Le Tchad est membre de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale –CEMAC- dont l’un des piliers est l’Union monétaire d’Afrique centrale qui donne aux six pays membres une monnaie commune, le franc CFA d’Afrique centrale (XAF), arrimé à l’euro (1€ = 655,956 XAF). Il est également membre de la Communauté économique des États d’Afrique centrale CEEAC, dont l’intégration économique de ses dix États membres (les six pays de la CEMAC plus l’Angola, le Burundi, la RDC et Sao Tome et Principe) tarde à se mettre en place.
Pays enclavé, dépendant de l’axe Douala-N’Djaména pour ses approvisionnements, le Tchad, classé au 163e rang de l’IDH publié par le PNUD en 2010, reste l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un PIB/hab de 742 USD en 2010 et de fortes disparités entre les mondes rural (72% de la population) et urbain. Les deux-tiers des 11,5 millions d’habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Le Tchad, est depuis 2003 producteur de pétrole (40% du PIB en 2010 et 90% des exportations). L’exploitation des champs de Doba (environ 120 000 barils/jour) est assurée par un consortium conduit par ExxonMobil. La CNPC (Chine) a débuté mi-2011 la production à partir des sites de Bongor (20 000 barils/jour au démarrage). L’élevage et l’agriculture vivrière (24% du PIB) ainsi que le commerce (11,6%) sont les autres grands secteurs économiques. L’industrie manufacturière occupe une place marginale (1,3% du PIB) et repose essentiellement sur le sucre et le coton (on estime que plus de 2 millions de personnes vivent du coton directement ou indirectement). Pour combler l’absence de secteur industriel, l’État s’est lancé dans une politique d’investissement dans différents domaines, avec une aide indienne (filature, assemblage de tracteurs, tréfilerie, usine de jus de fruits,…), mais surtout chinoise (cimenterie de Baoré, raffinerie de Djarmaya, zone franche de Djarmaya). Dans le secteur des services, on relèvera en particulier le dynamisme du transport routier et de la téléphonie mobile.
Sur le plan financier, le Tchad peine à avancer dans le processus d’initiative « Pays pauvre très endetté ». Grâce à ses revenus pétroliers, il a fait le choix de financer une part importante de ses projets d’investissement sur ses ressources propres. A coté des bailleurs traditionnels (Union européenne, BAfD…), il compte aujourd’hui sur les financements de nouveaux partenaires, en particulier ceux de la Chine.
La France est selon les années le 3e partenaire commercial derrière le Cameroun, la Chine et devant les USA. On dénombre une vingtaine d’implantations françaises dans l’agroalimentaire (sucre, brasserie), le BTP, la distribution des produits pétroliers, la banque,… auxquelles il convient d’ajouter quelques entreprises locales appartenant à des nationaux français.
Le service économique pour l’Afrique centrale basé à Yaoundé assure, pour le Tchad, la veille économique et sur l’environnement des affaires, le lien avec les entreprises françaises implantées dans ce pays, le suivi des grands projets.
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