Après une période difficile entre 2006 et 2009, la reprise de l’économie cubaine est en marche en 2010 et les prévisions de croissance pour 2011 (+3,6%) sont tout à fait encourageantes. En parallèle de ce regain d’activité récent, Cuba a entreprit une actualisation significative de son modèle économique et social, à la suite du VI congrès du parti communiste cubain (P.C.C) au mois de Mai dernier. Cet ensemble de mesures vouées à adapter le pays a un environnement international globalisé, concerne aussi bien l’assainissement des finances publiques, l’encouragement à l’initiative privée, l’accès à la consommation ou encore la flexibilisation de l’appareil bureaucratique d’Etat.
Située au carrefour entre l’Amérique latine et les Etats Unis, Cuba est la plus grande île de la région des Caraïbes et entretient de fortes relations économiques et financières avec le Venezuela et son voisin Nord-américain. Membre fondateur de l’ALBA (Alliance Bolivarienne pour les peuples d’Amérique) la République de Cuba n’en reste pas moins ouverte sur le reste du monde, comme en témoigne l’importance des flux commerciaux avec l’Asie et le continent européen. Basée en grande majorité sur l’offre de services, l’économie cubaine présente de belles perspectives concernant notamment les secteurs du tourisme et des biotechnologies.
Bien qu’actuellement dans l’ombre du géant chinois et du partenaire énergétique vénézuélien, la France est relativement bien implantée sur l’île et gagne des parts de marchés. En 2011, les exportations françaises se sont élevées à 121 millions d’euros, portées par la remarquable croissance des produits agricoles qui représentent aujourd’hui la moitié de la valeur de ce flux. La France est par ailleurs le 4ème investisseur étranger à Cuba.
Le SE de La Havane a pour mission de :
- Suivre les enjeux macroéconomiques et financiers en liaison avec le Service économique régional basé au Panama
- Développer la relation économique institutionnelle bilatérale franco-cubaine.
- Appuyer et valoriser l’offre et la présence des entreprises françaises à Cuba.
Le seul investissement français d’importance est celui du groupe Pernod-Ricard (Rhum Havana Club). D’autres grands groupes participent aux projets de développement industriels et touristiques de l’Ile. Ils se concentrent dans les secteurs du tourisme (Accor, Nouvelles Frontières, Fram-voyages), du BTP (Bouygues), des télécommunications (Alcatel-Lucent, qui vient d’installer un câble sous-marin en fibre optique du Venezuela en Jamaïque via Cuba), de l’énergie (Total, Alstom), de la construction électrique, de l’agroalimentaire, des transports (Air France, Air Caraïbes) et de la banque (BNP-Paribas, Société Générale).
Une attention particulière est consacrée aux offres en matière de grands contrats notamment dans le secteur de l’énergie, des télécommunications, du bâtiment et des travaux publics et celui des infrastructures. De même le SE de La Havane examine l’environnement des affaires, les contentieux pouvant apparaitre, les difficultés d’accès au marché…
- Analyser les relations de Cuba avec son environnement régional et notamment promouvoir les relations avec les départements français d’Amérique (Guadeloupe, Martinique et Guyane)
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