La Guinée Équatoriale est membre de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale –CEMAC- dont l’un des piliers est l’Union monétaire d’Afrique centrale qui donne aux six pays membres une monnaie commune, le franc CFA d’Afrique centrale (XAF), arrimé à l’euro (un euro = 655,956 XAF). Elle est également membre de la Communauté économique des États d’Afrique centrale CEEAC, dont l’intégration économique de ses dix États membres (les six pays de la CEMAC plus l’Angola, le Burundi, la RDC et Sao Tome et Principe) tarde à se mettre en place.
Depuis la découverte du champ pétrolier Zafiro en août 1996, l’économie équato-guinéenne dont le PIB a été multiplié par 10 entre 1999 et 2009, est entièrement tournée vers l’exploitation des hydrocarbures qui représentent 86 % du PIB et plus de 99% des exportations. Malgré les incertitudes sur l’estimation de la population (environ 1 million d’habitants) et les fluctuations du PIB, la Guinée Équatoriale affiche le plus fort PIB/habitant de la Zone franc (entre 7 400$ et 11 000$, en 2010, selon les chiffres que l’on retient pour le PIB et la population). La production de pétrole brut devrait se maintenir aux alentours de 315 000 barils/jour jusqu’en 2014-2015. La Guinée Équatoriale est également producteur de méthanol et de gaz de naturel liquéfié. Le gaz et le pétrole sont exploités par les entreprises anglo-saxonnes (Hess, ExxonMobil, Marathon, Noble) et minoritairement japonaises (Marubeni et Mitsui), dans la liquéfaction de gaz. À plus long terme (au-delà de 5 ans), la production pétrolière pourrait amorcer un déclin sensible, sauf à ce que de nouvelles réserves soient prouvées sur les blocs en cours d’exploration par de nombreuses sociétés étrangères (Gazprom, Repsol,…). Le potentiel gazier ne fait en revanche aucun doute ; les découvertes actuelles de Noble et Ophir permettent d’envisager la construction d’un second train de liquéfaction.
Le BTP est le second secteur de l’économie équato-guinéenne (7,5% du PIB en 2010) ; son activité est largement soutenue par le très fort investissement public dans les infrastructures (routes, équipements urbains, logements, électricité…). Les autres activités (agriculture, pêche, sylviculture) ont été marginalisées. Le gouvernement mise sur un programme de diversification des sources de la croissance à l’horizon 2020, lancé en décembre 2007, pour inverser la tendance avec des objectifs de développement de l’énergie (raffinage et hydroélectricité), de la pêche, de l’agriculture, des services avec en particulier le tourisme et les services financiers.
La France est le 4e fournisseur de la Guinée Équatoriale derrière la Chine, les États-Unis et l’Espagne. On dénombre 18 implantations françaises dans le BTP, les brasseries, les télécommunications, la distribution, la banque…
Le service économique pour l’Afrique centrale basé à Yaoundé assure, pour la Guinée Équatoriale, la veille économique et sur l’environnement des affaires, le lien avec les entreprises françaises implantées dans ce pays, le suivi des grands projets.
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