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Kazakhstan

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Grand comme cinq fois la France, avec une population de 17,7 M d’habitants, le Kazakhstan est économiquement le pays le plus important d’Asie centrale. Avec un PIB de 40 878,0 Mds KZT en 2015, soit 184,4 Mds USD au taux de change moyen sur l’année, il concentre près de 70% du PIB de la région. Le PIB par habitant est d’environ 10 500 USD. En dépit d’une croissance annuelle du secteur non-pétrolier de plus de 6% depuis 2010, l’économie kazakhstanaise repose à ce jour toujours sur l’extraction d’hydrocarbures : 40% du PIB et 60% des exportations en valeur. Près de 2% des réserves mondiales de pétrole y sont localisées, notamment dans le gisement de Kachagan. S’y ajoutent des réserves importantes en fer, manganèse, chrome, charbon ou potassium. Le pays est en outre le premier producteur d’uranium au monde.

La prégnance du secteur public dans l’économie demeure forte. La société d’État Samruk-Kazyna concentre la plupart des grandes entreprises, notamment énergétiques (actifs consolidés de plus de 40% du PIB). Toutefois, un nouveau plan de privatisations, plus ambitieux que le précédent, est en cours d’élaboration.

Le Kazakhstan poursuit des objectifs de développement ambitieux – diversification de son économie en s’appuyant sur l’innovation et les nouvelles technologies, renforcement de son poids dans le transit de marchandises entre l’Europe et l’Asie via le développement de ses infrastructures de transport, transition vers une économie verte – et souhaite s’établir parmi les 30 premières puissances économiques en 2050. Sa capitale, Astana, accueillera l’Exposition internationale sur le thème de l’Énergie du futur en 2017.

Malgré des progrès significatifs – création de zones économiques franches, facilitation des procédures administratives, 41ème place dans le classement Ease of doing business 2016 de la Banque mondiale, adoption d’une nouvelle loi sur les partenariats public-privé, adhésion à l’OMC, entrée en vigueur de la réforme des tarifs réglementés au 1er janvier 2016, etc. –, le climat des affaires reste perfectible (Transparency International classe le pays au 123ème rang en termes de perception de la corruption).

Domaines de compétence du Service économique d’Astana : 

- Contribution à l’analyse et veille économique et financière du Service économique régional de Moscou :

Pénalisée par la chute des cours du pétrole observée depuis plus d’un an, l’activité économique a fortement ralenti au Kazakhstan. La croissance a reculé à 1,2% en 2015 contre 4,3% en 2014 et 6,1% en 2013. Les prévisions pour 2016 sont très légèrement supérieures à 0%.

Confrontée notamment à la forte dépréciation du rouble russe, la Banque nationale du Kazakhstan a annoncé le 20 août 2015 le passage à un régime de taux de change flottant. Cette annonce s’est traduite dès le lendemain par une dépréciation de plus de 26% de la devise kazakhstanaise. Après avoir dépensé près de 5 Mds USD en septembre et octobre 2015 pour soutenir le tengé, la banque centrale a finalement annoncé renoncer à ses interventions sur le marché des changes. Début juin 2016, le cours du tengé s’établit à environ 337 tengés pour 1 dollar, soit une dépréciation de plus de 44% depuis l’annonce du 20 août 2015. Dans une économie fortement dollarisée, une conséquence de cette dépréciation est une accélération de l’inflation au dernier quadrimestre 2015 (+16,7% fin mai 2016 comparé à mai 2015).

- Animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales :

Historiquement présente dans le secteur de l’énergie, la France a diversifié sa présence au Kazakhstan avec l’arrivée de grands groupes dans de nombreux secteurs industriels (transports, aéronautique, pétrochimie, construction, industrie automobile, agroalimentaire, etc.). Au total, les investissements français au Kazakhstan s’élèvent à 12,1 Mds USD, classant la France au 3e rang des investisseurs étrangers dans le pays, derrière les Pays-Bas (60,0 Mds USD) et les États-Unis (21,0 Mds USD).

Les échanges commerciaux entre la France et le Kazakhstan, dominés par l’importation de produits énergétiques kazakhstanais, ont atteint 4,2 Mds EUR en 2015. Structurel, le déficit commercial de la France vis-à-vis du Kazakhstan s’est réduit de 33,7% en 2015, à -2,4 Mds EUR, en raison de la chute des cours du pétrole – le Kazakhstan était en 2014 le 2e fournisseur de pétrole brut de la France (13,3%) derrière l’Arabie Saoudite. La part de marché de la France (produits métallurgiques, matériels de transports, produits cosmétiques et pharmaceutiques, etc.) affiche une forte progression depuis 2012, atteignant 3,3% et le 7e rang au premier trimestre 2016 (12e en 2012).

- Suivi des relations kazakhstanaises avec les institutions internationales :

Le 30 novembre 2015, le Kazakhstan est devenu le 162e membre de l’OMC, concluant ainsi avec succès un chapitre de près de 20 années de négociations. Le pays ambitionne désormais de se rapprocher de l’OCDE dans le cadre du programme-pays de coopération pour 2015-2016. Les principaux bailleurs de fonds internationaux sont actifs au Kazakhstan. Les activités de la BERD (182 projets pour un investissement net de 5,7 Mds EUR), de la Banque mondiale (12 projets pour 3,7 Mds USD), de la Banque asiatique de développement (98 projets pour 3,4 Mds USD) et de la Banque islamique de développement (60 projets pour 1,2 Md USD) se concentrent pour l’essentiel dans les secteurs des transports, des infrastructures urbaines, de l’énergie et de l’agriculture. Le Kazakhstan est membre fondateur régional potentiel de la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures. A noter que le Kazakhstan n’est plus sous-programme FMI depuis 2002.

Par ailleurs, le Kazakhstan, la Russie et la Biélorussie sont engagés dans un mouvement d’intégration de leurs économies qui s’est concrétisé par la création d’une Union douanière en 2010. L’Union économique eurasiatique lui a succédé le 1er janvier 2015, marquant le début d’un nouveau cycle dans le processus d’intégration économique entre les trois pays fondateurs, rejoints par la suite par l’Arménie et le Kirghizstan.

- Suivi des secteurs et du marché kazakhstanais : Agriculture et agroalimentaire, Construction, Energie, NTIC, Santé, Services urbains, Tourisme, Transports, Dossiers transversaux (accès au marché, cadre législatif et réglementaire, préparation de l’Expo-2017), etc.

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