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Indonésie

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L’Indonésie, composée de 17 508 îles, est le plus grand archipel du monde ; sa superficie est équivalente à près de quatre fois celle de la France. Le pays se situe sur « l’anneau de feu », une zone sismique ponctuée de volcans, dont une centaine encore en activité.

Au retrait complet des troupes hollandaises en 1949, après un siècle et demi de colonisation néerlandaise, Sukarno, un des « pères de l’indépendance », prend la tête de l’Etat. Il met alors en place son système de « Démocratie Guidée ». En 1965, lui succède un quasi-inconnu, le général Suharto, qui est élu président trois ans plus tard. Pendant plus de trente ans, Suharto met en œuvre sa politique d’« Ordre Nouveau », un régime autocratique s’appuyant sur l’armée et les proches du pouvoir. Durant cette période, l’économie est florissante et le niveau de vie augmente ; mais le fonctionnement du système politique évolue et il se transforme progressivement en régime népotique, où seuls les proches du pouvoir sont favorisés. Les connexions politiques deviennent l’unique moyen de faire des affaires. La crise financière frappe l’Asie à partir de 1997, et les troubles économiques et sociaux qui s’ensuivent, provoquent la chute de Suharto en mai 1998. Le pays entre alors dans une phase de transition économique, politique et sociale (« Reformasi »).

En 1999 ont lieu les premières élections démocratiques depuis 1955. L’actuel chef de l’Etat, réélu au suffrage universel pour un second mandat (cinq ans) en juillet 2009, est M. Susilo Bambang Yudhoyono. Le pouvoir législatif est partagé entre le DPR, la chambre des représentants, et le DPD, la chambre haute représentant les régions. L’organisation administrative du pays est très décentralisée (lois de 1999 et 2001).

Le pays, qui a la quatrième population mondiale (238 millions d’habitants), se caractérise par sa diversité ethnique (environ 300 groupes sont dénombrés, parlant quelques 365 langues et dialectes). Dans cet environnement, la langue nationale, le Bahasa Indonesia, joue un rôle unificateur. L’Etat indonésien reconnaît six religions : l’islam, l’hindouisme, le bouddhisme, le catholicisme, le protestantisme et le confucianisme. L’islam est la religion pratiquée par 88% de la population, faisant de l’Indonésie le plus grand pays musulman du monde.

Le pays est doté d’importantes ressources naturelles : l’Indonésie est ainsi le 3ème exportateur mondial de gaz naturel liquéfié, le 1er producteur d’huile de palme, le 2ème producteur de caoutchouc, le 3ème producteur de riz et de cacao, le 4ème producteur de produits de la mer, le 4ème exportateur de charbon, etc. Très affectée par la crise asiatique de la fin des années 90, l’Indonésie a initié à partir de la décennie suivante la stabilisation de son économie et la consolidation de ses fondamentaux macroéconomiques : en 2010, l’archipel pouvait ainsi se targuer d’avoir bénéficié d’une croissance de 6,1% du PIB, d’avoir ramené sa dette à 26% du produit intérieur brut, de maîtriser son inflation (taux annuel de 5,1%), d’avoir un déficit budgétaire inférieur à 2% et un solde commercial excédentaire (+26 Mds USD), alimentant ses réserves en devises (96,2 Mds USD à la fin 2010).

Sur le plus long-terme, les défis demeurent nombreux : amélioration des infrastructures physiques (routes, électricité, voie ferrée…), réduction de la pauvreté, développement du capital humain, lutte contre la corruption…

Néanmoins, avec le lancement du « Masterplan 2011-2025 pour l’accélération du développement économique », prévoyant un investissement de 470 Mds USD d’ici 2025, l’Indonésie confirme ses ambitions : le gouvernement aspire à faire du pays l’une des dix premières économies mondiales d’ici une quinzaine d’années (multiplication par 6,5 du PIB, et par 5 du PIB /habitant).

Indonésie

Focus sur

Indonésie secteur minier : avrIl 2012

Fondée sur la problématique de l’équilibre des retombées entre les divers acteurs du secteur, la nouvelle loi minière, dont les dernières mesures d’application sont parues en février 2012, vise à accroitre le poids des firmes nationales et les investissements, en particulier dans la transformation locale du minerai. Les nombreux projets d’investissements, annoncés ou en cours, sont prometteurs mais les mesures annoncées manquent de clarté pour leur mise en œuvre par les opérateurs économiques.

En février 2012 sont apparues de nouvelles mesures importantes. D’une part, la règlementation ministérielle n° 7 avance à mai 2012 l’interdiction d’exportation du minerai. Celle-ci a été prise afin de faire cesser en urgence le phénomène constaté de constitution massive de stocks de minerai, notamment en Chine.

- 30/04/2012



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