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Madagascar

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Avec la tenue d’élections présidentielles et législatives libres et crédibles fin 2013, Madagascar a mis fin à une longue période de crise politique ouverte en 2009. Le retour à l’ordre constitutionnel, concrétisé par l’investiture du Président de la République M. Hery Rajaonarimampianina en janvier 2014 puis la formation d’un gouvernement, a permis au pays de réintégrer la communauté internationale et de bénéficier de la reprise de l’assistance des bailleurs de fonds. En avril 2016, un nouveau gouvernement a été nommé, dirigé par le Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana.

Le FMI a levé les sanctions qui pesaient depuis 2009, la Banque mondiale a mis un terme à la politique limitant  son action à des programmes d’urgence, et l’Union européenne a levé les limites posées par l’application de l’article 96 du Traité de Cotonou. L’AFD a repris en 2016 son activité de prêt souverain sur du financement de projet, pour la première fois depuis le début des années 90. Toutefois, certains bailleurs conditionnent encore l’octroi de certains prêts à la mise en place d’une Facilité Elargie de Crédit (FEC) par le FMI.

La dernière mission du Fonds monétaire à Tananarive s’est conclue le 8 juin 2016 par l’annonce d’un accord de principe pour un programme triennal de réformes structurelles (2016-2019) adossé à une Facilité Élargie de Crédit d’un montant de 310 MUSD. Cette FEC devrait être examinée en conseil d’administration le 29 juillet 2016, sous réserve que les autorités malgaches effectuent certaines actions préalables (notamment l’approbation par le Parlement d’une loi de finances rectificative) et que les bailleurs de fonds puissent combler un besoin de financement résiduel estimé par le FMI à 45 MUSD pour 2016. En cas de mise en place d’une FEC durant l’été, une Conférence des Bailleurs et des Investisseurs (CBI) soutenue par la Banque mondiale pourrait être organisée en octobre 2016.

À moyen terme, le principal enjeu du FEC et de la CBI sera de relancer une croissance économique forte, durable et inclusive, à un niveau au moins égal à 5%, afin de renverser la forte détérioration des indicateurs de développement que le pays a connu depuis la crise politique de 2009.

À court terme, l’environnement économique demeure difficile. Le retour à une croissance du PIB supérieure à 3% (+3,3% en 2014 et +3,1% en 2015) a certes permis de stopper l’appauvrissement de la population constaté durant la période dite de « transition » (taux de croissance annuel moyen de 0,6% entre 2009 et 2013, pour un taux de croissance démographique estimé à 2,8%).Toutefois, ce début de reprise économique, favorisé par l’essor du secteur minier et des services, la reprise de l’assistance des bailleurs de fonds et le regain d’intérêt des investisseurs, n’a pas donné lieu à l’accélération espérée par les observateurs. L’insuffisante vigueur de la croissance s’explique par une série de chocs conjoncturels, mais aussi et surtout par des faiblesses structurelles fortement enracinées (retard important en termes d’infrastructures, insécurité juridique et fiscale…). Selon le FMI, la croissance devrait atteindre 4,1% en 2016 et 4,5% en 2017, avec une inflation stabilisée à 7,1%.

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