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Kazakhstan

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Grand comme cinq fois la France, avec une population de 17,9M d’habitants, le Kazakhstan est économiquement le pays le plus important d’Asie centrale. Avec un PIB de 45 732 Mds KZT en 2016, soit 133,6 Mds USD au taux de change moyen sur l’année, il concentre une majeure partie du PIB de la région. Le PIB par habitant est d’environ 7 500 USD. En dépit d’une croissance annuelle du secteur non-pétrolier de plus de 6% depuis 2010, l’économie kazakhstanaise repose à ce jour toujours sur les exportations d’hydrocarbures : 20% du PIB en valeur et 60% du total des exportations. Près de 2% des réserves mondiales de pétrole y sont localisées, notamment dans le gisement de Kachagan. S’y ajoutent des réserves importantes en fer, manganèse, chrome, charbon ou potassium. Le pays est en outre le premier producteur d’uranium au monde.

La prégnance du secteur public dans l’économie demeure forte. La société d’État Samruk-Kazyna concentre la plupart des grandes entreprises, notamment énergétiques (actifs consolidés de plus de 40% du PIB). Toutefois, un nouveau plan de privatisations, plus ambitieux que le précédent, est prévu pour 2017-2018.

Le Kazakhstan poursuit des objectifs de développement ambitieux – diversification de son économie en s’appuyant sur l’innovation et les nouvelles technologies, renforcement de son poids dans le transit de marchandises entre l’Europe et l’Asie via le développement de ses infrastructures de transport, transition vers une économie verte – et souhaite s’établir parmi les 30 premières puissances économiques en 2050. Sa capitale, Astana, accueillera l’Exposition internationale sur le thème de l’Énergie du futur en 2017.

Malgré des progrès significatifs – création de zones économiques franches, facilitation des procédures administratives, 35ème place dans le classement Ease of doing business 2017 de la Banque mondiale, adoption d’une nouvelle loi sur les partenariats public-privé, adhésion à l’OMC, entrée en vigueur de la réforme des tarifs réglementés au 1er janvier 2016, etc. –, le climat des affaires reste perfectible (Transparency International classe le pays au 131ème rang en termes de perception de la corruption).

Analyse et veille économique et financière :

Pénalisée par la chute des cours du pétrole, l’activité économique a fortement ralenti au Kazakhstan. La croissance a reculé à 1,0% en 2016 et 1,2% en 2015 contre 4,3% en 2014 et 6,1% en 2013. Les prévisions pour 2017 sont autour de 2%.

Alors que la monnaie kazakhstanaise, le tengué (KZT), était fixée à environ 150 KZT pour 1 USD depuis 2009, la Banque nationale du Kazakhstan a procédé à une 1ère dépréciation (-16%) en février 2014 puis a annoncé le 20 août 2015 le passage en taux de change flottant, occasionnant une chute du cours de 27% en une journée. La dépréciation s’est poursuivie jusque mi-janvier 2016, le tengué ne valant alors que la moitié de sa valeur de mi-août 2015. Depuis avril 2016, le tengué s’est de nouveau stabilisé autour de 330/340 KZT pour 1 USD, sur fond de remontée des cours du pétrole.

Dans une économie fortement dollarisée, une conséquence de ces évolutions du tengué a été une accélération de l’inflation : 4,8% fin 2013 en glissement annuel, 7,4% fin 2014, 13,6% fin 2015. La stabilisation du tengué par rapport au dollar a permis une décélération de l’inflation en 2016 : 8,5% fin 2016 en glissement annuel. On note toutefois une divergence depuis le printemps 2016 entre la remontée du rouble et la stagnation du tengué ; ce renchérissement de la monnaie russe est à même d’alimenter l’inflation, la Russie étant à l’origine de près d’un tiers des importations kazakhstanaises.   

- Animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales :

Historiquement présente dans le secteur de l’énergie, la France a diversifié sa présence au Kazakhstan avec l’arrivée de grands groupes dans de nombreux secteurs industriels (transports, aéronautique, pétrochimie, construction, industrie automobile, agroalimentaire, etc.). Au total, les investissements directs français au Kazakhstan s’élèvent à 12,8 Mds USD, classant la France au 3e rang des investissements directs étrangers dans le pays, derrière les Pays-Bas (60,8 Mds USD) et les États-Unis (23,0 Mds USD).

Les échanges commerciaux entre la France et le Kazakhstan, dominés par l’importation de produits énergétiques kazakhstanais, ont atteint 2,9 Mds EUR en 2016, en recul de 31% en g.a. (4,2 mds EUR en 2015). En 2016, les importations françaises depuis le Kazakhstan ont atteint 2,5 Mds EUR et les exportations françaises vers le Kazakhstan ont atteint 456 M EUR. Structurel, le déficit commercial de la France vis-à-vis du Kazakhstan a été de 2,0 Mds EUR en 2016, soit une diminution de près de 60% par rapport aux années 2011-2013, en raison de la chute des prix du pétrole. La part de marché de la France atteint 2,6% en 2016, faisant de la France le 6e fournisseur du Kazakhstan (9e en 2015). Les principales exportations de la France vers le Kazakhstan en 2016 sont les matériels de transport ferroviaire et aérien, les médicaments et les pompes et compresseurs.

- Suivi des relations kazakhstanaises avec les institutions internationales :

Le 30 novembre 2015, le Kazakhstan est devenu le 162e membre de l’OMC, concluant ainsi avec succès un chapitre de près de 20 années de négociations. Le pays a bénéficié en 2015-2016 d’un programme-pays de l’OCDE, dont il prend en référence les meilleures pratiques et recommandations. Les principaux bailleurs de fonds internationaux sont actifs au Kazakhstan. Les activités de la BERD (7,2 Mds EUR de financements cumulés), de la Banque mondiale (9,1 Mds USD), de la Banque asiatique de développement (4,4 Mds USD) et de la Banque islamique de développement se concentrent pour l’essentiel dans les secteurs des transports, des infrastructures urbaines, de l’énergie et de l’agriculture. Le Kazakhstan est membre fondateur régional potentiel de la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures. A noter que le Kazakhstan n’est plus sous-programme FMI depuis 2002.

Le Kazakhstan a renforcé sa coopération avec l’Union européenne par la signature en décembre 2015 d’un Accord de partenariat et de coopération renforcé.

Par ailleurs, le Kazakhstan, la Russie et la Biélorussie sont engagés dans un mouvement d’intégration de leurs économies qui s’est concrétisé par la création d’une Union douanière en 2010. L’Union économique eurasiatique lui a succédé le 1er janvier 2015, marquant le début d’un nouveau cycle dans le processus d’intégration économique entre les trois pays fondateurs, rejoints par la suite par l’Arménie et le Kirghizstan.

- Suivi des secteurs et du marché kazakhstanais : Agriculture et agroalimentaire, Construction, Energie, NTIC, Santé, Services urbains, Tourisme, Transports, Dossiers transversaux (accès au marché, cadre législatif et réglementaire, préparation de l’Expo-2017), etc.

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