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République démocratique du Congo

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La République Démocratique du Congo (RDC) est le 2ème pays d’Afrique par la superficie avec 2,3 millions de km2, soit plus de 4 fois celle de la France. Elle s’étend de l’Atlantique à la région des Grands Lacs et compte neuf pays frontaliers : l’Angola, le Burundi, le Congo-Brazzaville, l’Ouganda, la République centrafricaine, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie et la Zambie. Sa population, forte de 80 millions d’habitants, lui permet de revendiquer le titre de 1er pays francophone au monde. Jeune, (44% des Congolais ont moins de 15 ans) celle-ci est de plus qualifiée techniquement, urbaine et concentrée dans les grandes agglomérations (Kinshasa, Lubumbashi, Kisangani, Matadi…) embryons d’une nouvelle classe moyenne.

L’importance et la diversité de ses ressources naturelles valent à l’ancien Zaïre le qualificatif de scandale géologique.En effet, la RDC dispose d’importants gisements de miniers (10% des réserves mondiales de 75% de celle de coltan, cobalt -1ère réserve mondiale-, cuivre, wolframite, or, diamant, uranium...) ou d’hydrocarbures (cuvettes Atlantique, Centre et rift est africain), de 80 millions d’hectares de terres arables et d’un écosystème étendu particulièrement riche, situé essentiellement dans le bassin du fleuve Congo (potentiel hydroélectrique de 100 000 MW, 2ème bassin fluvial et 8ème fleuve le plus long au monde avec 4700 km).

Les performances macroéconomiques de la RDC sont saluées par le FMI et la communauté internationale. En 2014, son taux de croissance était le 3ème le plus élevé au monde avec 8,6%. Il devrait se situer à 9,2% en 2015 (FMI). Le taux de change CDF/USD y est stable à 920 CDF pour un USD. L’inflation, qui était de 53,4% en 2009, apparait aujourd’hui maîtrisée. Elle se situait à 2,4% en 2014 et ne devrait pas dépasser les 4,1% en 2015. Les réserves de change sont en légère progression à 2,5 mois d’importations de biens et services.

Depuis 2012, les mesures prises par la RDC lui ont permis de progresser dans les classements internationaux, dépassant plusieurs de ses voisins d’Afrique centrale et subsaharienne. Elle se classe 154/175 à l’indice Transparency International (lutte contre la corruption, 2014) et 184/189 à celui de la Banque Mondiale (facilité des affaires, Doing Business, 2015). Un pas significatif été fait le 12 septembre 2014 pour l’amélioration du climat des affaires avec l’entrée en vigueur du droit Ohada.

La population congolaise ne profite toutefois que marginalement de ces résultats et de cette croissance. Elle  reste l’une de plus pauvres au monde avec un PIB/habitant de 410$ (2014). Le pays se classe 186/187 à l’indice de développement humain (PNUD 2014) et 71% de sa population vit avec moins de 2 USD/jour. La RDC connait quelques progressions sensibles (données 2015) en matière de taux d’alphabétisation (65,8%), d’espérance de vie à la naissance (53 ans, le pays a rejoint la moyenne continentale) et d’accès direct à l’eau potable (52%). Le taux d’accès à l’électricité, le plus faible d’Afrique (8%) devrait évoluer sensiblement fin 2016 à la faveur de la mise en service de sites hydroélectriques réhabilités et de nouvelles microcentrales.

Le pays se remet péniblement de plusieurs décennies de conflits armés qui ont fait des millions de victimes et détruit ses infrastructures. Conscientes de l’importance de ces dernières pour le désenclavement et le redémarrage économiques de leur pays les autorités congolaises, appuyées par les bailleurs de fonds internationaux (BAfD, UE, Agence Française de Développement…), se sont engagées dans leur réhabilitation ou dans des projets nouveaux.

Cette stratégie bénéficie en priorité aux infrastructures de transport (routier, ferroviaire, fluvial, maritime et aérien), aux infrastructures énergétiques (production, transport d’électricité) et à celles de télécommunication (téléphonie mobile, internet). Le secteur de la Santé figure également parmi les priorités. L’agriculture, également ciblée, ne progresse cependant que très lentement, pénalisée par ailleurs par un cadre législatif peu attractif (art. 16 du Code agricole). En 2015, seuls 10% des 80 millions d’hectares de terres arables sont exploités en dépit de la volonté réaffirmée des gouvernements successifs de développer ce secteur et des nombreux projets de zones économiques spéciales (ZES) ou de parcs agroalimentaires visant à assurer la sécurité alimentaire des populations.

À court et moyen termes, les perspectives économiques restent bonnes en dépit d’un contexte politique incertain. La croissance de l’économie devrait rester forte (7,5% en moyenne jusque 2018) à la faveur d’un cadre macroéconomique stable et fiable mais aussi d’une évolution favorable d’une production minière qui s’accélère, se diversifie et qui restera son moteur essentiel (avec le pétrole). Les incertitudes relèvent pour leur part des conditions dans lesquelles seront préparées et organisées les prochaines échéances électorales majeures à venir. Des élections législatives et présidentielles sont en effet programmées pour la fin de l’année 2016. Il est évident qu’elles feront l’objet d’une attention des investisseurs dont elles pourraient modifier le comportement./.


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