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Gambie

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GENERALITES

Données géographiques

La Gambie dispose d’un territoire de 11 300 km², imbriqué dans le territoire sénégalais. Il s’agit du plus petit pays d’Afrique continental, couvrant une étroite bande de 15 à 25 km de part et d'autre du fleuve éponyme sur une longueur de 300 km.

Le découpage administratif du pays a fait apparaître cinq régions (divisions) et une capitale (Banjul) :

  1. Lower River (Mansa Konko)
  2. Central River (Janjanbureh)
  3. North Bank (Kerewan)
  4. Upper River (Basse)
  5. Western (Brikama)
  6. Banjul (North, Central, South)

Population

La Gambie compte 1,7 M d’habitants dont 44% a moins de 15 ans. La densité démographique atteint 153 habitants par km2 pour un taux de croissance annuel moyen de 2,79%.

La faiblesse des indicateurs sociaux classe le pays 168ème sur 187 en matière d’IDH en 2011. L’espérance de vie s’élève en moyenne à 58 ans et le taux d’alphabétisation dépasse difficilement 46%.

Si l’Anglais demeure la langue officielle, les populations conservent leurs langues ethniques, parmi lesquelles le Mandinka, le Fula, le Wolof ou le Jola.

Contexte économique

Cadrage.

Estimé à 29,7 Mds de Dalasi soit environ 1 Md USD en 2011, le PIB est constitué à 27,5% par le secteur agricole, qui emploie 70% de la population active. Le secteur secondaire ne représente que 15,5% du PIB et souffre des difficultés de l’approvisionnement électrique et du ralentissement du secteur de la construction en raison de la baisse des remises des travailleurs immigrés consubstantielles à la crise mondiale. Le secteur des services représente 57,1 % du PIB, alimenté par les NTIC, notamment la téléphonie mobile. Le tourisme, en majorité britannique et allemand représente 19% des services

Avec une croissance estimée de 5,5% en 2011, reprise pour les prévisions en 2012, l’économie gambienne fait preuve d’une bonne résistance face à la crise mondiale. Les principaux moteurs de l’économie sont :

-          le secteur agricole, qui compte pour 30% de la croissance ;

-          le secteur touristique ;

-          les télécommunications.

 Avec un taux situé autour de 5%, l’inflation, essentiellement importée, est maîtrisée.

 S’agissant des comptes extérieurs, leur déséquilibre structurel demeure cependant un point faible important de l’économie.

La balance commerciale enregistre en 2011 un déficit de 21,3 % du PIB. Les importations, essentiellement d’hydrocarbures et de produits alimentaires, sont estimées à 327 M USD en 2011. Elles devraient atteindre 350 MUSD en 2012 soit un tiers du PIB. Les exportations, constituées à 80% de réexportations, sont estimées à 111 MUSD en 2011 et devraient représenter 116 MUSD en 2012 soit 11% du PIB.

Les remises des travailleurs émigrés devraient se stabiliser à 4,7 % du PIB en 2011 et 2012 après avoir connu de fortes baisses (-20%) en 2008-2009. A moyen terme, une hausse est attendue avec la sortie de crise internationale.

Au total, la balance des comptes courants demeure fortement déficitaire. Après un solde négatif de 16,8% en 2010, les projections pour 2011 et 2012 tablent respectivement sur -14,4 % et -15,3% du PIB.

Le niveau de la dette domestique et la réduction des rentrées budgétaires inquiètent les bailleurs.

Le déficit budgétaire a atteint 2,3% en 2011. Les estimations pour 2012 tablent sur 951 M Dalasis soit 2,9% du PIB sous l’effet des dépenses d’investissements engendrées par la mise en œuvre du Program for Accelerated Growth and Employment (PAGE).

Les intérêts de la dette interne représentent 18,5% des recettes de l’Etat (22,5 % si l’on agrège les intérêts de la dette externe).

 Les recettes fiscales de l’Etat ont par ailleurs diminué passant de 17,5% du PIB en 2007 à 14% en 2011 (de 16 à 12,5 % selon le FMI).

 Le gouvernement s’est engagé à accroître les recettes fiscales (notamment par la mise en place d’une TVA) et de réduire ses emprunts domestiques (bons du Trésor à court terme) jusqu’à leur suppression en 2014.

 Les bailleurs internationaux sont présents en Gambie et devraient contribuer au financement d’un programme de croissance accélérée et d’emploi (PAGE).

Le gouvernement gambien a lancé en décembre 2011 le PAGE 2012-2016 destiné à soutenir les secteurs porteurs de l’économie et à favoriser l’émergence économique du pays d’ici 2020.

Les principaux bailleurs internationaux (Banque Mondiale, BAfD, Banque Islamique de Développement, FMI) sont présents en Gambie et apportent leur soutien aux projets, essentiellement d’infrastructures, portés par les autorités gambiennes.

  • Gambie: Fiche signalétique - 08/10/2010

    Avec un PIB de 736 M USD en 2009, le PIB de la Gambie par habitant demeure faible, s’élevant à 434 USD/ an. Les finances publiques sont très dépendantes de la fiscalité de porte (près de 50% des recettes fiscales) dont la réforme (simplification, abaissement du niveau des prélèvements) a été engagée en vue d'un rapprochement progressif de la fiscalité douanière de l'Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA).

Gambie

Focus sur

Gambie - Le secteur des télécommunications

Dans le domaine de la téléphonie fixe et mobile, la Gambie occupait les premiers rangs sur le continent africain dans les années 1980/90 grâce notamment au développement des réseaux, assuré en partie par Alcatel. Aujourd’hui, une modernisation des équipements et des extensions sont engagés pour faire face à la croissance du marché. 

1. Le marché gambien des télécommunications est fortement concurrentiel.  

 1.1. La gestion du secteur est partagée entre le Ministère des Communications et une agence de régulation autonome.

 Le Ministère de l’Information et des Communications exerce sa tutelle sur le secteur et décide des grands projets d’investissements en accord avec la Présidence, très impliquée dans ce domaine.

 La Public Utilities Regulatory Authority est en charge de la régulation du secteur, notamment de l’évaluation des dossiers de licence.

 1.2. Cinq opérateurs sont actifs en Gambie.

 L’opérateur de téléphonie fixe national, Gamtel, a été créé en 1990 et a connu plusieurs changements de structure capitalistique depuis. Suite à des difficultés financières, Il a été privatisé à 50% en 2007 avec l’entrée de la société libanaise Spectrum dans le capital. La renationalisation a eu lieu en 2008.

 Dans le domaine de la téléphonie mobile, quatre opérateurs se partagent le marché :

-          Gamcell est la compagnie historique de GSM depuis 2001. Elle est détenue à 100% par Gamtel et sert 360 000 clients ;

-          Africell, filiale du Libanais Lintel, est le leader sur le marché avec 700 000 clients ;

-          Comium sert 200 000 clients ;

-          Qcell, dernier entrant sur le marché dispose de 130 000 clients mais connait une croissance forte.

 2. Des projets d’envergure sont prévus dans le secteur.

La Gambie est partie prenante dans le projet de connexion au câble African Coast to Europe (ACE) qui permettra d’augmenter le débit des réseaux d’Afrique de l’Ouest. A ce titre, la Banque Mondiale a octroyé un don de 35 MUSD pour le financement d’une station de raccordement (projet WARCIP).

La Banque Islamique de développement a octroyé un financement de 27 MUSD pour la modernisation et l’extension des réseaux de télécommunications à travers l’ensemble du territoire (projet ECOWAN).

- 06/01/2012



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