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Congo

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La République du Congo, dite "Congo Brazzaville" - à ne pas confondre avec la République Démocratique du Congo, dite "Congo Kinshasa" - est membre de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) dont l’un des piliers est l’Union Monétaire d’Afrique Centrale (UMAC) qui donne aux six pays membres (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale et Tchad) une monnaie commune, le franc CFA d’Afrique Centrale (XAF), arrimé à l’euro (un euro = 655,957 XAF). Il est également membre de la Communauté Économique des États d’Afrique Centrale (CEEAC), dont l’intégration économique de ses dix Etats membres (les six pays de la CEMAC plus Angola, Burundi, RDC et Sao Tome et Principe) tarde à se mettre en place.

L’activité économique congolaise en 2013 est marquée par une reprise de la croissance réelle estimée à 6,4% contre 3,8% en 2012. Cette reprise s’explique principalement par la fin de la contraction du secteur pétrolier (-9,6% en 2012, -2,6% en 2013) alors que la croissance hors pétrole est restée relativement stable (+9,7% en 2012, +8,7% en 2013). Pour les mêmes raisons, les perspectives macro-économiques pour les années suivantes affichent un taux de croissance réel "autour de 5%".

Avec une production estimée à 263.000 barils/jour en 2013 (FMI) - sur des champs opérés principalement par Total, ENI et Murphy Oil - qui fait du Congo le 1er producteur de brut de la CEMAC, l’économie congolaise repose largement sur le pétrole qui représente 60% de son PIB, 75% des recettes publiques et 90% des recettes d’exportation. Malgré une baisse de la production pétrolière ces dernières années, l’avenir semble assuré avec les perspectives de développement sur le site en eaux très profondes de Moho Bilondo Nord que Total - avec ses partenaires Chevron et SNPC - s’est engagé à mettre en œuvre, par un investissement de l’ordre de 10 milliards $ à la clé.

L’économie congolaise est encore très peu diversifiée. En dehors des industries extractives essentiellement constituées par le pétrole (58,6% du PIB) et d’un secteur tertiaire en croissance régulière (20,5%), la part des autres secteurs dans le PIB reste marginale : BTP (8,3%), industrie manufacturière essentiellement représentée par la production de sucre de canne, la 1ère transformation du bois et les boissons (4,9%), agriculture (3,3%), sylviculture (1,4%). Ils peuvent cependant être significatifs au niveau régional : c’est le cas de l’exploitation forestière pour le Nord Congo et, à Pointe-Noire, des entreprises spécialisées dans les prestations au secteur pétrolier (chaudronnerie, soudure, métallurgie…). Comme dans les autres pays de la CEMAC, le gouvernement affiche une volonté de diversifier l’économie, notamment dans l’agriculture. On s’attend aussi au développement du secteur minier (potasse, fer, or…). La remise à niveau des infrastructures (portuaires, routières, ferroviaires, électriques), en particulier la route et le chemin de fer sur l’axe stratégique Pointe-Noire-Brazzaville pour le désenclavement de l’arrière-pays, mais aussi de la Centrafrique et de la RDC, sera un formidable moteur de croissance.

Pour une population estimée à 4,15 M d’habitants en 2013, le PIB connaît une croissance certaine depuis 10 ans (triplement sur la période 2003-2013) mais fluctuante selon les années (+21% en 2011, -5,7 en 2012, +0.06% en 2013). Le Congo, en forte progression est cependant encore loin de la Guinée Equatoriale (près de 10.000 $) ou du Gabon (environ 7.500 $). En matière de développement humain, le Congo est classé par le PNUD au 142ème rang mondial (sur 187 pays). Concernant le climat des affaires, le Congo se situe dans le bas du classement "Doing Business 2014" établi par la Banque Mondiale (185ème sur 189 pays).

Sur le plan financier, l'atteinte en 2010 du point d'achèvement de l'initiative pays pauvres très endettés "PPTE" a permis au Congo de bénéficier d’un allégement de près de 50% du montant de sa dette extérieure et de réorienter ainsi les "économies réalisées" dans la réalisation d’infrastructures sociales de base. De plus, ses revenus pétroliers lui donnent également les moyens de conduire ses propres projets d’investissement. Si de lourds impayés demeurent, datant d’avant 2010, il n’y en a pas de nouveaux à déplorer depuis.

La France reste en 2012 le 1er pays fournisseur du Congo, avec près de 590 M€ d’exportations (20,2% de part de marché selon les statistiques provisoires congolaises), devant la Chine (13,9%) et le Brésil (9,4%). Ces deux derniers pays progressent cependant rapidement, la Chine détenant 12,2% des parts de marché et le Brésil 1,5% en 2010. Environ 70 filiales françaises sont répertoriées au Congo auxquelles s’ajoutent un nombre équivalent d’entreprises congolaises ayant des intérêts français. Notre présence est particulièrement forte dans le secteur pétrolier et parapétrolier, mais aussi dans la logistique et les transports, l’agroalimentaire, le BTP, la banque, la distribution…

La France demeure également le premier investisseur au Congo avec un stock d’IDE de près de 3 Mds d’euros dans ce pays à fin 2012. Les autres investissements proviennent surtout d'Italie (pétrole, et bois, or), des Etats-Unis (pétrole, minoterie, tabac), des Pays-Bas (brasserie), d’Allemagne (bois), et de Chine (cimenterie, bois).

Rappel : Les Services Économiques - qui constituent le réseau international de la Direction Générale du Trésor - sont dorénavant concentrés sur les missions régaliennes de soutien aux entreprises, notamment via le suivi des économies, la surveillance des conditions. Le bureau régional UBIFRANCE à Douala (Bureau régional : M. Gérald PETIT - Tél : +237 33 42 90 62 - Courriel : gerald.petit@ubifrance.fr) est désormais l’organisme compétent pour le développement international des PME françaises dans les pays d’Afrique Centrale (Cameroun, Congo, Gabon et RDC). Dans ce contexte, des informations macroéconomiques et/ou sectorielles sont régulièrement postées sur le site internet du Service Économique de Brazzaville : www.tresor.economie.gouv.fr/se/congo.

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