Etat membre de l’Union européenne depuis janvier 2007, la Bulgarie est, selon la nomenclature de la Banque mondiale, un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure (upper middle-income economy) avec un PIB par habitant de 4 784 EUR en 2010. Située au cœur des Balkans, elle partage des frontières avec deux autres pays de l’Union européenne (Grèce et Roumanie) ainsi qu’avec la Serbie, la Macédoine et la Turquie. D’après le dernier recensement (février 2011) la population de la Bulgarie est de 7,36 millions d’habitants, dont un quart est concentré dans les trois principales agglomérations du pays, Sofia, Plovdiv et Varna. Avec un produit intérieur brut de 36 Md EUR en 2010, la Bulgarie est la troisième économie de la zone Danube Balkans, loin derrière la Roumanie, après la Croatie mais devant la Serbie. Les réformes engagées à la suite de la crise économique et financière de 1996-1997, parmi lesquelles la création de la caisse d’émission qui ancre depuis dix ans la monnaie nationale, le lev, à l'euro, reste emblématique, ont permis la stabilisation macroéconomique du pays. De 2004 à 2008, la Bulgarie connait une croissance moyenne de plus de 6 %, nourrie par l’afflux de capitaux étrangers (27 % du PIB en 2008) et le développement du crédit bancaire au secteur privé. Et au total, en dix ans, le PIB bulgare (en standard de pouvoir d’achat) a progressé sensiblement, de 28 % de la moyenne européenne en 2000 à 43 % en 2010.
La crise financière internationale a causé une panne brutale des moteurs de cette convergence. La chute des flux de capitaux, investissements directs étrangers (IDE) notamment, a durement touché la construction, l’immobilier et l’intermédiation financière, secteurs en fort développement avant la crise. En conséquence, en 2009, la Bulgarie connaît une forte récession (de 5,5 %) et elle enregistre pour la première fois depuis 2004 un déficit budgétaire (4,7 % du PIB). Par son impact sur la demande intérieure, la crise a toutefois permis la correction des déséquilibres accumulés durant la période d’avant crise et, d’abord, celle du déficit courant, ramené de 23 % du PIB en 2008 à 1 % du PIB en 2010. La dette extérieure de la Bulgarie reste, cependant, élevée (plus de 100 % du PIB selon le FMI). Au moment où s’amorce la reprise dans les Balkans, la Bulgarie dispose de plusieurs atouts pour sa compétitivité et la croissance à venir : elle offre un des taux d’imposition (personnes physiques et sociétés) les plus faibles d’Europe (« flat tax » de 10 %) et le coût de travail le plus bas de l’Union européenne ; d’autre part, le niveau très bas (14,7 % du PIB) de sa dette publique et un déficit budgétaire limité au regard des niveaux européens et régionaux garantissent la stabilité des finances publiques dans une région marquée par les interventions du Fonds Monétaire International (Grèce, Roumanie, Serbie, ARYM,...).
La France, dont la position est forte sur le marché roumain voisin, n’a pas encore trouvé toute sa place sur le marché bulgare. En 2010, elle est le 6ème client de la Bulgarie et son 8ème fournisseur, avec une part de marché qui s’effrite à 3,4 % (4 % en 2009) derrière la Russie (17 %), l’Allemagne (10,5 %), l’Italie (7,6 %), la Roumanie (5,9 %), la Turquie (5,52 %), la Chine (5,45 %) et la Grèce (5,4 %).
La circonscription géographique du Service Economique Régional (SER) de Sofia couvre la zone Danube Balkans : Albanie, Ancienne République Yougoslave de Macédoine (ARYM), Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Kosovo, Monténégro, Roumanie, et Serbie. Le SER est organisé autour de deux pôles : un pôle économie et finances (analyses macro-économiques et affaires multilatérales et européennes) et un pôle énergie et infrastructures (soutiens aux grands projets et financements).Il a pour principale mission le suivi et l’analyse de la situation économique et financière de la région. Il assure, avec les services économiques de Belgrade, Bucarest et Zagreb, un service de veille sur de nombreux indicateurs liés à l’activité économique, aux échanges extérieurs, aux finances publiques et au secteur financier, de même que le suivi des programmes d’ajustement et des relations avec les bailleurs de fonds.
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