La Birmanie figure dans la catégorie des pays les moins avancés (son PIB par habitant est de l’ordre de 450 USD), malgré de nombreux atouts (abondance des matières premières, forte intégration régionale du fait de son appartenance à l’ASEAN depuis 1997 ainsi que de ses liens étroits avec la Chine). L’économie reste centrée sur l’agriculture (41% du PIB), le secteur industriel demeurant très faiblement développé (20% du PIB) et concentré dans les industries agroalimentaires, la confection et l’extraction minière. Le faible degré d’ouverture commerciale (49% du PIB) est accentué par la concentration des échanges sur quelques produits (bois, énergie, pierres précieuses, produits agricoles) et clients (à 90% en Asie, la Thaïlande et la Chine représentant 50% du commerce extérieur de la Birmanie).
En raison de sa situation politique, le pays est soumis à des sanctions occidentales, l’empêchant d’accéder aux financements internationaux et à de nombreuses aides bilatérales non humanitaires. Les sanctions européennes, revues sur une base annuelle, bannissent les transactions financières et commerciales sur un certain nombre de produits ou associant des entreprises et personnes appartenant ou liées aux autorités birmanes.
La croissance économique aurait été de l’ordre de 3% en 2010, néanmoins très insuffisante pour réduire le niveau de pauvreté dans le pays. La croissance du PIB s’explique essentiellement par le développement des exportations (pierres précieuses, gaz, teck), par le dynamisme du secteur de la construction, lié au chantier de construction de la nouvelle capitale (à Nay Pyi Taw, 320 km au nord de Rangoun), et du tourisme.
Le Service économique de Bangkok, également compétent sur la Birmanie, dispose à Rangoun d’une antenne au sein de l’ambassade de France.
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