Accueil » » Les services économiques à l'étranger » Equateur
 

Equateur

Ce pays est rattaché à la zone de compétence du site suivant : Colombie, Panama

Petite économie entièrement dollarisée, de 16 millions d’habitants, le PIB de l’Equateur s’approche des 100 Md USD et affiche un taux de croissance moyen de +3% à +-3,5% au cours de la dernière décennie, pendant laquelle le pays a connu le deuxième « boom pétrolier » de son histoire, qui lui a permis de bénéficier de fondamentaux macroéconomiques stables et de développer toute une série de projets d’infrastructures intéressants.

Le Président Rafael Correa entame sa dixième et dernière année à la tête du Gouvernement équatorien, avant de rendre le pouvoir en mai 2017. Cette dernière année de mandat, sera sans doute une année complexe, tant sur le plan politique qu’économique. Ce sera une année électorale, marquée par la poursuite de la récession (-2,3% en 2016 et -2,7% en 2017 selon le FMI), conséquence de la chute des prix du pétrole sur les marchés internationaux. Au cours de la décennie 2007-2017, le Président Correa a milité pour sa « Révolution citoyenne » et le « socialisme du XXIème siècle », en rupture avec le modèle libéral suivi par l’Equateur au cours des 25 dernières années. Sur le plan commercial, l’Equateur est réticent au libre-échange et a mis en place toute une série de barrières au commerce pour préserver sa balance des paiements et son modèle dollarisé.

Au cours de cette dernière décennie, l’Etat est devenu un acteur central dans l’organisation de la vie économique, avec une régulation importante dans l’ensemble des secteurs (essentiellement le secteur financier et les ressources naturelles). L’Equateur a fondé son modèle de développement sur la dépense publique, aussi bien dans des programmes sociaux (en particulier l’amélioration de la qualité du système éducatif et l’efficacité de l’administration) que dans le développement d’infrastructures dans les secteurs routier et hydroélectrique essentiellement, offrant de nombreuses opportunités d’affaires aux fournisseurs et constructeurs étrangers.

Le Gouvernement a utilisé la manne pétrolière et ne dispose pas de fonds de stabilisation qui lui permettraient de mettre en œuvre une politique contra cyclique en période de difficultés. Face à la crise actuelle et à l’essoufflement du modèle, le Gouvernement a adopté une politique plus pragmatique, se tournant d’abord vers l’Union Européenne à travers la négociation d’un accord commercial, en renouant ensuite avec les institutions multilatérales (FMI et Banque Mondiale en particulier) et avec les marchés financiers internationaux fustigés au début du gouvernement  et en se tournant enfin vers le secteur privé pour les projets d’infrastructures majeurs par la promulgation d’une loi de partenariats public-privé.

Bien que l’Equateur souffre d’une instabilité juridique chronique, qui ne lui permet pas de recevoir d’IDE importants et d’une pénurie de financements, le pays offre des opportunités très intéressantes, dans le domaine notamment des infrastructures. Le gouvernement entend œuvrer au développement d’infrastructures dans les secteurs stratégiques (métro, tramway, centrales hydroélectriques, routes, raffineries…) qui intéressent les entreprises françaises, très favorablement réputées pour leur sérieux et leur expertise. La reconstruction de la province de Manabi, touchée par un fort séisme au mois d’avril 2016 offre également des opportunités pour nos entreprises.

Le SE de Bogota a pour mission, sous la coordination et avec la collaboration du SE régional de Panama, de :

  • Suivre les problématiques économiques et financières : l’Equateur dépend du pétrole et de ses exportations pour maintenir son système monétaire dollarisé, qui lui confère une stabilité macroéconomique clé pour son développement mais aussi de lourdes contraintes.
  • Développer les relations économiques institutionnelles bilatérales : plusieurs visites ministérielles à Quito ont eu lieu depuis 2012.
  • Appuyer et valoriser l’offre et la présence des entreprises françaises en Equateur, avec un intérêt particulier pour le suivi des grands contrats dans le secteur de l’environnement, de l’énergie et des transports urbains. Le SE de Bogota et son antenne à Quito suivent par ailleurs les évolutions de l’environnement des affaires, les contentieux éventuels, les difficultés d’accès au marché, etc.
  • Analyser l’insertion de l’Equateur dans son environnement régional et l’impact des accords de libre commerce négociés par le gouvernement sur l’activité des entreprises françaises.

Notons enfin que d’autres organisations contribuent au développement des relations franco-équatoriennes (Chambre franco-équatorienne de commerce et d’industrie notamment). BPI France qui a repris les activités pour le compte de l’Etat de la Coface est ouverte à l’étude de projets ponctuels dans le pays. L’AFD est présente en Equateur depuis 2015.

 

  • La politique commerciale de l'Equateur - 25/01/2017

    Le Gouvernement équatorien, réticent au libre-échange,  a adopté cette dernière décennie des politiques protectionnistes se traduisant par la mise en place de nombreuses barrières au commerce, tarifaires et non tarifaires, sous couvert d’absence d...

  • Evolution du positionnement commercial de la France dans la zone du SER de Panama en 2014-2015 - 17/03/2016

    Nos exportations vers les douze principaux pays de la zone reculent globalement de 2,4 % en 2015. La bonne tenue de certaines catégories de produits ressort assez bien dans les données régionales. 1. Evolution des exportations françaises par pays...


service-public.fr legifrance.gouv.fr gouvernement.fr france.fr

© Ministère de l'Économie et des Finances - 2017