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Angola

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Ancienne colonie portugaise, dont l’indépendance a été proclamée le 11/11/1975, l’Angola, forte de ses 24,4 millions d’habitants, fait partie des pays les mieux dotés d’Afrique en termes de ressources naturelles (pétrole, gaz, hydroélectricité, mines, diamants, agriculture, pêche, littoral, bassins hydriques), mais dont les infrastructures, ravagées par 27 ans de guerre civile, sont à reconstruire. Les revenus pétroliers, qui contribuent à près de 70% de ses recettes fiscales et pour plus de 95% aux entrées de devises, ont permis au pays de connaître, depuis le retour à la paix en 2002, une évolution très rapide de sa croissance jusqu’en 2009 avec un taux moyen de +14,5 % entre 2004-2008, assurant le doublement du PIB sur cette période.

L’économie repose essentiellement sur le pétrole, dont la part baisse progressivement, mais qui représente encore près de la moitié du PIB. Second producteur de pétrole d’Afrique après le Nigéria, l’Angola ambitionne de produire l’équivalent de 2Mb/jour d’ici à 2015/16. Deuxième PIB d’Afrique australe derrière l’Afrique du Sud, il reste dans les faits encore très inégalitaire et souffre toujours d’un climat des affaires difficile.

Fortement impacté par la crise de 2008/09 qui a provoqué la chute des cours du pétrole (freinage de la croissance, forte érosion des réserves de change, hausse de la dette publique, multiplication d’arriérés à l’égard des fournisseurs domestiques), l’Angola a conclu en fin 2009 un accord de confirmation avec le FMI pour un montant d’1,4 Md USD, accompagné d’un programme de stabilisation macroéconomique. Celui-ci a pris fin en mars 2012 et a permis un meilleur pilotage de la politique monétaire, avec des avancées importantes dans le domaine de la stabilisation du kwanza, de la maîtrise de l’inflation et d’une moindre fluctuation de la croissance. Le pays suit désormais une trajectoire de croissance, certes moins élevée qu’au cours de la période 2004-08, mais davantage soutenable, face aux fluctuations des revenus du pétrole.

Si les indicateurs sociaux et le climat des affaires doivent encore être améliorés, le rythme soutenu des réformes structurelles et des dépenses publiques d’investissement dans les projets structurants devraient permettre au pays de passer d’une économie basée sur la rente à une économie entrepreneuriale compétitive, enjeu d’autant plus vital que le repli régulier du prix du pétrole depuis  le troisième trimestre 2014 contraint les recettes fiscales. Le processus de diversification, engagé à marche forcée, offre de nombreuses opportunités dans les secteurs d’activité clés tels que l’agriculture, l’agroalimentaire, l’eau et l’assainissement, l’énergie, les transports, les mines ou la ville durable. Conscientes du besoin d’accélérer la diversification, les autorités ont restructuré en 2014 la Banque de développement de l’Angola et activé le Fonds souverain. Elles comptent sur le marché secondaire des valeurs mobilières, lancé le 19 décembre dernier 2014, pour soutenir cette stratégie.

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