Liberté, Égalité, Fraternité, République Française Trésor Direction générale
Accueil » » Les services économiques à l'étranger » Corée du sud
 

Corée du sud

Ce pays est rattaché à la zone de compétence du site suivant : Japon

Présentation générale de l’économie coréenne

1. Membre du G20 et de l’OCDE, la Corée est la 13ème puissance économique mondiale

Avec un PIB de 1411 milliards de dollars en 2014, la Corée du Sud est la 13ème économie mondiale. Son statut de pays développé a été consacré par son accession au G20, après son adhésion à l’OCDE en 1996. La Corée du Sud a connu une croissance moyenne de près de 4% par an au cours des dix dernières années, au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE, tout en conservant des fondamentaux économiques équilibrés (chômage faible, excédent commercial).

Située à mi-chemin entre la Chine et le Japon, la Corée est au cœur de la zone mondiale qui connaît la plus forte croissance. Cette proximité est un défi, mais elle offre également des opportunités dans le cadre d’une plus grande intégration économique régionale. Le taux de croissance de la Corée en 2014 était de 3,3%, en légère reprise par rapport à 2013 (2,9%). Les prévisions pour 2015, autour de 3%, traduisent une vulnérabilité de la Corée à la baisse de la demande internationale, en particulier chinoise.

2. La Corée, un pays en pointe dans les secteurs de haute technologie

Premier pays de l’OCDE en R&D (4,5% du PIB), la Corée est un poste d’observation privilégié en matière de technologies de l’information et de la communication. Elle est devenue en moins de 20 ans un leader mondial avec près de 50% du marché mondial des écrans à cristaux liquides et près du tiers dans la téléphonie mobile. Les groupes coréens occupent en outre une place croissante dans les grands contrats internationaux, notamment dans les infrastructures (transports, énergie) et l’ingénierie. La Corée est également le cinquième constructeur automobile mondial grâce au groupe Hyundai Kia.

Face à la concurrence grandissante de la Chine dont elle est le premier fournisseur, la Corée cherche à projeter sa stratégie industrielle vers l’avenir. Depuis 2013, la Corée promeut « l’économie créative » par la mise en place d’un environnement favorable à l’innovation et à la prise de risque, et par une politique d’ouvertures de « centres innovants » associant des PME et un grand groupe « chaebol » dans les principaux secteurs d’activité de l’économie. 12 centres sur 17 prévus ont déjà été créés.

3. La Corée, un pays qui s’est fortement restructuré au cours dix dernières années

La Corée a ouvert son économie aux investisseurs étrangers. Les flux d’investissements directs étrangers (IDE), libéralisés après la crise de 1997, ont été soutenus en provenance de l’Union européenne, qui cumule, en 2015, 78 Md USD de stocks d’investissements en Corée, et se place devant les Etats-Unis.

La Corée du Sud a multiplié depuis 2004 les négociations d’accords de libre-échange avec ses principaux partenaires commerciaux. Onze accords sont entrés en vigueur à ce jour, couvrant 50 pays, dont un avec l’Union européenne et un avec les Etats-Unis. L’ALE Chine-Corée a été signé en juin 2015.

Elle s’efforce par ailleurs de résoudre certaines fragilités, notamment la domination des grands groupes coréens, dont Samsung, Hyundai et LG. La Corée cherche ainsi à développer son secteur des services, notamment dans le secteur financier « Fintech », et ses PME qui souffrent d’une productivité largement inférieure à celle des grands groupes manufacturiers.

4. Un marché porteur qui offre de nombreuses opportunités pour les grands groupes et les PME

L’ALE UE Corée entré en vigueur, le 1er juillet 2011, a permis de faciliter les conditions d’accès  aux marchés. La balance commerciale de l’UE est passée d’une situation de déficit à un excédent commercial, les échanges entre la France et la Corée ont connu la même évolution. Avec des exportations en hausse de 17% et un excédent multiplié par cinq la Corée a représenté, en 2014, le cinquième excédent de la France. La France reste également l’un des principaux investisseurs étrangers en Corée et le second investisseur européen. Près de 200 filiales d’entreprises françaises sont présentes en Corée.

5. Les missions du Service économique de Séoul

1. Le renforcement du dialogue bilatéral sur les grands enjeux  des relations économiques entre la France et la Corée : les thèmes à l’agenda du G20  les négociations sur le changement climatique ; le suivi de la mise en œuvre de l’ALE UE-Corée et la défense des intérêts  de nos entreprises en matière d’accès au marché ; la problématique des financements publics export et de l’assurance-crédit ; les investissements ; les perspectives de coopération ou de partenariat.

2. L’analyse  de la situation économique de la Corée ainsi que de ses grands secteurs d’activité

3. L’identification des secteurs industriels dans lesquels des coopérations bilatérales peuvent se créer ou se renforcer,  ainsi qu’en matière d’aide au développement.

4. Les relations avec  la communauté d’affaires française en Corée, par des réunions régulières avec la section des conseillers du commerce extérieur de la France et avec la chambre de commerce franco-coréenne.

 Le service économique est organisé en quatre pôles de compétences :

 - Le pôle d’analyse macroéconomique et financière assure le suivi de la situation économique et financière du pays, le traitement des questions multilatérales financières (G20 finances, changement climatique, financement export et assurance-crédit, aide au développement) et le suivi des secteurs bancaire et financier coréens ;

- Le pôle d’analyse des politiques commerciales traite des questions multilatérales (ALE, OMC, G20 agricole), des questions d’accès au marché coréen  des marchés publics et des questions sanitaires et phytosanitaires ;

- Le pôle d’analyse des politiques industrielles assure le suivi de la politique industrielle de la Corée  (développement durable, recherche et développement, innovation,) et des  secteurs les plus importants pour les intérêts français (énergie, transports, infrastructures et ingénierie, TIC, environnement…) ;

- Le pôle propriété intellectuelle qui couvre l'ensemble des problématiques liées à la propriété intellectuelle ainsi que la question des indications géographiques. Ce pôle a une compétence régionale et couvre la Corée, le Japon et Taïwan.

Dernière modification : 16/06/2015

 

Service Public service-public.fr LEGIFRANCE, le service public de la diffusion du droit legifrance.gouv.fr http://www.gouvernement.fr gouvernement.fr France.fr france.fr

© Ministère des Finances et des Comptes publics - Ministère de l'Économie, de l’Industrie et du Numérique - 2016