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Angola

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Ex colonie portugaise dont l’indépendance a été proclamée le 11/11/1975, l’Angola fait partie des pays les mieux dotés d’Afrique en terme de ressources naturelles (pétrole, gaz, hydroélectricité, mines, diamants, agriculture, pêche, eau), mais il a été ravagé par 27 ans de guerre civile. Désormais second producteur de pétrole d’Afrique après l’Algérie, mais devant le Nigeria, avec près de 2Mb/j, l’Angola reconstruit ses infrastructures grâce aux revenus du pétrole depuis le retour à la paix en 2002. L’économie repose essentiellement sur le pétrole, dont la part baisse, mais qui représente encore 40% du PIB en 2011, contre 55,8% en 2008, 64% des recettes fiscales et domine toujours très largement les exportations (96%).
L’Angola a connu une évolution très rapide de son économie jusqu’en 2008, avec une croissance à deux chiffres entre 2004-2008 (taux moyen du PIB : +14,5% /an sur la période), qui a permis le doublement du produit intérieur brut à hauteur de 85 Mds USD. Il a subi les effets de la crise économique et une contraction en 2009-2010 suite à la faiblesse des activités du BTP (croissance de 2,4% et de 1,6%, respectivement), mais la relance est attendue pour 2012 sous les effets conjugués de la forte hausse du prix du baril, du démarrage des exportations de gaz (GLP) et de la relance des investissements publics. La hausse du PIB est estimée à 12,5% pour 2012 (contre 3,6% en 2011), dont 13,4% pour le secteur pétrolier et 12,5% pour le secteur non pétrolier, tiré principalement par l’industrie du diamant, le BTP et l’agriculture.
Les indicateurs sociaux et le climat des affaires doivent être améliorées, mais les opportunités sont réelles et tendront à se diversifier avec le développement de secteurs d’activité clés tels que l’agriculture, l’agroalimentaire, l’électricité, l’eau et l’assainissement, ou les mines. Les entreprises françaises bénéficient d’une image favorable.
La communauté d’affaires française est l’une des plus anciennes dans le pays et la plus importante si on exclue celle du Portugal, pour des raisons historiques, et celles de la Chine et du Brésil dont la présence est étroitement liée aux lignes de crédit mises en place par ces pays.
Les exportations de l’Angola vers la France, de pétrole pour l’essentiel, se sont établies à 1,6 Md EUR alors que les exportations de la France vers l’Angola ont totalisé 634,8 MEUR en 2010. Notre pays reste le 5ème fournisseur mondial de l’Angola et le second en Europe. La France est également l’une des principales sources d’IDE du pays avec un stock d’investissement dépassant les 10 Mds EUR. Total est aujourd’hui un acteur majeur de l’industrie pétrolière angolaise. D’autres groupes français de dimension mondiale sont implantés en Angola, c’est notamment les cas de Bolloré et de Castel.
L’Angola est un pays ouvert (droits de douane entre 2% et 30%), qui dépend de l’extérieur pour plus de 85% de ses approvisionnements, avec près de 14 Mds d’euros d’importations en 2011.
Peu de pays dans le monde ont un potentiel aussi important que l’Angola, où, malgré la concurrence, il existe d’importantes possibilités pour les entreprises françaises en dépit des difficultés d’approche du marché.

© Ministère de l'Économie et des Finances – Ministère du Commerce extérieur - 2012