Avec une croissance annuelle moyenne de 4,3% par an de 2006 à 2011 - soit plus que le taux de croissance moyen des économies avancées - Israël offre de réels débouchés et secteurs de coopération pour les opérateurs français, notamment dans les domaines des infrastructures (routes, voies ferrées, transport public urbain et interurbain, aéroports), de l’énergie (exploitation des nouveaux gisements de gaz naturel : infrastructures off-shore, liquéfaction, distribution, stockage), de l’innovation (TIC, Bio & Green Tech, énergies renouvelables et efficacité énergétique), du tourisme, de l’hôtellerie, du luxe et de la grande distribution. La spécialisation efficace de l’économie israélienne, la répartition équilibrée de ses grandes zones d’exportation, la gestion prudente du système bancaire et du marché du crédit, la découverte de champs gaziers au large de ses côtes, sa population jeune et instruite et un écosystème de l’innovation performant sont autant d’atouts qui contribuent au dynamisme du pays et à le protéger des conséquences de chocs externes.
Avec un volume d'affaires global de 2,3 Mds EUR en 2011, les relations économiques et commerciales entre la France et Israël se situent en-deçà de leur potentiel. Avec 1,3 Md EUR d’exportations en 2011, Israël représente le deuxième marché de la France au Proche-Orient, derrière l’Egypte. Principalement constituées de biens d’équipement industriels et de produits des industries agroalimentaires, nos exportations présentent des réussites encourageantes. Mais la France, avec 2,9% de part de marché, n'est que le 10ème fournisseur d'Israël alors que son marché intérieur dynamique, son mode de consommation occidental, ses nombreux projets d'infrastructure et sa forte capacité d'innovation offrent un potentiel important.
Le Secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, lors de son déplacement en Israël du 14 au 16 février 2012, a fixé aux services économiques et commerciaux, avec le soutien de leurs administrations centrales respectives, et de tous les partenaires de l’équipe de France de l’Export, de susciter les conditions d'un doublement en cinq ans de la part de marché des entreprises françaises en Israël.
Les importations françaises s’élèvent pour leur part à 1 Md EUR environ, faisant ainsi de notre pays le 9ème client d’Israël. Principalement constituées de produits agricoles et chimiques, de services de télécommunications, de biens aéronautiques et de composants électroniques, ces importations progressent régulièrement. Le solde commercial de la France par rapport à Israël a atteint un excédent de 300 MEUR en 2011.
Par ailleurs, un très fort potentiel d’investissement existe en Israël. Les flux d’IDE entrants en Israël ont été de 11,37 Mds USD en 2011, ce qui correspond à environ 25% du PIB du pays.
La volonté de développer notre coopération bilatérale dans les domaines des transports, de m’énergie et de l’innovation émane du double constat qu’Israël est l’une des économies les plus innovantes dans le monde (près de 5% du PIB est consacré à la R&D) et que les grands groupes français affichent une complémentarité potentielle très importante avec les start-ups israéliennes, tant du point de vue des synergies industrielles que du développement commercial. La dynamique née du succès de la première Journée de l’Innovation franco-israélienne qui s’est tenue à Paris le 5 décembre 2011 sera prolongée par l’organisation d’une seconde édition en Israël au premier semestre 2013.
Le SE de Tel Aviv a pour mission de :
- Suivre les enjeux macroéconomiques et financiers. Fortement ouverte sur l’extérieur, l’économie israélienne est donc sensible à la conjoncture économique mondiale. L’activité économique du pays dépend en grande partie de celles de ses principaux partenaires : Etats-Unis, Europe et (dans une moindre mesure) Asie. Il s’agit également, dans un contexte mondial de taux d’intérêt bas, de trouver un bon équilibre entre une inflation maîtrisée et la lutte contre l’appréciation du shekel.
- Développer la relation économique institutionnelle bilatérale franco-israélienne. Le gouvernement français entend porter la relation économique bilatérale au niveau de la relation diplomatique, notamment en œuvrant au renforcement de la présence des entreprises françaises. La visite d’Etat du Président de la République, en juin 2008, a été l’occasion de conclure plusieurs accords bilatéraux dont la mise en oeuvre peut être encore approfondie.
- Appuyer et valoriser l’offre et la présence des entreprises françaises en Israël. Israël peut compter sur des pôles d’excellence de niveau mondial dans les domaines des sciences de la vie, des hautes technologies, du secteur de la Défense et de l’aéronautique mais aussi dans ceux des énergies renouvelables et de l’eau. Les sociétés françaises peuvent ainsi nouer en Israël des partenariats technologiques, mais aussi se positionner sur les grands chantiers d’infrastructure (transports ferroviaires et urbains, énergie, exploitation gazière).
D’autres organisations françaises (Ubifrance, AFII, Chambre de commerce France-Israël) ou israéliennes (Chambre de commerce Israël-France,…) installées en Israël contribuent au développement de nos relations économiques avec le pays.