Avec 1,2 Mds d’habitants, l’Inde est le deuxième pays le plus peuplé au monde après la Chine. Selon le FMI, le PIB indien se serait établi en 2010 à 1430 Mds$, ce qui fait du pays la onzième puissance économique mondiale, entre la Russie et l’Espagne. Mais avec un PIB mesuré en parité de pouvoir d’achat, l'Inde se hisse au quatrième rang mondial, après les États-Unis, la Chine et le Japon.
Depuis le lancement des politiques de libéralisation et de globalisation au début des années 90, l’Inde suit une trajectoire de croissance élevée. Y compris au plus fort de la crise de 2008, l’activité a été marginalement affectée (croissance de 6,7 % en 2008/09 contre une croissance potentielle de l’ordre de 9 %). L’investissement, principal moteur de la croissance indienne, a été moyennement touché et s’est très vite redressé.
L’Inde pourrait devenir la 3e puissance économique mondiale à l’horizon 2030. Ses atouts sont nombreux et la distinguent de son grand voisin chinois : forte baisse du ratio de dépendance du fait d’une dynamique démographique favorable, classe très nombreuse d’entrepreneurs privés et valeurs bien ancrées de démocratie et d’Etat de droit. Compte tenu de ces perspectives encourageantes, l’Inde capte sans surprise une grande partie des flux mondiaux d’investissement (3e pays le plus attractif selon les Nations-Unies).
L’Inde a pris ces dernières années une place importante dans les négociations multilatérales (OMC, et G20 notamment) dans lesquelles elle cherche parfois à se faire le héraut des pays en développement.
Il reste que, pour continuer sa marche en avant, l’Inde doit répondre efficacement à de nombreux enjeux. Outre les faiblesses de l’éducation primaire ou secondaire, la faible employabilité des diplômés, la forte mortalité infantile etc., l’Inde fait face à une pauvreté très répandue (plus des trois quarts de la population vivent avec moins de 2$ PPA par jour). Les régions les plus riches sont, du point de vue du développement, comparables à celles d’Asie du sud-est tandis que les régions les plus pauvres ressemblent à l’Afrique sub-saharienne. Les inégalités sont également fortes entre les couches sociales et entre les zones urbaines et rurales. Le pays demeure d’ailleurs largement rural (deux tiers de la population) et agricole (plus de la moitié de l’emploi et environ 20 % du PIB), mais l’urbanisation et l’industrialisation progressent.
* Le rôle du service économique régional de New Delhi
La compétence du service économique est régionale : en plus de l’Inde, la zone couverte comprend l’Afghanistan, le Pakistan, le Népal, le Bangladesh, le Bhoutan, le Sri Lanka et les Maldives. Seul ou en concertation avec les services économiques des pays concernés, le service économique régional de New Delhi assure le suivi des risques macroéconomiques et financiers qui pèsent sur la région. Ceci permet notamment de motiver les avis sur les article IV du FMI ou sur les projets de développement initiés par la France elle-même ou par des banques multilatérales. Le service économique régional veille également à appuyer nos entreprises dans leur relation avec le tissu économique et administratif indien ; il promeut ainsi la présence économique française dans la zone, en liaison avec Ubifrance. Le service économique régional est organisé autour de trois pôles : pôle économique et financier ; pôle développement durable et industrie ; pôle agricole et agro-alimentaire.
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