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Croatie

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Photo d'un port en Croatie La crise a révélé les limites du modèle post-conflit (2000-08) de transition économique en Croatie.  Après 6 ans de récession, le retour à la croissance dépend de l’investissement, de la maîtrise des fondamentaux, de la valorisation des avantages comparatifs, de la rationalisation des entreprises publiques déficitaires et de la modernisation de l’Etat.  L’adhésion à l’Union européenne, le 1er juillet 2013, offre désormais une opportunité pour relever ces défis, notamment grâce aux fonds européens, dont le montant devrait atteindre plus de 11 mds EUR sur 2014-2020.

 Peuplée de 4,4 millions d’habitants, dont le revenu moyen atteint 61% de la moyenne de l’Union européenne, forte d’une influente diaspora, la Croatie est, après la Slovénie voisine, l’économie la plus avancée de la région des Balkans.  Sa façade maritime, son réseau d’autoroutes ainsi que la qualité des services associés (banques ; télécommunications ; ressources humaines) en font une destination touristique confirmée et une plate-forme logistique potentielle pour l’hinterland d’Europe centrale, de l’est et les Balkans.

 Au long des années 2000, la Croatie a connu une croissance de 4,2% par an, avec des indicateurs macroéconomiques stables. La crise de 2008-2009 a entraîné une contraction du crédit, de l'investissement , un fort ralentissement de la demande et une augmentation du chômage. Elle a affecté la croissance et creusé les déficits publics avec la contraction des recettes fiscales. L’endettement, qu’il soit public (35% du PIB  en 2009; plus de 80% en 2014 -Eurostat), privé ou extérieur (105% du PIB), a sensiblement augmenté, en restant encore  gérable. Le pays est en récession depuis 2009. Des réformes structurelles pour renforcer la compétitivité se mettent lentement en place, avec un poids non négligeable de l’économie informelle, estimée à 15% du PIB par la Banque centrale. Depuis 2014, la Croatie est entrée en procédure de déficit excessif (6% du PIB en 2013 et 2014).

 La politique monétaire, dite de bande étroite, maintient la monnaie nationale, la kuna, dans un rapport d’environ 1 à 7,5 avec l’euro. Approche d’autant plus nécessaire que 80% de l’endettement domestique et des dépôts sont indexés sur l’euro.  Cette politique exigeante de la Banque centrale écarte à court et moyen terme l’utilisation du change pour la compétitivité extérieure : la Croatie est contrainte d’améliorer structurellement sa compétitivité et sa productivité, en privilégiant ses avantages comparatifs.  

 Le secteur bancaire, dont 80% des actifs sont aux mains de 6 groupes étrangers, dispose de solides fonds propres. La Banque centrale exige une politique prudentielle plus stricte que les normes de Bâle. On note toutefois une montée préoccupante des prêts non performants, dont le niveau dépasse 30% dans le secteur corporate. L’Etat croate se refinance à des taux relativement raisonnables sur les marchés financiers internationaux et n’a pas eu recours au Fonds Monétaire International pour équilibrer sa balance des paiements.

 La consolidation des avantages comparatifs (Agro-industries ; tourisme), une relance maîtrisée par l’investissement et une nouvelle vague de réformes structurelles constituent les prochains défis. Pour réussir, cela exigera une plus grande ouverture aux investissements directs étrangers, une rationalisation des entreprises publiques non rentables, et une évolution favorable du ratio entre les salaires réels et la  productivité.

2.- Aspects bilatéraux.

Un accord de partenariat stratégique a été signé en juillet 2010; il est en cours de renouvellement. Il existe des accords de protection des investissements et de non-double imposition en vigueur.  En 2013, la France a exporté  334 M€, soit 2,7% de part de marché. L'excédent commercial, structurel,  a atteint 213 M€ en 2013.  On compte  450 000 touristes français, sur un total de 11-12 millions. De nombreux touristes croates visitent la France, notamment pour les sports d'hiver (90 000 séjours/an).

Les principaux investisseurs français en Croatie: Société Générale ( Splitska Banka), Bouygues (Bina-Istra/Concession d'autoroutes en Istrie), Alstom (Production industrielle), Lactalis ( Dukat - Agro-industrie), Axereal (Agro-industrie), Decathlon (Distribution), Lesaffre (Kvasac), ADP, Atos, St Jean Industries. Au total, on dénombre 70 filiales d'entreprises françaises, qui emploient 8000 salariés, dont la plupart sont réunies au sein d'un Club d'affaires, qui est le correspondant d'Ubifrance.Fin 2013, un consortium emmené par Bouygues et ADP a mis en oeuvre la concession trentenaire de l'aéroport de Zagreb, avec la construction d'une nouvelle aérogare (230 M€).  

Coordonnées du Service économique de l'Ambassade de France:
Preradoviceva 35/1 - 10000 Zagreb, Croatie
Tél: + 385 1 482 54 20
Fax: + 385 1 455 14 77
Courriel: zagreb@dgtresor.gouv.fr

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