille sectorielle des activités les plus dynamiques de la petite économie émergente du Panama ainsi que le suivi exhaustif des nombreux grands projets d’infrastructures en cours et des grands contrats intéressant, notamment nos grands groupes du BTP et nos équipementiers (secteurs du transport, de l’énergie et de l’environnement, etc.)
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