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Djibouti

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Contexte macroéconomique

Pays francophone, comptant 800 000 habitants, Djibouti dispose d’une économie traditionnellement dépendante des activités portuaires, de la présence militaire étrangère et des financements internationaux.

Le pays a bénéficié d’importants flux d’IDE jusqu’en 2007-2008, en forte baisse depuis. La France est le deuxième donateur après la Banquemondiale.

Ces éléments ont de tous temps contribué au développement de l’économie djiboutienne qui est centrée sur le secteur tertiaire (80% environ du PIB). L’économie est dominée par les services, notamment liés à l’activité du port. L’agriculture est presque inexistante et l’industrie très limitée.

Pilier essentiel de l’économie locale, les activités portuaires sont principalement constituées par le transit vers l’Ethiopie, qui représente l’essentiel de l’activité import/export du port de Djibouti, et dans une moindre mesure par les activités de transbordement.

Le port de Djibouti a bénéficié jusqu’en 2008 d’importants investissements de Dubai, notamment dans le nouveau terminal à conteneurs de Doraleh et dans le terminal pétrolier Horizon, investissement des groupes Emirates National Oil Co (ENOC) et Dubai Port World (qui était déjà concessionnaire du port de conteneurs et de l’aéroport).   

 D’après le FMI, l’environnement macroéconomique est relativement mitigé en 2010. La croissance annuelle du PIB réel a fléchi, passant de 5% en 2009 à 3,5% en 2010 en raison notamment d’un ralentissement significatif des activités du port mais aussi de la faiblesse des investissements directs étrangers. Ceux-ci avaient substantiellement augmenté des années précédentes, jusqu’à plus de 40% du PIB en 2007, mais se sont contractés au cours de deux derniers exercices chutant à 9,5% en 2009 puis à 2,4% en 2010.

L’inflation, autour de 1,7% en 2009, est passée à 4% en 2010.

Le déficit du compte courant, quant à lui, s’est amélioré de façon significative, passant de 9,1% en 2009 à 4,8% en 2010.

Djibouti dispose d’un atout lié à sa situation géostratégique qui lui confère un potentiel intéressant de hub régional, atout susceptible d’être encore davantage développé.

Porte pour le commerce avec l’Ethiopie, place financière régionale (en forte évolution ces dernières années), hub en matière de télécommunications (connecté sur la plupart des câbles sous-marins de télécommunications à haut débit qui relient l’Europe et l’Asie), plateforme pour la défense (rôle accru lié aux problèmes de piraterie maritime),… constituent ses principales caractéristiques.

Les principaux facteurs qui entravent le développement économique de Djibouti sont le coût de l’énergie, la disponibilité d’eau et la faible compétitivité du capital humain.

De façon générale, l’amélioration de la compétitivité de l’économie constitue un objectif majeur pour Djibouti, de nature à favoriser le développement du secteur privé et les investissements étrangers.

Echanges commerciaux bilatéraux et investissements français

Echanges bilatéraux

Le commerce extérieur bilatéral entre la France et Djibouti se situe à un niveau relativement bas, avec un solde structurellement en excédent pour notre pays (importations quasi inexistantes).

En 2010, les exportations françaises vers Djibouti se maintiennent globalement stables, passant de51,37 MEUR en 2009 à51,28 MEUR (légère baisse tendancielle ces dernières années).

En parallèle, les importations en France provenant de Djibouti restent très faibles :0,36 MEUR en 2010.

 Présence française

 Les investissements directs français comprennentla Banquedu Commerce et de l’Industrie - Mer Rouge / BCI-MR (BRED- Banque Populaire), Total, Colas, Air France, CMA-CGM et Gras Savoye, dernier arrivé fin 2009. Par ailleurs, en août 2010,la Banque Indosuez-MerRouge, filiale du Crédit Agricole et banque historique de la place avecla BCI-MR, a annoncé la cession de son capital à Bank of Africa, cession devenue effective en décembre 2010 ; Proparco est entré dans le capital à hauteur de 20%, la FMO prévoyant de reprendre aussi 20%.                

Des sociétés de droit djiboutien, certaines fondées depuis plusieurs décennies par des ressortissants français, sont présentes dans le secteur des services (transport, transit, assurances, location automobile, …) et la distribution. Au total, il y a une douzaine d’implantations françaises à Djibouti.

Si les relations entre Djibouti et la France sont étroites, notamment sur le plan politique, militaire et de la coopération, celles sur le plan du tissu économique et du commerce extérieur subissent un certain effet de dilution face à l’arrivée de nouveaux partenaires, en particulier du Moyen-Orient et d’Asie (Chine).

Malgré un contexte plus concurrentiel, des opportunités de marchés intéressantes existent pour les entreprises françaises dans les domaines des services, des travaux d’infrastructures et des équipements.

 

 



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