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Libye

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L’économie libyenne est fortement impactée par la crise politique et sécuritaire qu’elle connait depuis 2011. Le Gouvernement d’Entente Nationale conduit par Fayez El Sarraj,  formé à l’issue des accords de Skhirat signés en décembre 2015 , et bien que soutenu par l’ONU et les pays occidentaux, éprouve de fortes difficultés à assurer sa mission. Son pouvoir est notamment contesté par les institutions de l’est , dont le Parlement de Tobrouk et l'Armée de Libération Nationale du Général Haftar. Cette dichotomie entre le Gouvernement d’Entente Nationale à Tripoli et les institutions de l’Est est généralement source de confusion, plusieurs institutions publiques d’envergure disposant d’une entité rattachée aux institutions de Tripoli et d’une entité concurrente rattachée aux institutions de l’Est.

Le pays connait aujourd’hui une crise économique et financière qui altère la qualité de la vie de la population. L’état des finances publiques est dégradé du fait de la baisse des recettes associées à l’exploitation des hydrocarbures (production en nette diminution ; prix du pétrole relativement bas) et à l’explosion des dépenses publiques imputable notamment à la croissance de la masse salariale (recrutement massif d’agents publics sans aucun lien avec une amélioration de la performance du service public). La limitation des importations par le rationnement des lettres de crédit dont l’ouverture ne peut se faire qu’après accord de la Banque Centrale a aujourd’hui un impact direct sur la population en termes de services publics de première nécessité (eau ; électricité) et de consommation courante. Il en est de même pour l’accès au retrait d’espèces dans les banques pour les particuliers. Le recours au marché parallèle de la devise (rapport de 1 à 8 entre le cours officiel du dinar libyen et le cours sur le marché parallèle) est de plus en plus coûteux pour la population.

Le pays dispose toutefois d’une capacité de rebond dans le cadre d’une stabilisation possible de la situation sécuritaire. La production d’hydrocarbures, principale ressource du pays, est certes en retrait par rapport à 2010 : 700 000 barils/jour à comparer avec 1,6 million. Toutefois, la production pourrait atteindre un million sans investissement majeur. Si l’on y ajoute les avoirs de la Libye à l’étranger, notamment ceux de la Libyan Investment Authority, estimés à 60 milliards de dollars, mais pour l’essentiel gelés, le pays dispose de ressources nécessaires au redémarrage le moment venu de son économie.


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