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Congo

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La République du Congo, appelée "Congo Brazzaville" pour la distinguer de la République Démocratique du Congo, le "Congo Kinshasa", est membre de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) dont l’un des piliers est l’Union Monétaire d’Afrique Centrale (UMAC) qui donne aux six pays membres (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale et Tchad) une monnaie commune, le franc CFA d’Afrique Centrale (XAF), arrimé à l’euro (un euro = 655,957 XAF). Il est également membre de la Communauté Économique des États d’Afrique Centrale (CEEAC), dont l’intégration économique de ses dix Etats membres (les six pays de la CEMAC plus l’Angola, le Burundi, la RDC et Sao Tome et Principe) tarde à se mettre en place.

L’activité économique congolaise a été marquée par la chute de 42% du cours du baril de Brent entre juillet et décembre 2014. Le secteur pétrolier représentait 72% des recettes fiscales et 90% des exportations en 2014, obligeant les autorités congolaises à prévoir une baisse des recettes pétrolières de 38% dans la loi de finances initiale pour 2015, occasionnant certaines difficultés de financement et d’exécution de la dépense publique.

En contrepartie de la baisse des ressources budgétaires, le législateur congolais envisage une hausse de la fiscalité de 12,05% et des droits et taxes de douanes de 12,8% pour 2015, assumée non par une augmentation de la pression fiscale sur le secteur privé mais par une hausse du nombre de contribuables, par le passage dans le secteur formel des entreprises évoluant jusqu’ici dans l’informel, ce dernier représentant 70% à 80% de la population active.

Malgré la diminution sensible de ses recettes pétrolières, l’économie de la République du Congo a continué d’afficher une solide croissance en 2014, avec une progression réelle du PIB estimé à 6,8%, impulsée par un rebond de la production pétrolière et par la bonne tenue de l’économie non pétrolière. Les perspectives à court et moyen terme restent tributaires de l’évolution du secteur pétrolier et de la trajectoire et qualité de l’ajustement budgétaire. La croissance globale annuelle devrait être en moyenne de 3% sur la période 2015-20, du fait de la contraction des dépenses publiques d’investissement et du report des projets miniers en raison des perspectives mondiales incertaines du marché du minerai de fer. En revanche, le pays peut compter sur la poursuite des investissements dans le secteur pétrolier. Total, avec ses partenaires Chevron, SNPC et QPI, s’est notamment engagé à mettre en œuvre le développement des sites en eaux très profondes de Moho Nord, par un investissement de l’ordre de 10 milliards USD, et à l’augmentation de la production en compensation de la baisse de la valeur unitaire du baril. Total devrait amorcer une première phase d’exploitation à Moho Nord fin 2015 avant la phase principale de production fin 2016. Ainsi, le Congo devrait passer d’une production de 251.000 barils/jour en 2014 à 350.000 barils/jour en 2017/2018.

Les efforts des pouvoirs publics portent également sur d’autres leviers de croissance, notamment par la diversification de l’économie. L’économie congolaise reste encore très peu diversifiée : en dehors des industries extractives essentiellement constituées par le pétrole (58,6% du PIB) et d’un secteur tertiaire en croissance régulière (20,5%), la part des autres secteurs dans le PIB reste marginale. Comme dans les autres pays de la CEMAC, le gouvernement affiche une volonté de diversifier l’économie, notamment dans l’agriculture et l’exploitation forestière. La remise à niveau des infrastructures (portuaires, routières, ferroviaires, électriques), en particulier la route et le chemin de fer sur l’axe stratégique Pointe-Noire-Brazzaville pour le désenclavement de l’arrière-pays, mais aussi de la Centrafrique et de la RDC, sera un formidable moteur de croissance pour un secteur déjà en progression de 9% pour la période 2011-2013. Le secteur minier, jusqu’ici porteur d’espoir, semble désormais décevoir compte-tenu de la crise frappant le secteur.

Pour une population estimée à 4,3 M d’habitants en 2014, le PIB par habitant connaît une croissance importante depuis 10 ans (+97% sur la période 2005-2014), mais fluctuante selon les années (-2,1% en 2012, +9,4% en 2013, -1,6% en 2014) pour se situer à 3.600 USD par habitant en 2014. Le Congo, reste cependant encore loin de la Guinée Equatoriale (près de 14.320 USD/habitant) ou du Gabon (environ 10.650 USD/habitant). En matière de développement humain, le Congo est classé par le PNUD au 140ème rang mondial (sur 187 pays). Concernant le climat des affaires, le Congo se situe dans le bas du classement "Doing Business 2015" établi par la Banque Mondiale (178ème sur 189 pays).

Les échanges commerciaux entre la France et la Congo ont été fortement impactés par la chute des cours du baril de pétrole en 2014. Ainsi, le volume global des échanges commerciaux entre la France et le Congo a diminué de 16,7% entre 2013 et 2014 (de 1 Md€ à 837 M€). Au-delà de leur volume, c’est l’équilibre des échanges commerciaux qui a le plus été impacté par la conjoncture pétrolière : la balance commerciale a fortement augmenté en faveur de la France suite à la chute de près de 53% de la valeur des importations de la France en provenance du Congo (201,2 M€ en 2014 contre 424,6 M€ en 2013), tandis que les exportations françaises ont singulièrement augmenté de 9,5% (635,8 M€ en 2014 contre 580,5 M€ en 2013). A l’échelle subsaharienne (52 pays), le Congo est le 9ème pays importateur de produits français et le 11ème pays exportateur vers la France.

La France reste en 2013 le 1er pays fournisseur non-africain du Congo, avec près de 573 M€ d’exportations (9,05% de part de marché selon les statistiques COMTRADE de l’ONU), derrière l’Angola (15%) et le Gabon (12,1%) mais devant le Ghana (8,8%), l’Espagne (6,4%) et la Chine (5%). En parallèle, le Congo exportait la plus grande partie de sa production vers la Chine (40,8%), l’Australie (11,9%), l’Angola (8,6%) et la France, ex-aequo avec les Etats-Unis (5,2% chacun).

La France demeure également le premier investisseur au Congo avec un stock d’IDE de près de 1,95 Mds d’euros dans ce pays à fin 2013. Les autres investissements proviennent surtout d'Italie (pétrole, et bois, or), des Etats-Unis (pétrole, minoterie, tabac), des Pays-Bas (brasserie), d’Allemagne (bois), et de Chine (cimenterie, bois).

Environ 200 entreprises ayant des intérêts français sont présentes en République du Congo, pour la moitié au travers de filiales de sociétés françaises, auxquelles s’ajoutent autant d’entreprises congolaises ayant un management et/ou des actionnaires français. Elles emploient environ 15.000 salariés essentiellement Congolais, parmi lesquels figurent plus d’un millier d'expatriés. Notre présence est particulièrement forte dans le secteur pétrolier et parapétrolier, mais aussi dans la logistique et les transports, l’agroalimentaire, le BTP, la banque, la distribution…

Rappel : Les Services Économiques - qui constituent le réseau international de la Direction Générale du Trésor - sont dorénavant concentrés sur les missions régaliennes de soutien aux entreprises, notamment via le suivi des économies, la surveillance des conditions d’accès aux marchés, l’appui aux grands contrats, ainsi que la promotion de l’attractivité du territoire France. Le bureau régional Business France (ex-Ubifrance) à Douala (Bureau régional : M. Gérald PETIT - Tél : +237 233 42 90 62 - Courriel : gerald.petit@businessfrance.fr) est l’organisme compétent pour le développement international des PME françaises dans les pays d’Afrique Centrale (Cameroun, Congo, Gabon et RDC). Dans ce contexte, des informations macroéconomiques et/ou sectorielles sont régulièrement postées sur le site internet du Service Économique de Brazzaville : www.tresor.economie.gouv.fr/se/congo.

SE Brazzaville, mars 2015

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