5ème puissance économique d’Amérique Latine et 1er producteur pétrolier du continent, le Vénézuéla est solidement doté : 1ères réserves mondiales de brut et 5èmes de gaz, vastes ressources minières (or, bauxite, fer, nickel, charbon…), hydrauliques et agricoles.
Malgré les contraintes du modèle de développement impulsé par le président Chavez et des incertitudes liées maintenant à sa succession, la croissance, nourrie par les cours élevés du pétrole, une forte dépense publique, de grands chantiers, notamment dans le logement social, a été en 2012, l’une des meilleures d’Amérique latine (+5,5%), aux prix certes de quelques déséquilibres macroéconomiques sources de tensions.
Conséquence de la redistribution de la rente pétrolière et d’une politique sociale volontariste favorisant un recul de la pauvreté, la demande intérieure, très dynamique, progresse plus rapidement que l’offre nationale : elle est satisfaite par un recours grandissant aux importations (59 Mds USD en 2012, soit +26%). Les autorités tentent cependant de relancer le secteur productif, impliquant un appel aux capitaux, technologies, équipements et services de l’extérieur dont profitent les grands partenaires du Vénézuéla, historiques comme les États-Unis ou nouveaux alliés stratégiques, Chine, Russie, Brésil…
La relation avec la France a été confortée par la tenue en novembre dernier d’une commission mixte de haut niveau. Notre pays jouit d’une image technologique servie par la présence de nos entreprises depuis des décennies et de grandes réalisations dans les secteurs clés du transport, de l’énergie, des industries de base, de la santé, de l’environnement, des produits de consommation. Parmi les tout premiers investisseurs directs étrangers mais seulement au 14ème rang des fournisseurs, la France dispose d’un réel potentiel de développement qu’attestent la signature récente de grands contrats et des exportations en nette amélioration (+24% en 2012).
D’approche difficile, ce marché reste ouvert aux entreprises françaises de toutes tailles et de tous secteurs prêtes à affronter la concurrence accrue de nouveaux acteurs, avec des retours sur investissement supérieurs à la moyenne.
UBIFRANCE est active au Vénézuéla au travers d´une délégation de Service Public (DSP) mise en place début 2012 en faveur de la Chambre de Commerce Vénézolano-Française, qui se tient à la disposition des entreprises françaises pour les appuyer et sécuriser leur accès au marché vénézuélien, en collaboration étroite avec le Service économique de l’ambassade. Il en est de même d’une dynamique section des Conseillers du Commerce Extérieur de la France, représentative des différents secteurs de notre offre.