La Bosnie-Herzégovine vit depuis 1995 sous le régime de la Constitution issue des accords de paix de Dayton, qui ont mis fin aux conflits interethniques (Bosno-serbes majoritairement orthodoxes; Bosniaques musulmans ; Bosno-croates majoritairement catholiques) liés au démantèlement de l’ex-Yougoslavie. Un Haut-Représentant (ONU) agissant au nom d’un Peace Implementation Council (communauté internationale) dispose de pouvoirs lui permettant le cas échéant d' imposer des solutions institutionnelles. Les entités, Republika Srpska (Serbes) et Fédération (Bosniaques et Croates), disposent de pouvoirs propres, ce qui limite le renforcement de l’exécutif central, doté d’une présidence tournante. Ce cadre politique segmente l’économie ; le coût de la non-unité reste difficile à évaluer, mais pèse certainement sur les performances. La multiplication des structures limite les économies d’échelle et l’efficacité globale des services. Les mésententes, en bloquant régulièrement l’adoption des budgets, provoquent des à-coups sur les politiques publiques. La Banque centrale joue un rôle unificateur majeur par la monnaie, gérée dans le cadre d’une caisse d’émission (« Currency board ») avec un taux nominal fixe avec l’euro (2 marks bosniens = 1 euro). Le secteur bancaire est largement privatisé au bénéfice de grands établissements étrangers, et les institutions financières internationales et les agences bilatérales pèsent fortement dans le financement de l’économie. (88% de la dette extérieure publique, dont 35% pour le groupe Banque Mondiale).
La BiH (PIB de 12,6 Md EUR en 2010 soit 3300 EUR/hab.) a connu une croissance soutenue de 5,2% de moyenne sur la période 2000-2008. Le retournement de conjoncture de 2009 (-3,1% selon le FMI) a été maîtrisé avec un retour à la croissance dès 2010 (+0,9%). La dette publique évaluée à 39,1 % en 2010 devrait atteindre 43 % du PIB en 2011. Les réserves de change de la Banque centrale ont atteint 3,3 Md EUR au 31 décembre 2010 (+ 29,8 M EUR par rapport à fin 2009) et devraient atteindre 3,7 Md EUR fin 2011, soit 5,6 mois d’importations de biens et services. La dette extérieure totale atteint 53 % du PIB dont une moitié relevant de l’Etat, soit 3,1 Md EUR. Le montant annuel du service de la dette extérieure publique (150 M EUR) apparaît largement maitrisable. Afin de limiter les effets de la crise, et d’assainir le cadre macroéconomique du pays, les gouvernements ont sollicité dès l’été 2009 le concours du FMI en signant un accord de confirmation d’un montant de 1,12 Md EUR. Le pays dispose d’atouts industriels (Mittal ; sous-traitance automobile), touristiques (Pont de Mostar), agricoles (Sylviculture) et d’un potentiel hydroélectrique sous-exploité.
2.- Aspects bilatéraux.
En 2010, les exportations françaises ont atteint 118 M€, soit 2,4% de part de marché. Les investissements sont limités à Intermarché (Interex), Lactalis (Inmer) et Technip (Petrolinvest). Lafarge a un projet en cours.
Informations sur le portail :
Les rubriques du portail :
Suivre l'information :
S'informer pour agir :
Portails associés :
© Ministère de l'Économie, des Finances et du Commerce extérieur 2012