Le Congo est membre de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale –CEMAC- dont l’un des piliers est l’Union Monétaire d’Afrique centrale qui donne aux six pays membres une monnaie commune, le franc CFA d’Afrique centrale (XAF), arrimé à l’euro (un euro = 655,956 XAF). Il est également membre de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale CEEAC, dont l’intégration économique de ses dix Etats membres (les six pays de la CEMAC plus l’Angola, le Burundi, la RDC et Sao Tome et Principe) tarde à se mettre en place.
Avec une production de 350 000 barils/jour, opérée principalement par Total, ENI, Murphy Oil et qui en fait le 1er producteur de brut de la CEMAC, l’économie congolaise repose largement sur le pétrole qui représente les deux tiers de son PIB, plus de 75% des recettes publiques et 90% des recettes d’exportation. L’avenir semble assurer avec les perspectives de développement sur le site en eaux très profondes de Moho Bilondo Nord.
L’agriculture (3,8% du PIB), la sylviculture (1%) et l’industrie manufacturière (5%) essentiellement représentée par la production de sucre de canne, la 1ère transformation du bois et les boissons, restent des secteurs marginaux dans l’économie congolaise. Ils peuvent cependant être importants au niveau régional ; c’est le cas de l’exploitation forestière pour le Nord Congo et, à Pointe Noire, des entreprises spécialisées dans les prestations au secteur pétrolier (chaudronnerie, soudure, métallurgie,…). Comme dans les autres pays de la CEMAC, le gouvernement affiche une volonté de diversifier l’économie, notamment dans l’agriculture. On s’attend aussi au développement du secteur minier (potasse, fer). La remise à niveau des infrastructures (portuaires, routières, ferroviaires, électriques), en particulier la route et le chemin de fer Congo-Océan de l’axe stratégique Pointe-Noire-Brazzaville pour le désenclavement de l’arrière pays mais aussi de la centrafrique et de la RDC, sera un moteur de croissance.
Pour une population qui a atteint 3,85 M d’habitants fin 2010, le PIB per capita devrait bondir à près de 3500$ en 2011, en forte progression mais encore loin de la Guinée Equatoriale (près de 10 000$) et du Gabon (7 400$). Le Congo est classé au 136ème rang mondial (sur 179 pays) en matière de développement humain.
Sur le plan financier, l'atteinte en 2010 du point d'achèvement de l’initiative « PPTE » a permis au Congo de bénéficier d’un allégement de près de 50% du montant de sa dette extérieure. Par ailleurs, ses revenus pétroliers lui donnent les moyens de conduire ses propres projets d’investissement.
La France reste le 1er fournisseur du Congo (environ 20% de part de marché) devant la Chine et l’Italie. 43 filiales françaises sont répertoriées au Congo auxquelles s’ajoutent un nombre équivalent d’entreprises congolaises appartenant à des nationaux français. Notre présence est particulièrement forte dans le secteur pétrolier et parapétrolier mais aussi dans la logistique et les transports, l’agroalimentaire, le BTP, la banque, la distribution…
En relais du service économique pour l’Afrique centrale basé à Yaoundé, le service économique de Brazzaville assure la veille économique, le lien avec les entreprises françaises implantées au Congo, l’organisation de missions officielles à caractère économique ; il suit également les questions relatives l’environnement des affaires et les grands projets.
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