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Japon

 

Le chef du Service économique régional de Tokyo a une compétence régionale et pilote le travail d’analyse des Services économiques à Séoul, Canberra et Wellington.

  • Le Japon, la Corée, l’Australie et la Nouvelle-Zélande représentent au total 7,2% du PIB mondial pour 206 millions d’habitants (2,8% de la population mondiale) : le Japon compte pour 4,4% du PIB mondial, la Corée 1,65%, l’Australie 1% et la Nouvelle-Zélande 0,15%.
  • Au-delà de la comparaison macroéconomique, ces quatre pays partagent de nombreux défis qui donnent lieu à des études communes sur des sujets structurants d’intérêts régionaux : mouvement d’intégration régionale (accords de libre-échange, investissements croisés), complémentarité et concurrence, chaîne de valeur et investissements, coopérations industrielles, énergie, environnement, aide publique au développement, vieillissement de la population…
  • L’ensemble des travaux fait l’objet d’une programmation stratégique annuelle permettant de dégager des axes de mutualisation des compétences et d’actions communes.

 

Le Japon est la 3ème puissance économique mondiale après les Etats-Unis et la Chine, et a des relations économiques traditionnellement fortes avec la France.

  • Le Japon dispose d’un marché domestique de 126,8 millions d’habitants au pouvoir d’achat parmi les plus élevés au monde. Le Japon présente des régions de taille économique équivalente à celle de pays : la région du Kanto (Tokyo) a un poids en termes de PIB similaire à celui du Royaume-Uni, le Kansai (Osaka, Kobé) ainsi que le Chubu (Nagoya) à celui des Pays-Bas, le Tohoku (région affectée par le séisme du 11 mars 2011) à celui de la Suède, le Kyushu (Fukuoka) à celui de la Suisse ou le Chugoku à celui de la Thaïlande.
  • Les relations économiques entre la France et le Japon sont traditionnellement fortes, notamment en termes d’investissements croisés. La France est le 3ème investisseur étranger au Japon (derrière les Etats-Unis et les Pays-Bas), avec 23 Mds € fin 2014. Le Japon est pour sa part le 5ème investisseur étranger en termes d’investissements créateurs d’emploi (le 1er investisseur asiatique) avec 11,3 Mds €. Sur le plan commercial en 2015, le Japon est notre 12ème client commercial (2ème en Asie derrière la Chine) avec 6,4 Mds € d’exportations, et notre 12ème fournisseur avec 8,3 Mds € d’importations. Le déficit commercial de la France vis-à-vis du Japon s’établit en 2015 à 2 Mds €.

 

Le Service économique régional de Tokyo a pour principales missions :

  • Le suivi des questions économiques et financières japonaises. Une succession de crises a réduit la croissance économique du Japon depuis vingt ans (bulle immobilière début 1990, crise asiatique en 1997, choc Lehman en 2008, séisme de mars 2011), aussi affectée par le vieillissement démographique. Pour autant, le Japon connait des périodes de croissance comparable à celle de ses partenaires développés : ainsi, durant les cinq années qui ont précédé le choc Lehman, le Japon a connu une croissance de 2% par an en moyenne. Le choc Lehman et la contraction du commerce international ont conduit à une contraction dont le Japon était en train de sortir au moment du séisme du 11 mars. Les « Abenomics » lancés par le Premier Shinzo Abe en décembre 2012 constituent un policy-mix cohérent et ambitieux visant à atteindre 2% de croissance réelle en 2020. Il se décompose en « 3 flèches » : (i) une politique monétaire expansionniste qui consiste en des achats massifs de titres depuis avril 2013 ; (ii) une politique budgétaire expansive à court terme mais visant à l’assainissement des finances publiques ; (iii) des réformes structurelles dans un effort sans précédent touchant tous les secteurs. Le gouvernement a annoncé « 3 nouvelles flèches » en septembre 2015, axées sur  une économie forte, les dispositifs de gardes d’enfants, et le bien-être social.
  • L’analyse des politiques sectorielles japonaises. En matière de politique industrielle, le Japon a fait le choix d’investir massivement dans la R&D, faisant aujourd’hui du pays un fournisseur mondial incontournable en technologies de pointe (automobile, électronique, nouveaux matériaux, énergies renouvelables…), un phénomène illustré par la rupture des chaînes de production mondiale au moment du séisme. Il est particulièrement bien intégré à l’Asie émergente qui représente plus de la moitié de ses exportations. La politique énergétique a été revue après l’accident nucléaire à Fukushima, avec un accent plus marqué en faveur des énergies renouvelables, sans toutefois exclure le nucléaire et les énergies fossiles du mix énergétique. Dans le domaine agricole, le Japon est traditionnellement dépendant des importations agroalimentaires, de même que s’agissant des hydrocarbures, ce qui rend ce pays particulièrement sensible à l’évolution des cours des matières premières.
  • L’ouverture du marché japonais aux entreprises françaises. Le Service économique régional de Tokyo identifie les barrières – notamment non-tarifaires – d’accès au marché japonais, en particulier dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’automobile, de la santé et des marchés publics (transport, énergie…), et relaie l’information auprès des autorités locales. Le SER de Tokyo suit activement les négociations de l’Accord de partenariat économique entre l’Union européenne et le Japon, lancées en mars 2013 ainsi que la stratégie d’intégration commerciale du Japon au travers d’autres accords (TPP, RCEP, CJK…).
  • Le développement et l’approfondissement de la relation bilatérale dans toutes ses composantes économiques : commerce, relations bilatérales et multilatérales (G20, G7, négociations financières et commerciales multilatérales, relations avec l’Union européenne…), participation à l’organisation des visites officielles, participation aux enceintes de dialogue bilatérales. Le développement et l’approfondissement de la relation économique avec le Japon s’effectue en coopération avec les principales organisations économiques françaises présentes au Japon : Business France, les Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) et la Chambre de commerce et d’industrie franco-japonaise (CCIFJ).

 

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