La politique de « sécurité démocratique » menée par le président Uribe depuis 2002 et poursuivie à partir de 2010 par le gouvernement Santos avec une composante sociale plus marquée, a permis à la Colombie de renouer avec une croissance soutenue (de l’ordre de 4 % en moyenne depuis 2003) et d’être relativement épargnée par les effets de la crise financière internationale grâce à l’adoption de politiques anticycliques adaptées (relance des investissements en infrastructures) tandis que la Banque centrale menait une politique desserrement monétaire agressive. La résilience de l’économie colombienne et les efforts déployés par le gouvernement Santos en matière de consolidation budgétaire ont permis a la Colombie de retrouver, au en juin 2011, le grade d’investissement perdu lors de sa crise financière de 1999.
La Colombie entretient avec la France des relations étroites. Au plan des investissements, la France se positionne depuis plusieurs années parmi les cinq premiers investisseurs étrangers en Colombie. Elle est également le premier employeur privé du pays grâce aux investissements réalisés dans le secteur de la grande distribution (Carrefour, Casino) et à plusieurs unités de production appartenant à des groupes français (Renault, Sanofi, Seb, Saint-Gobain, Danone…). Les investissements français en Colombie se caractérisent par leur grande diversité. Au plan des échanges bilatéraux, qui enregistrent une croissance soutenue depuis 2002, la Colombie constitue le deuxième débouché de la France parmi les pays andins. Ces échanges seront amenés a se développer encore après l’entrée en vigueur, attendue pour l’été 2012, de l’accord de libre commerce entre la Colombie et l’Union Européenne.
Le SE de Bogota a pour mission de :
Notons enfin que d’autres organisations contribuent au développement des relations franco-colombiennes (section locale des Conseillers du commerce extérieur de la France, Chambre franco-colombienne de commerce et d’industrie, etc.). L’ouverture récente d’un bureau de l’Agence française de développement a constitué une nouvelle avancée dans nos relations bilatérale, avec un premier prêt de 140 MUSD à l’Etat colombien pour le renforcement de son processus de décentralisation, et un crédit de 250 MUSD à la mairie de Medellin, destiné au financement d’un projet de tramway sur pneus et de deux lignes de métro-câble. Ce prêt direct, sans garantie de l’Etat, constitue la plus importante opération de l’AFD en non souverain en faveur d’une collectivité locale.
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