L’archipel des Maldives, fortement dépendant de l’industrie touristique (directement 30 % du PIB), connaît une situation économique difficile avec un surendettement public chronique faisant peser un risque de crise de la dette. Le pays a été fragilisé par le tsunami de 2004 et le ralentissement économique global de 2009. Le programme FMI, lancé fin 2009, a été interrompu faute de réformes suffisantes, le pays étant largement paralysé par les divisions politiques depuis la démocratisation de 2008.
Si la croissance de l’économie repart depuis 2010, portée par la reprise du tourisme, les vulnérabilités demeurent, et le pays pourrait bénéficier d’un nouveau programme FMI.
Le manque de main d’œuvre qualifiée, sur une population ne comptant d'environ 300 000 habitants seulement, entraîne un fort appel à la main d’œuvre étrangère (plus de 100 000 travailleurs étrangers estimés). Le développement humain du pays est relativement élevé pour la région, et le pays a accédé au rang de pays à revenu intermédiaire (PRI) par les Nations unies en 2011, en retard de cinq ans à la suite des effets dévastateurs pour l’économie du Tsunami de décembre 2004.
Le rôle du Service économique de Colombo
La compétence du Service économique couvre Sri Lanka et les Maldives. Sous l'égide du Service économique régional de New-Delhi, le Service économique de Colombo assure le suivi des risques macroéconomiques et financiers qui pèsent sur ces deux États. Ceci permet notamment de motiver les avis sur les article IV du FMI ou sur les projets de développement initiés par la France elle-même ou par des banques multilatérales. Le Service économique veille également à appuyer nos entreprises dans leur relation avec le tissu économique et administratif local ; il promeut ainsi la présence économique française dans la zone, en liaison avec Ubifrance.