Le Koweït est état-providence financé par les recettes pétrolières (52% du PIB et 93% des exportations en 2011) dont bénéficient les citoyens.
Les réserves du pays sont les cinquièmes au monde (estimation de 110 milliards de barils, soit près de 9% des réserves mondiales). Sa production de pétrole brut, oscillant en 2011 entre 2,5 mb/j et 3 mb/j (pour un quota OPEP de 2,22 mb/j depuis janvier 2009), dépasse son niveau d’avant l’invasion irakienne.
L’objectif affiché est de porter la production de pétrole à quatre millions de barils/jour d’ici 2020, ce qui suppose des investissements colossaux, estimés à plus de 90 milliards $ même si l’ouverture de l’amont pétrolier demeure suspendue au vote du parlement.
Le Koweït se signale dans la région par ses institutions démocratiques parmi les plus avancées du monde arabe (le parlement, qui vote les lois et peut démettre les ministres, est élu au suffrage universel direct) et une vie politique active. Dans ce cadre institutionnel, le gouvernement et le parlement se sont livrés à un affrontement presque continu depuis l’avènement de Cheikh Sabah comme Emir en février 2006, comme en témoigne la chute du Premier ministre Cheikh Nasser et de son gouvernement en décembre 2011.
Les projets de réformes économiques et le processus décisionnel dans son ensemble en ont été fortement ralentis. Ces blocages récurrents ont conduit les acteurs économiques publics et privés les plus dynamiques à investir et à entreprendre à l’étranger ces dernières années, conférant à l’émirat une réelle stature économique internationale.
L’adoption par le Parlement, en février 2010, d’un plan quadriennal d’investissements de 127 Mds USD laisse toutefois espérer une sortie de l’immobilisme économique pour le Koweït. Une politique de privatisation et de libéralisation a été lancée en ce qui concerne le secteur aérien, les services postaux, les télécommunications et la production d’énergie électrique et d’eau. Le « Partnerships Technical Bureau », chargé depuis 2008 de gérer les Partenariats Public Privé travaille actuellement pour lancer les premiers projets en PPP au Koweït. Il s’agit notamment de l’IWPP d’Al Zour (centrale électrique couplée à une unité de dessalement), du projet de société d’assurance médicale pour expatriés (KHAC) ou encore du projet de métro de Koweït City.
Cette volonté de diversifier l’économie, ajoutée au pouvoir d’achat considérable des consommateurs koweitiens et à un excédent budgétaire propice à l’investissement public offrent un important potentiel de progression de la part de marché française, les produits français jouissant d’une bonne image, tant pour le commerce courant (biens de consommation, agroalimentaire, demi-produits et équipements pour l’industrie), que pour les grands contrats (amont et aval pétrolier, électricité et eau, environnement, infrastructures et ouvrages d’art, aéronautique, etc..).
La confiance installée entre nos deux pays sur le plan politique doit se traduire désormais par des liens renforcés sur le long terme dans le domaine économique et commercial.
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