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Brésil

Après une année 2012 très décevante (1% de croissance) sous l’effet du ralentissement de la consommation les autorités brésiliennes ont multiplié les mesures de relance : baisse du taux directeur à un plus bas historique à 7,25%, soutien de la consommation et de la production (exonérations fiscales, stimulation du crédit, baisse des charges et des tarifs administrés), grand plan d’investissements dans tous les secteurs d’infrastructures. Ces mesures n’ont pas suffi à provoquer un rebond important et la croissance devrait se situer en 2013 entre 2 et 2,5%.

Force est de constater également que les perspectives pour 2014 sont du même ordre, avec une inflation qui reste résistante, des déficits publics et courants qui se sont dégradés, et un calendrier qui ne sera pas favorables aux grands changements avec un carnaval tardif, la Coupe du Monde et les élections présidentielles. Les perspectives pour les émergents en 2014 sont moins bonnes que dans la décennie 2000, avec la fin du cycle des matières et le ralentissement en Chine. Le Brésil ne se démarque pas des autres et sa croissance actuelle correspond à la croissance potentielle du pays.

Mais, dans un pays familier du « boom and bust », l’économie brésilienne résiste remarquablement : les fondamentaux financiers (système bancaire, dette) sont solides, avec une faible exposition à l’extérieur, le marché du travail est dynamique avec le plein emploi et un chômage au plus bas historique et la politique économique est orientée pour rassurer les investisseurs. De plus, dans un contexte mondial de turbulences pour les émergents et d’aversion au risque avec des sorties de capitaux, le Brésil tire son épingle du jeu avec des IDE qui restent exceptionnellement élevés (64 Mds USD en 2013) et placent le pays au 7ème rang mondial. Le marché des changes connait des turbulences, mais la baisse du réal, qui était nettement surévalué, va aussi avoir des effets positifs sur la compétitivité du pays.

Les faiblesses structurelles de l’économie brésilienne sont connues (manque d’infrastructures, bureaucratie, maquis fiscal, éducation) et elles brident la croissance à court terme. Néanmoins, les autorités ont conscience de ces freins et prennent des mesures, notamment en termes d’infrastructures en multipliant les concessions. Les progrès ne seront pas immédiats mais à moyen terme il y a tout lieu d’être optimiste. Par ses dimensions géographiques et ses ressources, le Brésil est un émergent stratégique et les problèmes conjoncturels de son économie ne laissent pas entrevoir de risque systémique. En 2011 il s’est hissé au 6ème rang mondial en termes de PIB (7ème rang en 2012). C’est un géant agricole, qui dispose de réserves de terres agricoles, ce qui dans un contexte mondial de pression démographique constante est un atout majeur. Son sous-sol regorge de minerais, métaux rares et de pétrole. Enfin, c’est un marché de 200 millions de personnes qui accèdent à la consommation, grâce aux politiques de redistribution de revenus.

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