Conformément aux prévisions de novembre de l’OBR, le PIB britannique s’est contracté de 0,2% au T4 2011 d’après la 2nde estimation de l’ONS, ce qui entraîne une croissance de 0,8% pour l’ensemble de l’année, après 2,1% en 2010 où l’activité avait redémarré. Dans un contexte de crise de la zone euro et de mise en œuvre du plan de consolidation budgétaire du gouvernement de coalition, l’économie britannique marque donc le pas.
Le chômage demeure lui élevé (8,4% sur la période glissante octobre-décembre 2011), et l’inflation, bien que restant très dynamique (3,6% en janvier 2012 en glissement annuel) en raison de facteurs principalement temporaires (fiscalité et prix des matières premières), semble refluer par rapport à son pic de 5,2% atteint au mois de septembre.
Malgré une conjoncture moins favorable que prévu, le gouvernement a écarté depuis son budget 2011/12 de mars dernier toute remise en cause du plan de consolidation budgétaire (retour à l’équilibre structurel au terme d’une période glissante de cinq ans, baisse de la part de la dette publique dans le PIB à partir de 2015/16) dans un contexte où il bénéficie du soutien de la Banque d’Angleterre qui n’a pas opéré de resserrement monétaire en dépit de la persistance depuis fin 2009 d’une inflation nettement supérieure à la cible de 2% et a même repris sa politique de quantitative easing depuis octobre (75Md£ d’achats d’actifs décidés en octobre, 50Md£ en février).
Les conséquences de ce plan sur la consommation et l’emploi ainsi que la crise de la zone euro, les conditions de crédit amenées à se resserrer et des tensions persistantes sur le prix des matières premières devraient continuer à peser sur la croissance. L’Office for Budget Responsibility (OBR) a révisé à la baisse en novembre ses prévisions qui servent de base à l’élaboration du budget à 0,7% pour 2012 (contre 2,5% attendu en mars). Si les institutions internationales demeurent confiantes sur la pertinence de la stratégie économique britannique, le FMI estime désormais que, du fait des risques existants, en particulier au sein de la zone euro, le Royaume-Uni doit être prêt à infléchir sa stratégie si la croissance faiblit durablement.
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