Les autochtones, appelés Caribs, ont empêché jusqu’en 1719 la colonisation de ces îles situées entre la Mer des Caraïbes et l’Océan Atlantique Nord, au nord de Trinité et Tobago. Pomme de discorde entre la France et le Royaume-Uni, les îles furent cédées aux Britanniques en 1783. Saint-Vincent-et-les-Grenadines ont accédé au statut d’autonomie en 1969 et à l’indépendance en 1979.
Le dynamisme de l’économie est fortement tributaire des variations saisonnières dans les secteurs agricole, touristique et de la construction. Il dépend également des flux de remises des émigrés. De fait, si une grande part de la main d’œuvre est employée dans la production bananière et le tourisme, le chômage structurel a encouragé de nombreux ilotes à quitter leur terre. En outre, ce pays aux revenus moyens-bas est exposé aux catastrophes naturelles telles que les inondations ou les ouragans qui ravagent régulièrement les récoltes (1994, 1995, 2002, 2010) destinées principalement à l’exportation. La récession globale s’est, en outre, répercutée sur Saint-Vincent-et-les-Grenadines en 2009, dans la continuité du ralentissement de l’économie observé depuis 2006. Ainsi, en 2008, l’île a compté plus de 200.000 entrées de touristes, en majeure partie pour les Grenadines, représentant une baisse de près de 20 % par rapport à 2007. Le gouvernement Gonsalves, récemment élu pour son troisième mandat consécutif, est aujourd’hui confronté à des défis de taille, alors que sa capacité à investir dans les programmes sociaux (chômage) et à répondre aux chocs externes est réduite par le fardeau que représente la dette publique. Il s’efforce, par exemple d’affecter les ressources du pays aux grands projets d’infrastructure, notamment la construction d’un nouvel aéroport international qui devrait être livré fin 2011.
Bien que restreint, Saint-Vincent a également son propre secteur bancaire offshore et a montré sa volonté d’adhérer aux standards règlementaires internationaux. Le pays figure néanmoins sur la liste française des territoires non coopératifs pour 2011, une fiscalité de 50 % s’applique donc avec la France.
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