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Congo

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 La République du Congo est membre de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) dont l’un des piliers est l’Union Monétaire d’Afrique Centrale (UMAC) qui dote les six pays membres (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale et Tchad) d’une monnaie commune, le franc CFA d’Afrique Centrale (XAF), arrimé à l’euro (un euro = 655,957 XAF). Il est également membre de la Communauté Économique des États d’Afrique Centrale (CEEAC), dont l’intégration économique de ses dix Etats membres (les six pays de la CEMAC plus Angola, Burundi, RDC et Sao Tome et Principe) tarde à se mettre en place.

Fort de 4,8 millions d’habitants, le Congo-Brazzaville est doté de ressources naturelles importantes (pétrole, minerai de fer, potasse, phosphates, bois, etc.) et bénéficie d’un emplacement stratégique en Afrique centrale, avec notamment un port en eau profonde à Pointe Noire et un axe routier et ferroviaire entre Pointe Noire et Brazzaville qui se prolonge vers la RDC et ses 77 millions d’habitants.

L’économie congolaise est encore très peu diversifiée. Elle  repose largement sur le pétrole qui, avec une production estimée à 232 000 barils/ jour en 2016, en fait le 2ème producteur de brut de la CEMAC derrière la Guinée Equatoriale.  En dehors des industries extractives essentiellement représentées par le pétrole (58,6% du PIB) et d’un secteur tertiaire en croissance régulière (20,5% du PIB), la part des autres secteurs reste marginale : BTP (8,3%), industrie manufacturière essentiellement représentée par la production de sucre de canne, la 1ère transformation du bois et les boissons (5%), agriculture (3%), sylviculture (1,4%). Comme dans les autres pays de la CEMAC, le gouvernement affiche une volonté de diversifier l’économie, notamment dans l’agriculture. On s’attend aussi au développement du secteur minier (potasse, fer, phosphate, or…). La remise à niveau des infrastructures de base (portuaires, routières, ferroviaires, électriques, de télécommunications), en particulier la route et le chemin de fer sur l’axe stratégique Pointe-Noire-Brazzaville pour le désenclavement de l’arrière-pays, mais aussi de la Centrafrique et de la RDC, où le récent déploiement de la fibre optique sur l’ensemble du territoire, soutient cet effort.

La baisse de la production pétrolière ces deux dernières années (263.000 barils/jour en 2013) -alors que les autorités attendaient un doublement de la production avec la mise en activité du champ pétrolifère de Moho-Nord repoussée à 2017-, conjuguée à la chute du prix du baril mi- 2014, ont remis en question les perspectives d’investissement dans le secteur, qui représentait, 75% des recettes budgétaires et 82% des recettes d’exportation avant le chute des cours. Cette  morosité a eu un impact dépressif sur l’ensemble de l’économie : baisse du trafic au Port autonome de Pointe-Noire d’environ 20% ; suppressions d’emplois importantes en particulier dans le BTP ; chute des prix de l’immobilier; baisse du taux de remplissage des avions et des hôtels, repli de la production industrielle.

De fait, la situation macroéconomique et financière du Congo-Brazzaville poursuit sa dégradation avec l’entrée en récession de l’économie en 2016. La croissance du PIB, initialement prévue à 4,4%, puis révisée à 1,7%, a été finalement ramenée à -2,7% pour 2016 par le FMI, soit le taux le plus faible depuis 20 ans, alors que ce taux était encore de 6% en 2014. La croissance a été négative dans tous les secteurs, à l'exception de l'agriculture. Selon les prévisions de la Banque mondiale, la croissance économique devrait rebondir à 2,5-3%  en 2017, soutenue par les investissements publics (lignes de fibre optique, infrastructures de transport), la mise en opération de Moho-Nord mais les perspectives à moyen terme restent incertaines : la production pétrolière congolaise atteindra son pic théorique en 2018 ,  les activités minières sont globalement suspendues en raison des difficultés pour lever des fonds sur le marché international et la diversification de l’économie peine à démarrer, faute d’un climat des affaires stabilisé. Une politique de création de Zones économiques spéciales (ZES) dotées d’avantages fiscaux a été engagée depuis 2009 et devrait se concrétiser dans un premier temps sur Pointe Noire.  

Avec près de 521 M€ d’exportations en 2016, la France accuse un repli de  sa part de marché, qui passe de 20,2% en 2012 à 13,3%, inversement proportionnel à la courbe chinoise. La baisse drastique des ressources publiques a tari les grands contrats publics sur lesquels les entreprises étrangères, notamment françaises, étaient bien positionnées.  La France demeure également un des tous premiers investisseurs au Congo avec un stock d’IDE de près de 4,6 Md€ fin 2015, en forte hausse par rapport à 2014, grâce au groupe pétrolier Total et à la SOMDIIA dans l’agroalimentaire ainsi qu’à plusieurs PPP : Bolloré sur la concession du terminal à conteneurs du Port Autonome de Pointe-Noire, Necotrans sur la gestion du Port autonome de Brazzaville et Ports secondaire, Egis sur la gestion des aéroports. Les autres investissements proviennent surtout d'Italie (pétrole, et bois, or), des Etats-Unis (pétrole, minoterie, tabac), des Pays-Bas (brasserie), d’Allemagne (bois), et de Chine (cimenterie, bois).

Rappel : Les Services Économiques, réseau international de la Direction Générale du Trésor, sont dorénavant concentrés sur les missions régaliennes de soutien aux entreprises, notamment via le suivi macroéconomique et financier, les négociations multilatérales, les grands contrats publics, etc., tandis que le développement commercial des PME et ETI françaises au Congo est du ressort du Bureau régional Business France localisé à Douala Des informations sectorielles sont régulièrement publiées sur le site du Service Économique de Brazzaville.

 

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