Les tensions avec les pays frontaliers (l’Ethiopie et Djibouti) entravent le développement économique du pays. En outre, l’économie érythréenne est impactée négativement par plusieurs phénomènes à caractère structurel. Tout d’abord, le pays doit faire face à un déficit commercial élevé (-350 millions USD en 2010) du fait de la faiblesse de son offre exportable. Ensuite, l’apport de l’aide internationale s’est réduit régulièrement ces dernières années compte tenu notamment de l’attitude peu constructive des autorités locales à l’égard des principaux bailleurs internationaux. Enfin, le poids de la dette publique est particulièrement important (132,6% du PIB en 2010 dont 48,8% du PIB pour la seule dette externe).
En 2010, selon les prévisions du Fonds Monétaire International, le PIB devrait atteindre 2,25 milliards USD. La structure du PIB serait comparable aux années précédentes, à savoir une prédominance du secteur des services (67,7%) et une relative faiblesse de la contribution de l’agriculture qui ne représenterait que 11,8% alors qu’elle emploie 80% de la population active. Les performances économiques de l’Erythrée demeureraient modestes en 2010 : la croissance réelle du PIB n’excèderait pas 1,8%. En outre, le déficit de la balance commerciale reste lourd pour le pays : il représenterait 13% du PIB en 2010. Depuis 2005, le gouvernement a interdit la plupart des importations et a instauré un sévère contrôle des changes. Les réserves en devises seraient faibles aux alentours de 2 mois d’importation. Toutefois, la mise en exploitation de la mine d’or de Bisha devrait contribuer à la relance de la croissance en 2011 et à l’amélioration de la balance commerciale. L’activité de la mine devrait représenter 1 point de PIB en 2011 et près de 2 points en 2014.
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