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Jordanie

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La Jordanie est une économie émergente tournée vers les services. Son PIB, de 36 Mds USD (soit 5400 USD/habitant), est tiré par les services financiers – la première banque arabe est une banque jordanienne, le tourisme, le commerce, les TIC (avec de nombreuses start ups), l'immobilier, etc. L'économie jordanienne a été largement libéralisée et privatisée dans les années 2000, période de forte croissance. Au plan commercial, la Jordanie s'est dotée d'un réseau d'accords de libre échange (avec les pays arabes, les Etats-Unis, l'Union européenne, la Turquie, ou plus récemment le Canada). La croissance, de 2,4% en 2015, devrait se renforcer à 3% en 2016.

La situation macroéconomique s'est nettement améliorée depuis l'intervention du FMI en août 2012. La Jordanie a notamment redressé ses comptes extérieurs et ses finances publiques. Des réformes importantes ont été accomplies dans le secteur de l'énergie, qui est importée à hauteur de 96% et dont la facture représente 20% du PIB : fin des subventions aux carburants, hausse des tarifs électriques, cadre favorable aux énergies renouvelables, enfin mise en service prochaine d'un terminal d'importation de gaz naturel liquéfié (GNL). Selon toute vraisemblance, un accord devrait être trouvé entre Amman et le FMI sur un nouveau programme de trois ans pouvant atteindre 960 M USD et dont l’objectif principal sera de réduire progressivement le taux d’endettement public, qui atteint aujourd’hui 94%.

Le Royaume possède un avantage comparatif politique, qui lui donne un levier financier. Son développement bénéficie de l’attention des grands pays occidentaux et des monarchies du Golfe car il a su devenir un élément central de la stabilité du Proche et Moyen Orient. La Jordanie bénéficie également de l'appui international pour supporter la présence massive de réfugiés syriens. Aujourd'hui, un programme de dons du Golfe de 5 Mds USD finance la majeure partie de l'investissement public. La garantie du Trésor américain permet également au Royaume de faire nettement baisser le coût de ses émissions obligataires. Enfin, le gouvernement jordanien a présenté, à la fin de l’année 2015, le « Jordan Compact », une initiative visant à supporter le poids des réfugiés syriens en liant étroitement soutien international, réformes jordaniennes et ouverture partielle du marché du travail aux réfugiés syriens. Il prévoit notamment un assouplissement des règles d’origine pour les exportations jordaniennes à destination de l’Union Européenne.

Les principaux enjeux économiques des prochaines années sont liés au développement des infrastructures. Croissances démographique et économique engendrent d’importants besoins dans les domaines de l’eau, de l’énergie, des déchets et des transports urbains, auxquels la Jordanie entend répondre dans le cadre de Partenariats Public Privé, avec le soutien des grands bailleurs multilatéraux (Banque Mondiale, BEI, BERD, Banque Islamique etc.) ou bilatéraux (aide non liée). La stratégie "Jordan 2025", publiée en mai 2015, constitue la feuille de route des dix prochaines années, avec 20 Mds USD d'investissements à la clé, dont le grand-projet Mer Rouge - Mer Morte ou le projet de fret ferroviaire visant à relier le Port d'Aqaba à la capitale Amman, qui compte désormais 3 millions d'habitants.

La France a mis en place une large panoplie de financements. Les projets jordaniens peuvent ainsi bénéficier des interventions du groupe de l’Agence Française pour le Développement (AFD) et des dons du FASEP. La Jordanie est un pays ouvert à l’assurance-crédit de moyen terme. Du fait des règles OCDE, La Jordanie n’est plus éligible aux crédits concessionnels de la Réserve Pays Emergents, cependant elle est éligible au dispositif des prêts directs du Trésor.

La présence économique française est forte par ses investissements. Si nos exportations sont modestes, de l’ordre de 300 M EUR avec une part de marché de 2%, une trentaine de groupes ont investi en Jordanie et représentent un stock de près de 1,5 Md EUR. La France serait ainsi le premier investisseur non arabe. Orange en représente les deux-tiers, mais la présence industrielle de Lafarge, de Suez Environnement, d’ADP ou de Total est également significative. Les bureaux commerciaux de certains de ces groupes ont une dimension régionale (suivi de l’Irak et des Territoires Palestiniens notamment). Enfin, depuis une quinzaine d’années, les enseignes franchisées françaises se sont multipliées, la plupart du temps avec des capitaux jordaniens ou émiriens (dont Carrefour et Go Sport pour les grandes surfaces).

Dans ce contexte, le Service Economique d’Amman a 3 missions principales :

- suivi de l’évolution du cadre macroéconomique et financier qui détermine la capacité du Royaume à réaliser ses projets de développement,

- recherche des nouvelles opportunités qui pourraient s’offrir et appui des entreprises françaises auprès des décideurs, notamment dans le cadre des grands projets. Le SE travaille à cette fin avec les Conseillers du Commerce extérieur de la France et la Chambre de Commerce Franco-Jordanienne (CAFRAJ), qui par délégation de Business France exerce depuis 2012 la mission d'appui au développement des entreprises françaises en Jordanie,

- développement des relations institutionnelles bilatérales économiques et financières.

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