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Bénin

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Le Bénin (10,1 millions d’habitants), appartient au groupe des pays les moins avancés, avec un PIB/hab. de 752 USD courants environ en 2012 (1583$ en parité de pouvoir d’achat, soit près de 45% de plus que son voisin Togolais). Pays membre de la Zone franc, le Bénin représente un peu moins de 10% du PIB de l’UEMOA.
En termes d’indice de développement humain (IDH), il se classe au 166eme rang sur 187 du rapport PNUD 2012. Le taux de pauvreté mesuré comme la part de la population vivant avec moins de1.25$ par jour est de 47.3% en 2012.
Le Bénin est classé 175ème sur 185 du rapport « Doing business » 2013.

La structure de l’économie béninoise est largement déterminée par sa position stratégique sur la côte ouest- africaine, à la porte du géant Nigérian : les opportunités de commerce formel ou informel avec le Nigéria et les opportunités de desserte des pays enclavés de l’hinterland n’ont guère incité à la diversification de l’économie béninoise, et fait du Bénin un « État -entrepôt», selon l’expression du géographe John Igue.

Le secteur primaire représenterait  32.2% du PIB en 2011. Alors que le pays dispose d’un potentiel agricole considérable, 20% seulement des terres arables sont exploitées. Les rendements agricoles présentent des marges considérables d’augmentation.

 La production de coton, qui avait dépassé 426.000 tonnes en 2004 a fortement régressé, jusqu’à atteindre 135.000 tonnes en 2009. Ceci est dû aux difficultés de gestion de la filière et à la baisse mondiale des cours. En 2011, le coton constituait 17% des exportations béninoises. Le gouvernement s’est attaché à une relance dans le cadre de la réétatisation transitoire de la gestion de la filière opérée en 2012, et la production serait passée de 200.000 tonnes en 2011-2012 à 240.000 tonnes en 2012-2013. Les comptes définitifs de cette dernière campagne ne sont pas connus.

La production de maïs a connu une croissance soutenue, doublant  en une quinzaine d’année (525.000 tonnes en 1996, 1.150.000 tonnes en 2012-2013).
Le secteur secondaire représenterait  13.4% du PIB en 2011. Les principales industries sont la production de ciment et l’agro-alimentaire. Une nouvelle cimenterie (NOCIBE), d’une capacité de production de 2 MT/an, doit entrer en production. Le BTP a également un poids élevé. Les industries manufacturières occupent une place très réduite.
Le secteur tertiaire, directement et indirectement lié à l’activité portuaire, est particulièrement important.  Il représente officiellement 54.4% du PIB 2011, mais plus en tenant compte du secteur informel. Il existe en effet une économie parallèle  de grande ampleur, centrée sur les réexportations, notamment à destination du Nigeria. L’activité du Port a été perturbée d’avril 2011 à mai 2012 par les difficultés rencontrées par la désorganisation due à la conduite de travaux importants sur financement du Millenium Challenge  Account américain,  à la mise en œuvre difficile du Programme de Vérification des Importations et à des grèves douanières. L’activité du port a ensuite amorcé une reprise.

L’activité de réexportation formelle et informelle pourrait  être affectée par la mise en place d’un tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO, et sera fonction de la compétitivité du Port de Cotonou.
Au total, la faible diversification  de l’économie béninoise, très dépendante du Port de Cotonou et du coton, est un facteur de fragilité. Les réformes structurelles, dans des secteurs tels que les télécommunications ou l’énergie, marquent le pas. L’amélioration de la gouvernance et  du climat des affaires sont des défis majeurs du Bénin.

Sur les dernières années, le Bénin a connu un taux de croissance modeste au regard de nombreux autres pays d’Afrique de l’Ouest, et insuffisant pour améliorer le niveau de vie d’une population qui croit  de 2.7% par an. Après un ralentissement de la croissance en 2009 et 2010 (respectivement 2,7% et 2,6%) sous l’effet en 2010   d’inondations et de l’écroulement d’une pyramide de Ponzi, le Bénin a connu une reprise modérée à 3,5% en 2011.  Le taux de croissance estimé pour 2012, initialement de 3.5%, a été révisé à la hausse à 5,4% par le gouvernement.

L’inflation est estimée à 6,7% en variation moyenne sur l’année 2012 ; ce niveau élevé est dû à la répercussion de la diminution de moitié des subventions nigérianes aux hydrocarbures sur les prix des carburants vendus en fraude. Ceci a eu un effet important sur le budget des ménages dont les dépenses hors carburants ont été affectées. En septembre  2013, l’inflation a été ramenée  à 3.2% en variation moyenne, soit légèrement au-dessus du critère de convergence UEMOA de 3%.

Le secteur bancaire est caractérisé par un nombre élevé de banques (12 en 2012) structurellement surliquides en raison du manque d’emprunteurs solvables.  Les crédits aux administrations publiques représentent 20% des encours en juin 2012. À la même date, les titres publics représentent 24% des actifs du système bancaire, dont 10% pour les titres émis par l’État béninois. Le taux de crédits en souffrance est élevé (10.9% en  novembre 2012).
Les finances publiques, bien que gérées avec prudence, demeurent marquées par l’importance de la masse salariale (45% des recettes pour une norme UEMOA de 35%) et la faiblesse des dépenses d’investissement. Après avoir été ramené à 3,1% en 2010, le déficit global s’est accru à 4,3% du PIB en 2011 puis  s’est réduit à 2,4% en 2012. En 2012, les objectifs de recettes des régies ont été dépassés (722,5 Mds FCFA réalisés pour 680 Mds FCFA prévus). Les performances des impôts et douanes ont été satisfaisantes (respectivement  280,1 et  318,1 Mds FCFA pour des objectifs de 297,4 et 334 Mds FCFA). La cession d’une licence de téléphonie mobile pour 44 Mds FCFA a contribué à l’essentiel du dépassement. Les dépenses ont été contenues (815,8 Mds FCFA pour un objectif annuel de 845,4 Mds). Le déficit global (base ordonnancement) atteint   93,2 Mds FCFA à fin décembre 2012 pour 135,4 Mds programmés.
La dette publique totale est estimée à 29.1% du PIB en  2012, dont 17.3% pour la dette extérieure. L’analyse de la viabilité de la dette conduite par le FMI et la Banque mondiale en 2012 conclue à un risque de surendettement faible. Des entreprises font toutefois état de délais de paiement excessifs de l’État.

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