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Mexique

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Le Mexique est la 2ème économie d’Amérique latine (PIB de 1 144 Mds USD en 2015, 15ème rang mondial) et dispose d’un vaste marché intérieur de 127 M d’habitants (PIB par tête de 9 005 USD en 2015). Malgré un contexte difficile en 2015 et 2016 (baisse des prix du pétrole, ralentissement mondial...), le Mexique s’est distingué du reste de l’Amérique latine par une croissance solide. D’importants efforts ont été réalisés depuis plusieurs années afin de renforcer la stabilité macroéconomique : la Banque centrale bénéficie d’une grande crédibilité, le secteur bancaire est sain et correctement capitalisé, et des annonces de consolidation budgétaire ont été annoncées, même si la dépense publique poursuit pour l’instant une tendance à la hausse. Le Mexique (classé « investment grade ») continue à se financer à très bon marché. En conséquence, l’économie a crû de 2,5% en 2015 et devrait enregistrer une croissance comprise entre 2,0% et 2,2 % en 2016.

Le modèle de croissance du Mexique repose sur une économie ouverte, fortement liée à l’économie américaine. La stratégie du pays vise à attirer des IDE, contenir autant que possible les coûts des intrants de l’industrie (travail, énergie, télécommunications…) et alimenter la machine exportatrice. Les Etats-Unis sont de loin le premier client du Mexique (81,2% des exportations en 2015) et le premier fournisseur (47,4% des importations), ainsi que le premier investisseur (avec 53,1% du total des IDE en 2015). En outre, les transferts des Mexicains vivant aux Etats-Unis (remesas) constituent une source très importante de revenus pour de nombreux foyers (95,4% du total des transferts reçus en 2016 soit 25,7 Mds USD) et de financement de l’économie mexicaine. Depuis l’élection de D. Trump à la Présidence américaine et compte tenu des annonces de campagne de ce dernier, les risques pesant sur l’économie mexicaine se sont traduits par des sorties de capitaux et un ralentissement des flux d’IDE, une forte dépréciation de la monnaie (-20% en 2016), une reprise de l’inflation (accentuée par la hausse des prix de l’essence) et la révision à la baisse des prévisions de croissance.

Pour dynamiser le rythme de croissance et trouver des solutions face au nouveau contexte politique américain, le Mexique mise désormais sur la diversification des partenaires commerciaux. Le Mexique dispose en effet d’un solide réseau de 11 accords de libre-échange (ALE) incluant 46 pays et de 32 accords de promotion et de protection réciproque des investissements (APPRI), qui ne sont néanmoins pour beaucoup peu ou pas exploités. La diversification de l’économie est un autre enjeu fondamental, compte tenu du déclin du secteur pétrolier national. Pour atteindre cet objectif, l’administration actuelle a lancé plusieurs réformes structurelles depuis fin 2012, d’une ampleur inédite et touchant au fonctionnement même de marchés stratégiques pour le pays. Ces dernières ont d’ores et déjà permis d’attirer d’importants investissements (secteurs des télécommunications et secteur énergétique en particulier). Des outils financiers ont par ailleurs été créés pour attirer davantage d’investisseurs institutionnels nationaux et étrangers dans quelques secteurs stratégiques (énergie, infrastructures, éducation…) au-delà des secteurs prioritaires définis par la banque publique de développement mexicaine, dont le bilan est en forte expansion.

Les défis structurels restent multiples : l’investissement public demeure trop faible pour rattraper les retards de compétitivité (le pays est classé 51ème sur 138 pays à l’indice 2016-2017 du Forum Economique Mondial), améliorer la qualité moyenne de l’éducation et la productivité, élever le niveau de dépenses de R&D (seulement 0,5% du PIB) et accompagner les réformes structurelles en cours. L’investissement public est même en baisse de près de 10% sur les onze premiers mois de 2016. La corruption reste par ailleurs un problème structurel présent à tous les niveaux de la société ; le Mexique a ainsi chuté de 28 places dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International en 2017, pour se classer 123e/176, soit la dernière place des pays de l’OCDE. Les défis d’inclusion sont également très importants alors que 53,2% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté (2014) et que près de 57% de la population active est en situation d’informalité.

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