En dépit de certaines avancées et du puissant appui international (initiatives d’annulation de dette PPTE et IADM qui ont ramené la dette publique à 74% du PIB en 2008 contre 164% du PIB en 2004), le Nicaragua reste encore aujourd’hui, avec le Honduras et Haïti, l’un des pays les plus pauvres des Amériques avec un revenu par habitant à peine supérieur à celui des années 70 (1.127 USD en 2010). Le PIB 2010 est évalué à 6,55 Md USD pour une population de 5,8 millions d’habitants. Tirée par les exportations agricoles (40% du total exporté et l’agriculture participe à 20% du PIB) et l’activité des zones franches, la croissance économique a accusé une baisse de -1,5% en 2009 et une reprise conséquente en 2010 de +4,5%. Si la priorité accordée à la politique sociale par le gouvernement sandiniste obtient certains succès sur le terrain (alphabétisation et logements), selon la Banque mondiale, la pauvreté affecterait encore 41% de la population (-6 points de 1997 à 2010, en raison de la meilleure conjoncture du secteur rural) et l’extrême pauvreté en engloberait 14% (-3 pts sur la période). Le rôle de l’aide internationale demeure vital pour la stabilité financière du pays tout comme les flux de remises des travailleurs émigrés (2007 – 2010 : 13% du PIB en moyenne). La reprise s’est amorcée en 2010 grâce au dynamisme des exportations et à la réactivation du processus de mutations structurelles dont une réforme fiscale.
Informations sur le portail :
Les rubriques du portail :
Suivre l'information :
S'informer pour agir :
Portails associés :
© Ministère de l'Économie, des Finances et du Commerce extérieur 2012