Réélu avec 52 % des voix, le président Rafael Correa entame la quatrième année de sa « Révolution citoyenne » et entend mettre en place, en Equateur, le « socialisme du XXIème siècle », s’alignant ainsi sur le Venezuela. Le président veut ainsi rompre avec le modèle libéral suivi par l’Equateur au cours des 25 dernières années. La nouvelle constitution, approuvée par 64 % des votants lors du référendum de septembre 2008, renforce le rôle du Plan national de développement et fait de l’Etat un acteur central dans la production de biens, la construction d’infrastructures et la régulation. Les activités financières sont désormais considérées comme un « bien public » et le contrôle des ressources naturelles par l’Etat devient un principe constitutionnel. Le président Correa entend s’attaquer à des chantiers où l’immobilisme a longtemps été la règle, en particulier l’amélioration de la qualité du système éducatif et l’efficacité de l’administration. Le gouvernement essaie de diversifier ses partenaires commerciaux, en privilégiant une coopération économique et technique Sud-Sud avec des pays comme l’Iran, la Chine et, surtout, l’ALBA (Alternative bolivarienne pour les Amériques). Le pays a quitté le Centre international de règlement des différends (CIRDI), refusant les arbitrages internationaux. Le gouvernement tente de promouvoir la création d’instances exclusivement régionales au nom de l’indépendance et la souveraineté vis-à-vis des pays industrialisés.
Bien que l’Equateur souffre d’une instabilité juridique chronique, d’une pénurie de financements et de la fermeture des marchés internationaux, le pays offre des opportunités très intéressantes, dans le domaine notamment des infrastructures. Le gouvernement entend œuvrer au développement d’infrastructures dans les secteurs stratégiques (métro, tramway, centrales hydroélectriques, routes…) qui intéressent les entreprises françaises, très favorablement réputées pour leur sérieux et leur expertise.
Le SE de Bogota a pour mission de :
Notons enfin que d’autres organisations contribuent au développement des relations franco-colombiennes (Chambre franco-colombienne de commerce et d’industrie notamment). La Coface s’est ouverte à l’étude de projets ponctuels dans le pays.