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Trinidad et Tobago

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Petit archipel de 5128km2 situé à 12 km au large du Venezuela, l’État caribéen de Trinidad-et-Tobago est composé de deux îles distantes de 32 km, ayant pour superficies respectives 4828 km2 (Trinidad) et 300 km2 (Tobago).
D’une grande stabilité politique, cet État a connu en mai 2010 un important changement de gouvernement dans le cadre d’une alternance démocratique, avec l’avènement d’une coalition de cinq partis, le PP (People’s Partnership), conduite par une Première ministre, Mme Kamla Persad-Bissessar, mettant fin à l’hégémonie du PNM (People’s National Movement) qui dominait la scène politique depuis l’indépendance en 1962 avec seulement quatre interruptions (en 1976, 1995, 2000 et 2010).
Les réserves d’hydrocarbures trinidadiennes (réserves de brut prouvées : 728 M barils ; réserves de gaz naturel prouvées : 436 Mds m3), en production commerciale depuis plus de 100 ans,  assurent à l’archipel un PIB par habitant confortable (15 846 USD en 2010) malgré l’impact de la crise financière de 2008 qui a mis fin à 15 ans d’expansion économique, l’économie ayant connu en 2009 et 2010 des contractions de respectivement -3,05% et -0,6%. 
Devenue la première économie des Caraïbes (PIB de 20,6 Mds USD en 2010) grâce à l’exploitation de ses hydrocarbures (83% des exportations en 2010), Trinidad-et-Tobago a également su  profiter de son marché régional CARICOM (Caribbean Community) pour développer dès les années 1970 un solide tissu de PMI. La transformation du gaz naturel à partir des années 1980, financée en très grande partie par des investisseurs étrangers, a favorisé la création d’une industrie lourde spécialisée dans la métallurgie (aciers) et dans la pétrochimie (ammoniac, méthanol, urée), dont la production dans sa quasi totalité destinée à l'exportation l’a établi comme 1er exportateur mondial d’ammoniac et de méthanol et 6e exportateur de Gaz Naturel Liquéfié (GNL), le pays étant le 1er fournisseur de GNL des États-Unis.
L’économie du pays est traditionnellement portée par les IDE et l’investissement public, qui ont respectivement atteint 7% et 12% du PIB entre 2000 et 2010. Les IDE, principalement orientés vers les secteurs de l’énergie et de la pétrochimie, se sont néanmoins contractés à la suite de  la crise financière de 2008, n’atteignant que 3,3% du PIB en 2009, et peinant à repartir (524 M USD en 2010 par rapport à 709 M USD en 2009).
Au-delà de la manne tirée des cours du brut, le nouveau gouvernement entend relancer la production de pétrole déclinante, renforcer les infrastructures et diversifier sa base économique dans une stratégie de désengagement de l’État au profit de structures mixtes. Reprenant à son compte le plan de diversification et de développement durable de l’administration précédente (« Programme Vision 2020 »), la nouvelle administration mise sur sept secteurs prioritaires : l’industrie agroalimentaire, l’industrie de l’imprimerie et de l’emballage, l’industrie cinématographique, la construction navale, le tourisme, l’aquaculture et les énergies alternatives. Elle poursuit également le plan de développement de la filière pétrochimique en aval de la production (mélamine, plastique…) et la diversification des débouchés commerciaux vers l’Asie et l’Amérique Latine, notamment les États d’Amérique Centrale et le Brésil. 
Malgré certaines faiblesses structurelles (poids du secteur public, lourdeur de l’administration, montée de l’insécurité, inégale répartition de la richesse, détérioration des infrastructures…), les perspectives apparaissent encourageantes. Une petite reprise de 1,5%  est prévue pour 2011 grâce aux cours élevés des hydrocarbures et des dérivés. Une relance des économies caribéennes, traditionnellement le 2e marché pour Trinidad-et-Tobago, aurait à l’évidence un effet de levier sur la consommation de la région, toujours en veille depuis la crise de 2008.
Meilleur risque de la Caraïbe, le pays peut compter sur un niveau élevé de réserves de change et présente des fondamentaux relativement solides. Il présente en outre un niveau d’endettement acceptable (38% du PIB), bien que celui-ci ait augmenté rapidement au moment de la crise. La France, partenaire modeste de Trinidad-et-Tobago par rapport aux concurrents américains et latino-américains (Brésil, Colombie), asiatiques voire européens (Allemagne), est présente par l’intermédiaire de ses grands groupes dans les secteurs clés du pétrole, de la construction et de l’environnement. Les flux commerciaux bilatéraux (282,7 M EUR en 2010), sans évolution par rapport à 2009, favorisent pour le moment l’État caribéen mais les quelques grands contrats en perspective et la proximité des DFA (Départements Français d’Amérique) pourraient jouer en faveur de nos ventes.

Trinidad et Tobago

Focus sur

Informations générales

Superficie :

5 128 km²

Population :

1,31 M habitants

Taux de croissance annuelle de la population :

0,58% (2010 est.)

Régime politique :

République

Chef de l’Etat :

George Maxwell RICHARDS

Chef du Gouvernement/Premier Ministre :

Mme Kamla PERSAD-BISSESSAR

Parti au pouvoir :

People’s Partnership (PP)

Ministre des Finances

Winston DOOKERAN

Gouverneur de la Banque Centrale

Ewart Silvanus WILLIAMS

Monnaie :

Dollar de Trinidad-et-Tobago (TTD)

Parité avec l’euro (au 26/08/ 2011) :

1 EUR = 9,20718 TTD

- 13/09/2011



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