La stabilité de sa démocratie confère au Cap Vert, ancienne colonie portugaise, un statut particulier dans l’Afrique de l’Ouest. La vie politique est animée par le Parti africain de l’indépendance du Cap-Vert (PAICV) et le Mouvement pour la démocratie (MPD). Les scrutins de 2011 ont donné au PAICV une courte majorité à l’Asselbmée nationale (37 députés sur 72) tandis que le candidat de l’opposition MPD, Jose Carlos Fonseca, a remporté l’élection présidentielle avec 55% des voix, ce qui l’oblige à composer avec la majorité parlemantaire, qui impose dans les faits ses orientations politiques.
L’archipel capverdien, isolé sans ressources naturelles et disposant de très peu d’eau douce, est largement dépendant de l’extérieur, tant pour ses ressources financières (les Investissements Directs Etrangers représentent 4% du PIB, les transferts de la diaspora 8%, l'aide au développement 21%) que pour ses approvisionnements. Le PIB (1,8 Md USD en 2011), faible en activités d’origine domestique, est dominé par le tourisme et le commerce d’importation. Fin 2010, la population était estimée à 520 000 habitants (pour une diaspora de 700 000 personnes) et le PIB/tête à 3 157 USD. 41% de la population demeure pauvre avec un taux de chômage de 17% et une fracture sociale qui tend à s’élargir.
L’agriculture (6% du PIB) et la pêche (environ 1% du PIB) tendent à se développer (ne disposant que de 10% de terres arables, le Cap-Vert importe 85% de ses besoins alimentaires). L’industrie (17% du PIB) est à la recherche de débouchés extérieurs pour des activités de sous-traitance (secteurs aéronautique et pharmaceutique notamment). Le secteur des services (74% du PIB) est porté par le tourisme (25% du PIB et 200 MEUR / an de recettes) et les services financiers. L’archipel accueille un nombre de touristes en croissance de plus de 15% par an (plus de 800 000 visiteurs en 2010, mais les premières estimation pour 2011 suggèrent que le pays n’a pas pleinement profité du « printemps arabe »), et les investissements dans l’immobilier touristique suivent.
La France est un partenaire commercial de second rang pour le Cap Vert. En 2011, les exportations françaises composées essentiellement de produits électroniques et alimentaires ont atteint 11,4 MEUR (13,9 MEUR en 2010). Les importations françaises demeurent quasi inexistantes (140 000 EUR en 2011 et 180 000 EUR en 2010).
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