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Cameroun

mars 2016

I.                  Situation politique

Le Président Paul Biya (82 ans), au pouvoir depuis le 6 novembre 1982, a dû faire face à trois crises majeures : tentative de coup d’état de 1984 imputée à des proches de l’ancien Président Ahidjo, opération villes mortes en 1991 pour demander une démocratisation du régime, et émeutes de Douala en 2008 suite à la hausse des prix des produits de première nécessité. Paul Biya a été réélu fin 2011 pour un nouveau mandat de 7 ans. Son parti, le RDPC, a largement remporté les élections législatives de septembre 2013 (148 députés sur 180).

La situation sécuritaire s’est fortement dégradée avec les incursions de Boko Haram au Cameroun qui se multiplient depuis 2013. Elles sont accompagnées d’enlèvement et d’attentats en région Nord.

II.               Situation économique

1. Eléments structurels

L’économie camerounaise est la plus diversifiée de la région et représente le 1/3 du PIB de la CEMAC, elle reste toutefois très dépendante de productions non transformées.

- L’agriculture représenterait 22,2% du PIB en 2014. Elle inclut des cultures de rente très variées (cacao, café, banane, coton, palmier à huile, canne à sucre, caoutchouc) et un important secteur vivrier (banane plantain, maïs, manioc…).

- Le secteur secondaire représente 30,1% du PIB.

Les hydrocarbures demeurent une ressource importante (6,3% du PIB et 44% des exportations en 2015). La production pétrolière, après avoir atteint un maximum de 180.000 barils / jour en 1985, a décru à 61.000 barils / jour en 2011, puis est repartie à la hausse pour approcher 100.000 barils / jour en 2015. L’exploitation du gaz est aujourd’hui limitée à l’approvisionnement du marché local. La compagnie franco-britannique Perenco a installé fin 2015 une unité de liquéfaction d’une capacité de 30.000 tonnes de GPL par an. Un potentiel significatif existe à moyen terme, sous réserve de redressement des cours.

Le BTP est le secteur qui connait la croissance maximale ; il bénéficie d’une demande publique importante (routes, barrages, port de Kribi) et de nombreux projets privés (logements, hôtels).

L’industrie reste limitée à des secteurs traditionnels (raffinage pétrolier, boissons, sucrerie, huile, savon, farine, aluminium, ciment, métallurgie, transformation du bois) et est peu compétitive, handicapée notamment par des coûts élevés, l’insuffisance de l’investissement et l’accès médiocre à l’offre électrique.

- Enfin, le secteur des services (47,7% du PIB) est dominé par les transports (Port de Douala et bientôt Port de Kribi), le commerce, la téléphonie mobile et les services financiers.

L’économie camerounaise est toutefois en phase de rendements décroissants (une étude de la Banque mondiale montre que la productivité globale des facteurs a une contribution négative à la croissance) et sa structure varie peu depuis les années 1990.

La relative diversification de l’économie camerounaise ne se reflète pas dans ses échanges ; l’essentiel des exportations (environ 80%) est le fait de produits pas ou peu transformés (pétrole brut, grumes et sciages, cacao, banane, caoutchouc, café, coton) et la balance commerciale apparaît structurellement déficitaire. L’économie camerounaise n’a pas connu l’industrialisation attendue.

2. Conjoncture économique

La croissance camerounaise a accéléré progressivement sur la période récente, mais amorce une décélération : elle est passée d’environ 2% en 2009 à 5,9% en 2015 et devrait s’établir à 4,9% en 2016 selon le FMI. Ces prévisions sont toutefois optimistes au regard de la conjoncture et des tensions budgétaires croissantes. L’essentiel de la croissance est le fait d’investissement publics avec de grands projets structurants (port de Kribi, barrage de retenue de Lom Pangar, centrale hydroélectrique de Memvé’ele etc.) et la construction d’infrastructures de « prestige ».

 

Cette croissance apparaît peu inclusive : le taux de pauvreté est passé de 39,9% en 2007 à 37,5% en 2014, soit un taux comparable à celui des PMA. La baisse de la pauvreté en ville est en partie compensée par sa hausse en zone rurale, particulièrement au Nord. Les dépenses d’éducation et de santé sont moindres que dans des pays de développement comparable et les indicateurs sociaux sont faibles.

 

- Après les manifestations violentes contre la vie chère en 2008, le Gouvernement a suspendu des droits de douane sur les produits de première nécessité (poisson, riz, farine), mais il vient de rétablir une taxe de 5% sur le riz. Depuis 2010, l’inflation en valeur moyenne est restée inférieure à 3%. Elle est passée sous la barre des 2% (1,9%) en 2014 malgré la baisse des subventions aux carburants ayant  conduit à une hausse moyenne du prix à la pompe de 15% en juillet 2014, compensée en partie par la baisse des taxes sur les transports. La hausse du prix des carburants et la taxation des boissons alcoolisées a toutefois entraîne, avec un certain délai, une légère accélération de l’inflation, qui a atteint 2% en 2015. Le rétablissement récent des droits de douanes sur le riz et le risque que l’offre de vivres soit affectée par l’insécurité au Nord font craindre que le seuil de 3% soit dépassé en 2016.

 

- Les crédits distribués par les banques ont augmenté de 14,8% entre  décembre 2014 et décembre 2015. Si le taux de créances en souffrance n’a que faiblement varié de 12,4% à 12,6%,  le volume de ces créances a augmenté de 17,4%, ce qui est inquiétant, les créances récentes étant a priori moins affectées.

 

- Les exportations fob du Cameroun devraient avoir atteint 2400 Mrd FCFA en 2015 selon les douanes camerounaises, soit une baisse de 6,2% par rapport à 2014, notamment à cause de la baisse des prix du pétrole. Les principaux postes en 2015 sont les huiles brutes de pétrole et produits hydrocarbures (44%), le cacao (19%), le bois (12%), le coton (4%) et l’aluminium (3%).

 

- Les importations fob du Cameroun devraient avoir atteint 3575 Mrd FCFA en 2015 soit une baisse de 4,5% par rapport à 2014. Les principaux postes en 2015 sont les huiles brutes de pétrole et produits hydrocarbures (20%), les poissons, crustacés et poissons de la mer congelés (9%), les céréales (riz, farines et froments) (8%), et le sel, le souffre, les terres et les ciments (3%).

 

- Le déficit de la balance commerciale diminuerait légèrement, passant de 7,5% du PIB en 2014 à 7% en 2015.

 

- Les avoirs du Cameroun en compte d’opération ont augmenté de 45,4% entre décembre 2014 et décembre 2015, la perception de l’emprunt de 750 M$ ayant compensé les facteurs de baisse. Cette évolution contraste avec celle du reste de la zone, dont le total des avoirs a baissé de 14,5% sur un an.

3. Finances publiques

Alors que ses déficits se creusaient (5,1% du PIB base caisse dons inclus en 2015),  Le Cameroun a fait le choix d’augmenter fortement ses dépenses d’investissement, en faisant un effort de mobilisation de recettes intérieures et de modération de dépenses de fonctionnement, mais surtout en accroissant très rapidement son endettement.

La LFR 2015 prévoyait un budget de 3992,6 Mrd FCFA. L’objectif de recettes a été atteint à 96%, les faibles performances des recettes pétrolières ayant été quasiment compensées par la bonne tenue des recettes fiscales, non fiscales et de privatisation. Les financements externes ont fait un bond, un emprunt de 750 M$ à 9,75% sur 10 ans ayant été émis malgré l’avis contraire du FMI, et porté en recettes à concurrence de 216 Mrd FCFA. Les dépenses ont été réalisées à 95%. Des économies ont été faites sur les dépenses courantes (minoration des dépenses de biens et services et surtout des dépenses de transfert). Le service de la dette a cru fortement (130% du budget initial) mais est resté dans les limites fixées par la LFR.

La LF 2016 a été basée sur des hypothèses optimistes (croissance de 5,3%) ou désormais obsolètes  (baril à 50,4$). Le budget atteint 4234,7 Mrd FCFA, soit une hausse de 10,5% par rapport aux réalisations de recettes de 2015. Les recettes internes sont en hausse modérée (6,3%) mais les tirages sur prêts et dons augmentent de 21,5%. Les dépenses courantes baissent légèrement (-1,7%), grâce notamment à la fin des subventions aux carburants, mais les dépenses d’investissement font un bond de 29%, et la charge de la dette augmente de 26%.

4. Situation de la dette

Dans le cadre de l’initiative PPTE, le Cameroun a vu sa dette extérieure réduite de 5,6 Mrd€ à 1,6 Mrd€ en 2006. Le ratio dette/PIB a atteint un plancher de 9,7% en 2008. Depuis lors, la dette a connu une forte croissance qui s’accélère depuis 2013, d’abord par endettement à des conditions non concessionnelles auprès de nouveaux bailleurs (Chine en premier lieu), puis par émission d’un Eurobond à des conditions non soutenables en 2015.

Le stock de dette extérieure est passé de 12,1% du PIB en 2013 à 22,1% en 2015 et pourrait atteindre 25% en 2016 selon le FMI. Le stock de dette totale est quant à lui passé de 19% du PIB en 2013 à 33,5% en 2015 et s’établirait à 38% en 2016.  En trois ans (2013-2015), la soutenabilité de la dette externe a été classée successivement de risque faible à risque moyen, puis risque élevé par le FMI, ceci sur la base de projections n’incluant pas l’émission de l’Eurobond mais conduisant à un ratio dette/PIB à 42,5% en 2020.


[1] Aucune donnée incluant l’Eurobond n’est disponible

5. Relations avec les bailleurs

5.1. FMI

Aucun programme n’est en cours. Une visite de Mme Lagarde a eu lieu en janvier 2016. Elle a appelé à l’amélioration du climat des affaires, à l’approfondissement de l’intégration régionale, et surtout à une plus grande sélectivité des investissements publics.

5.2. Banque mondiale

Une stratégie nouvelle doit être adoptée en 2016. Le portefeuille de la Banque mondiale inclut 16 projets d’un montant total de 929.8 M$, avec un reste à décaisser de 644.7 M $. Les principaux projets en cours de décaissement : Barrage de Lom Pangar (132 M USD) ; Traitement d’urgence ces crues (108 M USD),  Développement des marchés agricoles (100 M USD) ; Centrale à gaz de Kribi (82 M USD) ; Eau et développement urbain (80 M USD), Transport multimodal (71 M USD) ; Compétitivité agriculture (60 M USD) ; Education (53 M USD).

5.3. Banque africaine de développement

La BAD adopté une stratégie 2015-2020, qui repose sur deux piliers : renforcement des infrastructures agricoles et de transport et renforcement de la gouvernance. Début mars  2016, le Portefeuille actif de la BAD  (y inclus projets régionaux) comprenait 22  projets en cours ou approuvés, essentiellement dans le secteur des infrastructures,  M DTS pour un montant total de 724, 1 M DTS, avec un  reste à décaisser de 380 M DTS. Les principaux projets sont : Programme routier Batchenga-Lena (146 M USD),  Corridor Bamenda –Enugu (126 M USD) ; Route Kumba-Manfe (66 M USD, Aménagements hydrauliques  de Lom Pangar (62 M USD).

5.4. Union européenne

L’enveloppe du 11ème FED (2014-2020) est en augmentation de 11 % à 282 M EUR. 178 M EUR seront consacrés au développement rural et 78 M EUR seront consacrés au financement de projets d’appui à l’amélioration de la gouvernance. 20 M EUR financeront les mesures d’appuis, d’accompagnement de la programmation, de préparation et de mise en œuvre. L’approche projets a été jusque-là privilégiée mais l’UE envisage de recourir à terme à des appuis budgétaires sectoriels.

5.5. Autres bailleurs

Les financements Chinois sont devenus très importants sur les 5 dernières années (550 Mds FCFA en 2011, 490 Mds en 2012  et 190 Mds en 2013,  400 Mds en 2015), 588 Mrd FCFA depuis début 2016 (seconde phase du Port de Kribi et barrage de 75 MW dans l’Adamaoua)

Les principaux projets sont, outre les projets précités : première phase du Port de Kribi, logements sociaux, centrale hydroélectrique de Memvé’ele, 1er tronçon de l’autoroute Douala-Yaoundé, Adduction d’eau potable Yaoundé.  

6. L'aide bilatérale française

L’activité de l’AFD au  Cameroun concerne de nombreux secteurs : agriculture, eau-assainissement, infrastructure et développement urbain, éducation, santé, secteur productif.

Dans le cadre d’une remise de dette bilatérale additionnelle, le Cameroun bénéficie du processus C2D :

- Le second C2D qui porte sur la période 2011-2016 bénéficie d’un montant de 326 M EUR  (signé en juillet 2011). Il est concentré principalement sur l’agriculture et le développement rural (60%) mais également les infrastructures et le développement urbain (34%) ainsi que la formation professionnelle (5 %). Les montants de ce second C2D sont intégralement engagés mais les décaissements pourraient s’étaler jusqu’en 2019.   

Un troisième, et éventuellement dernier C2D, est en cours de négociation. Les modalités précises ne sont pas encore arrêtées notamment en ce qui concerne la durée et le montant de l’enveloppe attribuée. Celui-ci pourrait commencer en 2016, pour une durée de 8 ans, et un montant compris entre 400 M€ et 600 M€.

- L’AFD a octroyé des prêts souverains, jusqu’à fin 2015, où le Cameroun a été déclassé en risque élevé de soutenabilité de la dette par le FMI. Son activité est désormais limitée à l’octroi de prêts non souverains, en vertu de la doctrine Lagarde.

- Les prêts octroyés en 2015 sont : un prêt souverain de 70 M € (pont sur le Wouri) et un prêt non souverain de 46 M€ à Aéroports du Cameroun pour la réfection de la piste de l’aéroport de Douala.

Les versements, tous projets confondus, ont atteint 166,6 M€, et le reste à verser est de 863,1 M€.

7. Présence commerciale française

7.1. Commerce extérieur

Après une baisse sensible de 7,5% en 2014, les exportations françaises vers le Cameroun ont baissé de 1,5% en 2015 pour atteindre 644,5 M EUR. Le premier poste est « préparations pharmaceutiques » (17,3%), suivi des céréales et malt (13,8%), des équipements de communication et ordinateurs (7,4%), des véhicules automobiles (2,7%) et des produits de raffinage du pétrole (2,2%). La hausse de 53% des exportations de médicaments autorisée par la reprise des paiements de la Centrale Nationale d’Achat des Médicaments Essentiels n’a pas totalement compensé la baisse qu’ont connue la plupart des autres principaux postes. On notera que les produits de faible valeur ajoutée française constituent une part importante des exportations. La France est le 3ème fournisseur du Cameroun en 2014 avec 17,8% des importations derrière la Chine et le Nigéria, dont la place varie beaucoup, en fonction des ventes de pétrole.

Les importations françaises depuis le Cameroun ont connu une hausse de 27% pour atteindre 294 M EUR en 2015. Les principaux postes sont les fruits tropicaux (34,4%), le cacao et le chocolat (14,3%), l’aluminium (12,4%), le pétrole brut (11,7%), les bois transformés ou non (9,9%) et le café (8,2%). Les plus fortes hausses concernent  le pétrole brut, l’aluminium et les fruits, le cacao connaissant en revanche une baisse. Au total, notre solde positif se réduit de 423,4 M EUR à 350,3 M EUR.

7.2. IDE et présence française

Le stock d’IDE français au Cameroun s’établit en 2014 à 906 M EUR en diminution de 18% par rapport à 2013, selon la Banque de France. La baisse a commencé en 2013, après une période de croissance pendant laquelle le stock d’IDE français au Cameroun est passé de de 544,3 M EUR en 2008 à 1 076,6 M EUR en 2012. Le stock d’IDE Français au Cameroun est le troisième d’Afrique centrale, après le Gabon et le Congo, qui bénéficient d’investissements pétroliers.

En termes de répartition, les activités financières et d’assurance constituent de loin le premier secteur d’investissement avec 64,6 % du stock en 2013 (666,5 M EUR). La prépondérance du secteur financier est notamment due à la présence de nombreuses filiales au Cameroun de groupes bancaires français (Société Générale, BPCE…) mais également du secteur de l’assurance (Axa, Gras Savoye…). Le second secteur est celui du commerce, qui représente 131,5 M EUR en 2013 (13,2 % du stock).

La présence française est très diversifiée. Elle est le fait d’une centaine de filiales et de 200 entreprises appartenant à des ressortissants français. Elle est significative dans l’exploitation pétrolière (Perenco qui a repris les activités de Total E&P), l’agro-industrie et le bois (Cie fruitière -bananes, Bolloré -huile de palme, Vilgrain -sucre et farine, Castel -boissons- Rougier et Pasquet -bois), le BTP (Vinci/Sogea-Satom, Fayat/Razel, Bouygues/DTP Terrassement), l’industrie (Lafarge -ciment, Air Liquide), les autres services (Bolloré -terminal à conteneurs et chemin de fer-, CMA-CGM/Delmas, Necotrans, Bureau Veritas), les activités financières (cf.supra), les télécommunications (Orange), la distribution (CFAO/Laborex -véhicules et produits pharmaceutiques, Total -produits pétroliers raffinés- Super U, Casino). EDF a signé fin 2013 un accord avec l’Etat et la SFI pour la construction d’un barrage hydroélectrique (Nachtigal, non loin de Yaoundé) dont le coût est estimé à 800 M USD. EDF exploitera à terme le barrage dont l’électricité serait notamment vendue à l’aluminerie ALUCAM (ex-filiale de Rio Tinto Alcan) pour laquelle l’Etat cherche un repreneur. Bolloré a obtenu en 2015 la concession  du terminal à conteneurs du Port de Kribi en groupement avec CMA-CGM et l’entreprise de BTP chinoise CHEC, Necotrans obtenant la concession du terminal polyvalent en association avec un groupement d’entreprises locales.  CFAO retail va installer deux centres commerciaux et 4 supermarchés en partenariat avec Carrefour et compte investir 88 M EUR sur 4 ans.

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