Sorti au printemps 2009 d’un conflit de trente ans, Sri Lanka affiche de bonnes perspectives économiques, avec des taux de croissance du PIB soutenus (8,3 % en 2011 après 8,0 % en 2010), et semble sur la voie d’une croissance durable, malgré un ralentissement en 2012, largement consenti pour rétablir les comptes extérieurs. Si des vulnérabilités demeurent (dette publique importante, menace inflationniste, entreprises publiques structurellement déficitaires), le programme FMI engagé à la suite de l’Accord de confirmation signé en 2009 s’est achevé à l’été 2012, avec des résultats conformes aux attentes.
Sri Lanka, promu au rang de pays à revenu intermédiaire par le FMI en 2010, souhaite devenir une plateforme de services leader en Asie du Sud et connaît un fort développement du secteur tertiaire, notamment dans le tourisme, l’externalisation de services et le transbordement. Les 20,3 millions d’habitants du pays affichent les meilleurs indicateurs de développement humain d’Asie du Sud, avec un taux d’alphabétisation proche des 100 % et une espérance de vie record pour la zone. Il dispose d’une main d’œuvre relativement qualifiée pour la zone, souvent anglophone, qui pourrait lui permettre, moyennant des efforts de formation et une politique de promotion des investissements plus cohérente, de devenir un pôle régional de premier plan.
La position stratégique de l’île dans l’Océan indien en fait un espace convoité par les géants indiens et chinois, qui avec le Japon et les bailleurs multilatéraux (BAsD et BM) figurent parmi les principaux pourvoyeurs d’aide au développement de l’île, particulièrement à destination des régions du Nord et de l’Est affectées par le conflit.
L’économie du pays devrait continuer à progresser avec un bon dynamisme, mais des efforts en matière d’investissements, notamment dans les infrastructures, ainsi qu’un effort de cohérence en matière de politique fiscale, devront être consentis pour lui permettre de rendre cette tendance pérenne.
Le rôle du Service économique de Colombo
La compétence du Service économique couvre Sri Lanka et les Maldives. Sous l'égide du Service économique régional de New-Delhi, le Service économique de Colombo assure le suivi des risques macroéconomiques et financiers qui pèsent sur ces deux États. Ceci permet notamment de motiver les avis sur les article IV du FMI ou sur les projets de développement initiés par la France elle-même ou par des banques multilatérales. Le Service économique veille également à appuyer nos entreprises dans leur relation avec le tissu économique et administratif local ; il promeut ainsi la présence économique française dans la zone, en liaison avec Ubifrance.