Avec une population estimée à 20 millions d'habitants dont 1/4 d’étrangers et un PIB de 16 milliards d’euros en 2010, la Côte d'Ivoire fait figure de puissance sous-régionale d’Afrique de l’Ouest : plus du tiers du PIB et près de deux tiers des exportations de la zone. Mais avec un revenu moyen par habitant de 1110 USD, le pays se classe, en 2009, au 163ème rang (sur 182) selon l'indice de développement humain du Programme des Nations Unies pour le Développement : 49% de sa population vivent avec moins d’1 USD/jour.
Le pays est ouvert sur le monde avec un taux d’ouverture moyen de 75%, en ligne avec celui de l’ensemble de l’Afrique sub-saharienne. Il dégage une balance commerciale fortement excédentaire (15% du PIB) grâce notamment à l’exportation de matières premières agricoles (cacao, hévéa, palmier à huile, coton, anacarde …), de produits pétroliers (raffinerie) et, depuis 5 ans, de pétrole brut.
La Côte d’Ivoire a subi pendant onze ans les conséquences de la crise politico-militaire déclenchée par le coup d’Etat de décembre 1999 aggravée par une rébellion armée en septembre 2002 puis une crise post-électorale en novembre 2010 – qui prend fin mi-avril 2011 suite à deux semaines de guerre entre le camp du Président sortant (M. Gbagbo) et celui du Président élu (M. Ouattara). Cette décennie de crise a lourdement entamé l’économie du pays, qui a pu toutefois demeurer la première de l’Union économique et monétaire ouest africaine et la seconde de toute l’Afrique de l’ouest après le Nigéria.
Les compétences du Service économique d’Abidjan portent sur : analyse et veille économique et financière ; échanges bilatéraux, commerce extérieur ; IDE ; relations avec les administrations ivoiriennes, suivi des relations avec la Communauté financière internationale. Il est intégré dans un pôle régional composé des Services économiques de Dakar, Abidjan, Accra, Bamako, Cotonou, Lagos, Ouagadougou, Nouakchott.