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Antigua et Barbuda

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Iles situées entre la Mer des Caraïbes et l’Océan Atlantique Nord, au sud-sud-est de Porto Rico, elles furent d’abord colonisées par les Espagnols et les Français, puis par les Anglais. Le 27 février 1967, l’île d’Antigua et ses dépendances, Barbuda et Redonda, entrent dans une association libre avec les autres colonies anglaises. Elles parachèvent leur indépendance le 1er novembre 1981, tout en demeurant dans le Commonwealth. La famille BIRD (ALP, Antigua Labour Party) a dominé, de père en fils, la vie politique d’Antigua-et-Barbuda depuis la fin des années 60. Mars 2004 a vu la victoire de M. Baldwin SPENCER, chef de l’UPP (United Progressive Party), mettant ainsi fin au règne de l’ALP. Les îles sont membres de l’OECS et de la CARICOM, rejoignant le Caribbean Single Market and Economy (CSME) à l’été 2006.

Depuis l’abandon progressif de ses productions agricoles, coton et canne à sucre, Antigua a financé sa croissance essentiellement par le tourisme et son activité d’accueil des entreprises offshores. En effet, le tourisme compte pour environ 60 % du PIB et 40 % de l’investissement. La production agricole duale de l’île se focalise sur le marché domestique, contrainte par un approvisionnement en eau limité et une pénurie de main d’œuvre due à l’attrait de salaires plus élevés dans le tourisme et la construction. Après avoir pris ses fonctions en 2004, le gouvernement Spencer a fait de l’industrie touristique sa priorité et a mené un plan de réforme budgétaire ambitieux qui a permis de réduire son ratio dette publique/PIB de 120 à 90 %. Les îles ont enregistré une solide croissance entre 2003 et 2007, avec un pic à 12 % en 2006 impulsé par le boom immobilier (construction d’hôtels et de logements parallèlement à la Coupe du Monde de Cricket), mais la croissance a chuté avec la fin du boom en 2008. Début 2009, Antigua est au cœur de l’actualité : après l’affaire Madoff, un nouveau ressortissant américain est dans le collimateur de la justice américaine, Allen Stanford, un Texan soupçonné d’une escroquerie de 9,2 milliards de dollars. Il détient la Stanford International Bank et également la Antigua National Bank, la plus grande société financière privée d’Antigua et le plus gros employeur de l’île après l’Etat. Cette accusation a porté un grave coup à l’économie du pays (augmentation du risque-pays, ralentissement des entrées d’IDE) qui dépendait en grande partie de Stanford, considéré précédemment comme un héros national. La récession s’est poursuivie en 2010, le pays étant confronté à un déficit budgétaire abyssal. Les perspectives de croissance dans le moyen terme dépendent donc de l’afflux de touristes américains et européens, d’éventuels dommages causés par les catastrophes naturelles et de la conjoncture économique des pays partenaires lui fournissant marchandises et services.

Malgré les efforts entrepris pour une plus grande transparence, cet important centre financier offshore a été qualifié au G20 de novembre 2011 de « juridiction présentant de sérieuses carences en matière d'échange d’information fiscale », d'après le rapport du Forum Economique Mondial sur la fiscalité. Le Groupe d'Action Financière (GAFI), dans son rapport d'octobre 2011, a également enjoint Antigua & Barbuda à réaliser des progrès significatifs dans la mise en œuvre de leur plan d’action conjoint.

Antigua et Barbuda

Focus sur

Antigua-et-Barbuda en bref

Superficie : 442,6 km²

Capitale : Saint John’s

Population (estimation 2011) : 87 884 hab.

Taux de croissance annuelle de la population (estimation 2011) : 1,3 %

Régime politique : Monarchie parlementaire multipartite fédérale

Gouverneur général : Louise LAKE-TACK (depuis 2007)

Premier ministre : Baldwin SPENCER (depuis 2004)

Parti au pouvoir : United Progressive Party (UPP)

Monnaie : Dollars des Caraïbes orientales (XCD)

PIB (2010) : 1,2 Mds USD (estimation 2011 : 1,3 Mds USD)

PIB/hab. (2010) : 15 635 USD (estimation 2011 : 16 284 USD)

Taux de croissance du PIB (2010) : -8,9 % (estimation 2011 : 0 %)

Taux d’inflation (2010) : 3,4 % (estimation 2011 : 3,2%)

Solde courant (2010) : -12,5 % du PIB

Dette publique totale (2010) : 89,4 % du PIB

- 24/01/2012



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