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Burkina Faso

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Le Président Blaise Compaoré, qui dirigeait le pays depuis près de 30 ans, a été renversé par un coup d'état populaire fin octobre 2014. Cette "révolution" s'est déroulée sans violence majeure et dans un calme relatif. S’en est suivie une période de transition jusqu’en novembre 2015, dates de l’organisation de l’élection présidentielle et des élections législatives. Le nouveau Président Roch Marc Christian Kaboré a été élu avec 53% des voix et investi dans ses fonctions le 29 décembre 2015 pour un mandat quinquennal. Les relations du Burkina Faso avec la communauté financière internationale demeurent excellentes.

Avec un PNB par tête estimé à 631 USD (moins de deux euros par jour), le Burkina Faso reste un pays pauvre, rural et enclavé. Son développement se heurte à plusieurs handicaps : une situation géographique enclavée, un indice de développement humain faible, une population essentiellement rurale, des ressources limitées et peu diversifiées et donc exposés à la variation de facteurs exogènes (cours mondiaux, climat), une offre énergétique très insuffisante et des infrastructures encore limitées (réseau routier et ferré, télécommunications). L’activité économique se concentre sur quelques produits (coton, élevage, vivrier), auxquels s’ajoute une production minière en développement, notamment la production aurifère. Le pays est membre de Union Economique et Monétaire de l'Afrique de l'Ouest – UEMOA  et de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest – CEDEAO.

Après deux années de ralentissement en 2014 (+4,2%) et 2015 (+4%), la croissance burkinabè s’est redressée en 2016 (+5,4%) et les perspectives restent favorables en 2017 (entre 6 et 8% selon les observateurs économiques). Le pays bénéficie notamment d’une stabilisation de la situation politique, d’une amélioration des termes de l’échange et d’une baisse du FCFA par rapport au dollar qui favorise la compétitivité prix, du relatif dynamisme de la Côte d’Ivoire notamment par le canal des transferts des migrants, d’une pluviométrie favorable aux bons résultats agricoles ou encore d’une baisse de la facture pétrolière.

L’activité économique burkinabé devrait se raffermir sur la période 2017-2019, selon les orientations données par le Président du Faso dans la circulaire budgétaire 2017. La croissance se situerait en moyenne à 7,45%, portée par le dynamisme du secteur agro-pastoral, la bonne orientation du secondaire et la vigueur des services (télécommunications, services financiers, transport), sous l’impulsion de la mise en œuvre du plan national de développement économique et social (PNDES 2016-2020).

A ce propos, les annonces de financement des partenaires des partenaires techniques et financiers lors de la conférence des partenaires du Burkina Faso tenue à Paris en décembre 2016, se sont élevées à plus de 8.000 milliards FCFA hors partenariat public-privé, soit environ 12,2 milliards d’euros. Ces intentions de financement représentent près de 150% du financement recherché, mais restent à être concrétisées...

Avec 83 projets en partenariat public-privé (PPP) identifiés pour la table ronde des bailleurs de fonds en décembre 2016 et 51 projets cités lors du forum Etat-acteurs privés en mars 2017, le modèle PPP constitue un enjeu de taille pour la mise en œuvre du PNDES. Dans ce contexte, la loi initiale du 23 mai 2013 portant régime juridique du Partenariat public-privé a été examinée et réaménagée en juin 2017 pour rendre plus attractif le modèle en allégeant notamment les conditions d’exécution de projets en PPP. La nouvelle loi vise à permettre, pour une durée de six mois, le recours à la procédure d’entente directe pour plus de célérité dans la procédure de passation des contrats PPP relatifs aux (38) projets nominativement arrêtés par le gouvernement. Il s’agit de projets matures, structurants et ayant un impact immédiat sur la croissance et les conditions de vie des populations. Le conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée.

Les deux principaux produits d’exportation du pays que sont l’or (et plus accessoirement le zinc) et le coton participent pleinement aux projections positives. En 2016, le Burkina a produit 38,1 tonnes d’or pour 11 mines industrielles en exploitation, avec une hausse moyenne annuelle de 7% prévue jusqu’en 2019. De son côté, la production industrielle de zinc s’est élevée à 155,7 tonnes en 2016. La production d’or estimée en 2016 serait de 39,2 tonnes. Le Burkina Faso, premier producteur de coton d’Afrique, a récolté 683 000 tonnes de coton sur la campagne 2016-2017 pour 740.349 hectares de superficies emblavées, avec une croissance annuelle moyenne du secteur estimée à 3,3% sur les trois prochaines années.

En 2016, les échanges franco-burkinabè ont connu une évolution contrastée : les exportations de la France vers le Burkina Faso ont diminué de -10,0% avec un volume de 233,1 MEUR (moyenne Afrique de l’Ouest à -12,6%), tandis que les importations de la France en provenance du Burkina Faso ont augmenté de +23,5% avec un volume de 18,2 MEUR (moyenne Afrique de l’Ouest à -26,5%). En Afrique de l’Ouest (15 pays), le Nigeria (1.156,4 MEUR/-10,8%) reste le 1er client de la France devant la Côte d’Ivoire (1.073,4 MEUR/-3,0%) et le Sénégal (758,3 MEUR/-1,1%), alors que le Burkina Faso n’occupe que le 7ème rang. A l’échelle de l’Afrique subsaharienne (52 pays), le Burkina Faso est en 2016 le 17ème client de la France (233,1 M EUR), son 27ème fournisseur (18,2 MEUR) et son 12ème solde positif (+214,9 MEUR).

Sur janvier-mai 2017, les échanges franco-burkinabè ont repris quelques couleurs. Ainsi, les exportations de la France vers le Burkina Faso sont en légère hausse à +0,3% avec un volume de 101,0 MEUR (moyenne Afrique de l’Ouest à -7,4%), tandis que les importations de la France en provenance du Burkina Faso sont en nette augmentation de +35,7% avec un volume de 10,2 MEUR (moyenne Afrique de l’Ouest à +6,9%). A l’échelle subsaharienne (52 pays), le Burkina devient le 13ème client de la France (101,0 MEUR), son 25ème fournisseur (10,2 MEUR) et surtout son 8ème solde positif (90,8 MEUR).

Rappel : Les Services Économiques - qui constituent le réseau international de la Direction Générale du Trésor - sont dorénavant concentrés sur les missions régaliennes de soutien aux entreprises, notamment via le suivi des économies, la surveillance des conditions d'accès au marché, l’appui aux grands contrats et la promotion de l’attractivité de notre territoire. Le bureau régional Business France à Abidjan (Directrice Côte d’Ivoire : Mme Sophie CLAVELIER - Tél : +225 20 20 75 31 - Courriel : sophie.clavelier@businessfrance.fr - www.businessfrance.fr) est désormais l’organisme compétent pour le développement international des PME françaises dans plusieurs pays cibles d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Ghana, Mali et Sénégal). Dans ce contexte, des informations macroéconomiques et/ou sectorielles sont régulièrement postées sur le site internet du Service Économique de Ouagadougou : www.tresor.economie.gouv.fr/pays/burkina-faso.

(juillet 2017)


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