Entré dans l´Union européenne en 1973, le Danemark est membre de l’Union économique et monétaire (UEM), sans toutefois avoir adopté l’euro (rejeté par référendum en 2000). Le Danemark applique toutefois une politique de change quasi fixe avec la monnaie unique, autour d’un cours pivot de 7,46 DKK = 1 EUR.
Le « modèle » danois dit de flexicurité repose sur une grande flexibilité du marché de l’emploi, un niveau élevé de prestations en cas de chômage et une politique énergique d’activation des sans-emplois. A ces trois piliers viennent s’ajouter un taux de syndicalisation élevé (environ 77%), des conventions collectives couvrant 85% du marché du travail et une tradition de concertation entre partenaires sociaux.
Après des années marquées par une économie prospère et dynamique, la situation budgétaire du pays s'est dégradée durant la crise et les prévisions de croissance du PIB sont revues à la baisse pour 2012. Les exportations restent en revanche bien orientées, alors que l'économie du Danemark est très dépendante du commerce extérieur en raison de la petite taille du marché intérieur. Après une année 2009 difficile, les échanges commerciaux du Danemark ont rebondi en 2010 (+9%) et atteignent désormais 47% du PIB du pays.
Souhaitant conserver sa place de précurseur sur les questions énergétiques et privilégier la croissance verte, le Danemark a adopté une nouvelle stratégie climatique et énergétique reposant sur des objectifs ambitieux d’amélioration de l’efficacité énergétique, d’indépendance envers les énergies fossiles et de promotion du développement des énergies renouvelables, en particulier éolien et biomasse.