Une page « brillante » de l’histoire du Brésil s’est tournée fin 2010. Huit années au pouvoir n’ont rendu le Président Lula que plus populaire au Brésil et plus respecté par ses pairs sur la scène internationale. Il est vrai que le pays est désormais non seulement riche de ses potentialités (le fameux pays du futur et qui devait le rester) mais aussi maintenant fort de ses réalisations : 7ème PIB au monde, croissance économique en hausse assortie de redistribution, orthodoxie financière reconnue par le statut d’« investment grade », résilience à la crise, dynamisme du marché intérieur, émergence à l’international de puissants groupes privés … La liste des succès du Brésil d’aujourd’hui serait trop longue à égrener.
Le Brésil peut, en effet, compter sur de vrais et, pour certains, de nouveaux atouts. D’abord, les prix des commodités restent bien orientés, durablement espère-t-on à Brasilia : même si le Brésil essaie de se libérer de cette dépendance parfois excessive, la santé de son économie en est encore pour beaucoup redevable. Ensuite, la manne pétrolière se confirme voire s’amplifie : la dynamique des investissements associés au développement des nouveaux champs pétroliers et les ressources financières nouvelles dégagées stimuleront l’activité au Brésil pour de nombreuses années. Il en sera, de même, grâce à l’octroi au Brésil de l’organisation de 2 grands évènements sportifs, la Coupe du Monde de football (2014) puis les Jeux olympiques à Rio (2016). Enfin, et peut-être surtout, on ne souligne jamais assez que le Brésil entre à peine dans son « âge d’or » démographique qui pourrait durer une trentaine d’années : pendant toute cette période de transition démographique, le poids des inactifs sur l’économie brésilienne n’est et ne sera jamais plus aussi faible, d’autant que le plein emploi semble garanti pour quelque temps.
Une démocratie consolidée, une économie assainie, un système financier solide, des projets à foison … tout concourt à ce que les entreprises françaises s’intéressent encore plus à ce marché souvent difficile, fermé et réglementairement opaque mais aussi tellement rémunérateur. Beaucoup d’entre elles l’ont, d’ailleurs, déjà bien compris. Les statistiques du commerce bilatéral, des investissements français et des grands contrats avec transfert de technologie, en attestent. A l’évidence, le partenariat stratégique entre les deux pays n’est pas un vain mot, à ce niveau économique également.
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