Le Cameroun est membre de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale –CEMAC- dont l’un des piliers est l’Union Monétaire d’Afrique centrale qui donne aux six pays membres une monnaie commune, le franc CFA d’Afrique centrale (XAF), arrimé à l’euro (un euro = 655,956 XAF). Il est également membre de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale CEEAC, dont l’intégration économique de ses dix Etats membres (les six pays de la CEMAC plus l’Angola, le Burundi, la RDC et Sao Tome et Principe) tarde à se mettre en place.
Avec ses 20 millions d’habitants et sa position géographique au bord du golfe de Guinée qui en fait le débouché naturel pour les pays et régions enclavés d’Afrique centrale (Tchad, Centrafrique, Nord Congo), le Cameroun est incontestablement le poids lourds de la Cemac (35% du PIB de la sous-région). Son économie est la plus diversifiée de la région. Les activités agricoles et forestières (20% du PIB) s’appuient à la fois sur les cultures de rente (cacao, café, banane, palmier à huile, canne à sucre, caoutchouc) et sur le vivrier (banane plantain, maïs, manioc,…). Les hydrocarbures restent un élément important de l’économie (7% du PIB) même si la production pétrolière, avec PERENCO comme opérateur principal, est sur le déclin (65 000 barils jour en 2010 contre 87 000 barils jours il y a encore trois ans). Les espoirs reposent désormais sur l’exploitation du gaz à moyen terme (projet de liquéfaction de gaz de GDF/Suez). Les ressources minières que l’on sait diversifiées (cobalt, bauxite, fer, …) mais non exploitées font actuellement l’objet de projets notamment avec l’arrivée d’Hanlong Mining (Chine) dans le fer. L’industrie (22% du PIB) couvre des secteurs variés du point de vue régional (boissons, sucrerie, huilerie, savonnerie, minoterie, aluminium, ciment, métallurgie, 1ère transformation du bois) mais doit améliorer sa compétitivité. Enfin, les services sont dominés par les transports, le commerce et la téléphonie mobile. Malgré cette diversification, l’essentiel des exportations (80%) repose sur des produits pas ou peu transformés (pétrole brut, grumes et sciages, cacao, banane, caoutchouc, café, coton). Pour accélérer sa croissance, le Cameroun devra relever le défi du développement de ses infrastructures routières, de télécommunications, et électriques en mettant en valeur son très important potentiel hydraulique...
Au plan financier, la Cameroun a bénéficié de l’initiative « pays pauvre très endetté » qui a conduit à l’annulation d’une grande partie de sa dette extérieure au moment de l’atteinte du point d’achèvement en avril 2006.
La France reste le premier fournisseur du Cameroun devant la Guinée Equatoriale (pétrole) et la Chine. La présence française s’appuie sur une centaine de filiales et quelques 200 entreprises appartenant à des ressortissants français ; elle est diversifiée dans tous les secteurs d’activité (exploitation pétrolière, cultures de rente, exploitation forestière, sucre, brasseries, cimenterie, téléphonie mobile, logistique et transport ferroviaire, téléphonie mobile, banque, assurance,… ).
Le service économique « Afrique centrale » basé à Yaoundé couvre les 6 pays de la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad), plus la République démocratique du Congo ainsi que Sao-Tomé et Principe. Il assure la veille économique, le lien avec les entreprises françaises implantées dans la circonscription, l’organisation de missions officielles à caractère économique ; il suit également les questions relatives à l’intégration régionale, l’environnement des affaires et les grands projets. Il s’appuie au Gabon, au Congo et en RDC sur les services économiques présents dans ces différents pays.