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Madagascar

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La tenue d’élections présidentielles et législatives libres et crédibles, à la fin de l’année 2013, a permis au pays de clore la période de crise politique ouverte en 2009. Le retour à l’ordre constitutionnel avec l’élection du Président de la République M. Hery Rajaonarimampianina, son investiture le 24 janvier 2014, puis la formation d’un gouvernement en avril 2014, ont permis à Madagascar de réintégrer la Communauté internationale et de bénéficier de la reprise de l’assistance des bailleurs de fonds.

Le FMI a levé les sanctions qui pesaient depuis 2009, la Banque mondiale a mis un terme à la politique limitant  son action à des programmes d’urgence, et l’Union européenne a levé les limites posées par l’application de l’article 96 du Traité de Cotonou. Certains bailleurs conditionnent toutefois encore l’octroi de certains de leurs prêts à la conclusion avec le FMI d’un programme d’accompagnement structurel sur trois ans de type « Facilité Elargie de Crédit » (FEC).

Reportée à plusieurs reprises la conclusion  d’un FEC est aujourd’hui programmée pour mi 2016. D’ici là Madagascar bénéficie d’un deuxième programme d’urgence de type Facilité de Crédit Rapide (FCR), d’un montant de 42 MUSD, jumelé avec un Programme de Référence de 6 mois (SMP – Staff-Monitored program), avec pour horizon des objectifs à 15 mois correspondant à la fin du prochain exercice fiscal pour 2016. Ce SMP préparera la conclusion mi-2016 d’un  programme triennal de réformes structurelles de type Facilité Elargi de Crédit (FEC), qui permettra  la tenue à Paris, vraisemblablement à l’automne 2016, des « Rencontres avec les Partenaires du développement et investisseurs pour Madagascar ».

À moyen terme, les défis clés du FEC et des « Rencontres avec les Partenaires du développement et investisseurs pour Madagascar », dont l’organisation est soutenue par la Banque mondiale, seront  de relancer, de façon durable et inclusive, une croissance économique forte, à un niveau au moins supérieur à 5%, en mesure de  renverser la profonde détérioration des indicateurs de développement que le pays a connu depuis la crise politique de 2009.

À court terme l’environnement économique demeure très difficile en dépit d’un retour à la croissance économique à 3,2% en 2014, contre 2,4% en 2013 et une croissance moyenne de 0,6% sur la période 2009-2013.  Mais ce début de reprise économique, largement  tirée par le secteur minier et les services et soutenu par  la reprise de l’assistance des bailleurs de fonds et le regain très sensible d’intérêt des investisseurs, n’a pas pu s’accélérer en 2015 en raison d’une série de chocs conjoncturels mais surtout de faiblesses structurelles profondément enracinées. Selon les prévisions, la croissance devrait atteindre 3,2 pourcent en 2015, contre un objectif initial de 5%, avec une inflation maintenue à 7,9 pourcent en fin de période. Les ambitions pour 2016 se limitent à une croissance de 4,3%, avec une inflation stabilisée à 8%.

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