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Italie

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Actuellement troisième économie de la zone euro après l’Allemagne et la France, l’Italie a connu, après la seconde guerre mondiale, une période de « miracle économique » avec une très forte croissance de la production industrielle (près de 6% par an entre 1950 et 1960) qui a assuré la transformation de son économie encore très dépendante de l’agriculture en véritable puissance industrielle.

Fortement touchée par le choc pétrolier de 1973, l’économie italienne a vécu un deuxième miracle économique dans la seconde moitié des années 80 par le biais d’une tertiarisation accrue. Elle connait de moins bonnes performances économiques depuis les années 1990 liées notamment à ses problèmes persistants de compétitivité. Ainsi le taux de croissance du PIB a fortement chuté ces 40 dernières années : de 45,2% en cumulé dans les années 70, il était de 26,9% dans les années 80, de 17% dans les années 90 et de 2,5% dans la dernière décennie.

Si l’industrie est le secteur qui a le plus souffert de la crise en Italie, la composante industrielle de l’économie italienne reste toutefois très prégnante comparativement à ses voisins avec près de 20% de la valeur ajoutée brute en 2010. Cette industrie est essentiellement manufacturière – l’Italie est la 5e puissance manufacturière mondiale - et basée sur la fabrication de machines et équipements, la métallurgie, suivis par l’industrie alimentaire et les secteurs phares du Made In Italy : textile, cuir et habillement. Le secteur du tourisme représente par ailleurs environ 10% du PIB, faisant de l’Italie la 5e destination touristique mondiale.  L’agriculture compte pour 2% du PIB environ.

Le tissu industriel italien se distingue par un important capitalisme familial : la présence de grands groupes emblématiques – dont Fiat, ENI, ENEL, Olivetti, Benetton, Finmeccanica… - est complétée par un très large réseau de PME, véritables porte-drapeau du savoir-faire italien, souvent regroupées en « districts industriels ». Ces dernières, qui font la force du système économique italien par leur dynamisme, se caractérisent par leur haut degré d’intensité capitalistique, une forte ouverture au progrès technique, une production ciblée et sur-mesure et une part importante de leur activité à l’exportation.

L’économie italienne est toutefois marquée par d’importantes disparités entre régions. La géographie économique de la péninsule peut ainsi se décomposer en trois zones : le Nord-Ouest autour de Milan, véritable capitale économique du pays, de Turin et de Gênes se caractérise par une forte présence industrielle avec un PIB par habitant parmi les plus élevés d’Europe. Une deuxième « macro-région » très dynamique se dessine à l’intérieur du quadrilatère formé par les villes de Venise, Bologne, Florence et Rome où l’industrie et le tourisme sont fortement développés. Le sud et les îles, ou Mezzogiorno, est quant à lui marqué par un important retard économique et un fort taux de chômage, notamment liés à un manque d’infrastructures et à la présence d’une importante économie souterraine. L’activité y reste concentrée sur les plaines littorales tandis que les zones à l’intérieur des terres ont tendance à rester en marge.

L’Italie souffre de faiblesses structurelles parmi lesquelles ses disparités régionales et un manque de matière premières et de ressources énergétiques qui déséquilibrent sa balance commerciale : les importations de ces produits satisfont plus de 80% de la demande intérieure nette d’énergie du pays et elles représentent 3,4% du PIB. L’Italie est fortement dépendante des combustibles fossiles : le pétrole (38,9% de ses dépenses énergétiques), destiné principalement au secteur des transports, mais également le gaz, qui représente 36,7% de sa demande énergétique totale et représente presque la moitié de la production électrique nationale. Dans les autres secteurs, l’Italie réalise de bonnes performances à l’exportation au sein de l’Union européenne notamment dans les domaines des biens d’équipement et des biens intermédiaires. La France et l’Italie sont l’un pour l’autre les deuxièmes partenaires commerciaux.  Au même titre que les autres grandes économies mondiales, l’Italie a été durement affectée par la crise de 2008 et est prise actuellement dans la tourmente générale dans le cadre de la crise de la zone euro. 

 

 

Le Service économique régional (SER) de Rome auprès de l’ambassade de France en Italie appartient au réseau international de la Direction générale du Trésor du Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. Fort d’une équipe de 15 agents, il est organisé autour de trois pôles : Economie et Finance, Industries et Développement Durable et Echanges, Politiques Agricoles. Outre l’Italie, il assure également la couverture régionale d’une zone comprenant la Grèce (présence d’un SE sur place), Chypre et Malte.

Le SER de Rome est chargé de l’analyse et de la veille économique et financière sur les sujets économiques, financiers et sur les politiques publiques sectorielles. Il assure également une mission d’animation des relations bilatérales sur ces problématiques en lien avec les acteurs institutionnels, économiques et académiques italiens. Sous l’autorité de l’ambassadeur, le chef du SER entretient enfin une collaboration étroite avec les agences placées sous la tutelle du Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (Ubifrance et AFII).

 

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